Soient K un anneau commutatif, E un K-module libre de base (e1,…,el), et f1,…,fl des éléments du dual de E. On pose ai,j=fi(ej). Si 1≤i≤l, soit si la pseudo-réflexion sei,fi (§ 2, exerc. 1). On a :
si(ej)=ej−ai,jei.
On pose c=s1…sl, et zi=c(ei).
a) Pour 1≤i,k≤l, on pose :
yik=s1…sk(ei)etyi=s1…si−1(ei)=yii−1.
On a yi0=ei et yii=zi.
Montrer que l’on a :
yik−1−yik=akiyk.
En déduire les formules :
ei=yi+k<i∑akiykzi=yi−k≥i∑akiyk.
b) Soit C la matrice de c par rapport à la base (ei). Soient U=(uij) et V=(vij) les matrices définies par :
uij={aij0si i<jsinonvij={0aijsi i<jsinon
La matrice I+U est inversible et de déterminant 1. Montrer que l’on a :
c) Soit Γ=(I,S) le graphe dont l’ensemble des sommets est I={1,l} et dont l’ensemble S des arêtes est l’ensemble des parties {i,j} à 2 éléments de I telles que aij=0 ou aji=0. Si α={i,j} appartient à S, on note σα la transposition de i et de j (considérée comme élément du groupe symétrique Sl), et l’on pose aα=−aijaji.
Soit B l’ensemble des parties de S formées d’arêtes dont les sommets sont disjoints. Si X∈B, on note C(X) l’ensemble des i∈I qui ne sont sommets d’aucune arête de X, et l’on pose σX=∏α∈Xσα, aX=∏α∈Xaα.
Soit σ∈Sl, et soit dσ le terme correspondant à σ dans le développement du déterminant de (λ−1)I+V+λU. Montrer que, si σ est de la forme σX, avec X∈B, on a :
dσ=aXλCard(X)i∈C(X)∏(λ−1+aii).
On suppose maintenant que Γ est une forêt (Chap. IV, Annexe, n° 3). Montrer que, si σ∈Sl n’est pas de la forme σX avec X∈B, on a dσ=0. En déduire la formule :
det(λ−c)=X∈B∑aXλCard(X)i∈C(X)∏(λ−1+aii).
d) On considère le polynôme
P(X)=Xa21⋯al1a12X⋯al2⋯⋯⋯⋯a1la2l⋯X.
Aux hypothèses de c), on ajoute celle que aii=1 pour tout i. Montrer que l’on a alors :