Bourbaki

Exercice 28, § 2

Topologie générale, III, p. 71

Bourbaki marks this one as harder than the rest.

a) Soit S une partie stable d’un groupe topologique G; montrer que S˙\dot{S} et Sˉ\bar{S} sont stables et que SS˙⊂S˙S \dot{S} \subset \dot{S} et S˙S⊂S˙\dot{S} S \subset \dot{S}. En outre, si S est ouvert et e∈Sˉe \in \bar{S}, on a S=Sˉ˙S = \dot{\bar{S}} (si x∈Sˉ−Sx \in \bar{S} - S, montrer que x est point frontière de S).

b) On suppose désormais que G est un groupe topologique commutatif, noté additivement. Pour toute partie non vide A de G, on désigne par s(A)s(A) l’ensemble des x∈Gx \in G tels que x+A⊂Ax + A \subset A, ou encore l’intersection des A+(−y)A + (-y) où y parcourt A; on pose

b(A)=s(A)∩s(−A). b(A) = s(A) \cap s(-A).

L’ensemble s(A)s(A) est une partie stable de G et b(A)b(A) est un sous-groupe de G formé des x∈Gx \in G tels que x+A=Ax + A = A. Montrer que pour toute partie non vide fermée FF de GG, s(F)s(F) est fermé. Pour toute partie non vide AA de GG, on a s(A)⊂s(A‾)s(A) \subset s(\overline{A}) et s(A)⊂s(A∘)s(A) \subset s(\overset{\circ}{A}); si A=A∘A = \overset{\circ}{A}, on a s(A)=s(A‾)s(A) = s(\overline{A}).

c) Soit S\mathscr{S} l’ensemble des parties stables ouvertes SS de GG telles que 0∉S0 \notin S; on suppose que S≠∅\mathscr{S} \neq \varnothing. L’ensemble S\mathscr{S}, ordonné par inclusion, est alors inductif; soit M≠∅\mathfrak{M} \neq \varnothing l’ensemble de ses éléments maximaux. Montrer que si M∈MM \in \mathfrak{M}, on a M=M∘M = \overset{\circ}{M} (utiliser aa), et pour tout entier n>0n > 0, MM est égal à l’ensemble des x∈Gx \in G tels que nx∈Mnx \in M. En outre, le sous-groupe b(M)b(M) est égal au complémentaire dans GG de M∪(−M)M \cup (-M) (si x∉Mx \notin M et −x∉M-x \notin M, considérer la réunion des ensembles kx+Mkx + M pour les entiers k⩾0k \geqslant 0;) en déduire que G=M+(−M)G = M + (-M).

On dit qu’un sous-groupe fermé BB de GG est résiduel s’il existe M∈MM \in \mathfrak{M} tel que B=b(M)B = b(M).

d) On appelle radical de GG et on note TGT_G l’intersection de tous les sous-groupes résiduels de GG; si TG=GT_G = G (resp. TG={0}T_G = \{0\}) on dit que GG est un groupe radical (resp. sans radical). Pour que x∈TGx \in T_G, il faut et il suffit que toute partie stable ouverte de GG contenant xx contienne 00. En déduire que si GG est discret, TGT_G est le sous-groupe de torsion de GG. Pour tout homomorphisme continu ff de GG dans un groupe topologique commutatif G′G', on a f(TG)⊂TG′f(T_G) \subset T_{G'}; si HH est un sous-groupe de GG contenu dans TGT_G, on a TG/H=TG/HT_{G/H} = T_G/H. Le sous-groupe TGT_G est le plus petit des sous-groupes HH de GG tels que G/HG/H soit sans radical.

e) Montrer que parmi les sous-groupes HH de GG tels que TH=HT_H = H, il en existe un plus grand H0⊂TGH_0 \subset T_G, qui est fermé.

f) Si TG≠GT_G \neq G, pour que TGT_G soit ouvert, il faut et il suffit qu’il existe dans GG un sous-groupe résiduel ouvert (montrer que si b(M)b(M) est ouvert pour un M∈MM \in \mathfrak{M}, on a nécessairement TG⊃b(M)T_G \supset b(M), en utilisant ee).

Solution

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Transcrit du volume imprimé. Non traduit.