Topologie algébrique, IV, p. 472
Dans le plan numérique R2, on note D0 le disque de centre (0,0) et de rayon 1 et C0 sa frontière ; on pose a0=(−1,0). Soit g un entier naturel ⩾1, soit r un nombre réel strictement positif et soit (v1,...,vg) une suite de nombres réels telle que r< inf(v1+1,(v2−v1)/2,...,(vg−vg−1)/2,1−vg). Pour tout j∈{1,...,g}, on désigne par Dj le disque fermé de centre (0,vj) et de rayon r et par Cj le cercle de centre (0,vj) et de rayon r; on pose aussi aj=(−r,vj). Soit X l’espace D −⋃j=1gD˚j.
Pour tout j∈{1,...,j}, on note uj la classe dans ϖ(X) d’un chemin d’origine a0 et de terme aj dont l’image est le segment [a0,aj]; notons aussi cj∈π1(X,aj) la classe du lacet donné par t↦(−r cos(2πt),−r sin(2πt)+vj) et γj=ujcjuj−1.
a) Soit γ0 la classe du lacet dans X donné par t↦(− cos(2πt),− sin(2πt)). Démontrer que l’on a γ0=γ1...γg.
b) Démontrer que l’unique homomorphisme du groupe libre à g générateurs x1,...,xj dans π1(X,a0) qui applique xj sur γj est un isomorphisme de groupes. (Appliquer le théorème de van Kampen au recouvrement de X défini par ses intersections avec les demi-plans R+×R et R−×R.)
c) Soit f:X→R+ une fonction continue telle que f−1(0)=⋃j=0gCj et soit Y le sous-espace de R3 formé des points (x,y,z) tels que z2=f(x,y). On note i+ (resp. i−) l’application continue de X dans Y donnée par (x,y)↦ (x,y,√f(x,y)) (resp. (x,y)↦(x,y,−√f(x,y))). Pour toute classe de chemin γ dans X, on définit des classes de chemins dans ϖ(Y) par γ+=(i+)∗(γ) et γ−=(i−)∗(γ).
Pour tout j∈{1,...,g}, on définit enfin un élément de π1(Y,a0) par δj=uj+uj−. Démontrer que l’on a les relations γj+δj=δjγj− pour 1⩽j⩽g, et γ1+...γg+=γ1−...γg−.
d) Soit φ l’unique homomorphisme d’un groupe libre F à 2g générateurs x1,...,xg,y1,...,yg dans π1(Y,a0) qui applique xj sur γj+ et yj sur δj. Démontrer que l’homomorphisme φ est surjectif et que son noyau est le plus petit sous-groupe distingué de F qui contient l’élément
(x1−1y1x1)(x2−1y2x2)...(xg−1ygxg)(y1...yg)−1
(Appliquer le théorème de van Kampen au recouvrement de Y défini par ses intersections avec les demi-espaces R2×R+ et R2×R−.)
e) Soit φ′ l’unique homomorphisme d’un groupe libre F à 2g générateurs x1,...,xg,y1,...,yg dans π1(Y,a0) qui, pour tout j, applique xj sur
(γ1+...γj−1+)−1δj(γ1+...γj−1+)
et yj sur γj+. Démontrer que l’homomorphisme φ′ est surjectif et que son noyau est le plus petit sous-groupe distingué de F qui contient l’élément
(x1−1y1−1x1y1)...(xg−1yg−1xgyg)
Rien.
Rien.