Topologie algébrique, IV, p. 476
[^1] Soit L un sous-espace de√R3 comme défini dans l’exercice√ 23, où l’on prend u=(1−i)/ 2 et v=(1+i)/ 2. Soient a et r des nombres réels tels que 0<2r<a<1−2r. On pose p1=(0,−a),p2=(0,0) et p3=(0,a);q1=(−1,−a),q2=(−1,0),q3=(−1,a);q1′=(1,−a), q2′=(1,0),q3′=(1,a). Soit K la réunion des ensembles p1+rL,p2+rL, p3+rL et des segments [q1,p1−rv], [q2,p2−ru], [q3,p3−ru], [q1′,p1+ru], [q2′,p3+ru], [q3′,p3+rv].
Soit (xn)n∈Z une famille strictement croissante de nombres réels telle que nlim→−∞xn=−1 et limn→+∞xn=1 ; pour n∈Z, on pose zn=yn=1−∣xn∣. Pour n∈Z, on note fn l’application de [−1,1]3 dans R3 donnée par
fn(x,y,z)=21−x(xn,yyn,zzn)+21+x(xn+1,yyn+1,zzn+1)
et l’on pose An=fn(K) et Bn=fn([−1,1]3). Soit A la réunion de la famille (An)n∈Z.
a) Démontrer que A est homéomorphe à [0,1]. b) Pour tout entier naturel m, on pose
Am′=n<−m⋃Bn∪−m⩽n⩽m⋃Am∪n>m⋃Bn
Démontrer que R3−Am′ est connexe par arcs et que son groupe fondamental est engendré par des éléments an,bn,cn (pour n∈Z tel que −m⩽n⩽m) sujets aux relations b−m=c−ma−m,cn+1an+1=cncn+1,cn+1bn=ancn+1, bncn+1=bn+1bn (pour n∈Z tel que −m⩽n<m) et cmam=bm.
c) Démontrer que R3− A est connexe par arcs et que son groupe fondamental est engendré par des éléments an,bn,cn (pour n∈Z) sujets aux relations
bn=cnan,cn+1an+1=cncn+1,cn+1bn=ancn+1,bncn+1=bn+1bn
pour n∈Z.
d) Démontrer qu’il existe un homomorphisme de π1(R3− A) dans le groupe S5 qui applique la classe de cn sur la permutation (1,2,3,4,5)↦ (2,3,4,5,1) si n est impair et sur la permutation (1,2,3,4,5)↦(4,3,5,2,1) si n est pair. En déduire que R3− A n’est pas simplement connexe par arcs.
[^1]: Cet exemple est dû à E. Artin et R. Fox, « Some wild cells and spheres in three-dimensional space », Annals of Math. 49 (1948), p. 979–990.
Rien.
Rien.