Bourbaki

Exercice 20, § 6

Topologie générale, III, p. 82

Bourbaki marks this one as harder than the rest.

a) Soit KK un corps muni d’une topologie séparée non discrète T\mathscr{T} compatible avec sa structure d’anneau. Pour qu’une partie MM de KK soit bornée à droite (resp. à gauche), il faut et il suffit que pour tout voisinage UU de 0 il existe a∈K∗a \in K^* tel que aM⊂UaM \subset U (resp. Ma⊂UMa \subset U); MM est alors aussi borné à droite (resp. à gauche) pour toute topologie séparée T′\mathscr{T}' moins fine que T\mathscr{T} et compatible avec la structure d’anneau de KK.

b) Si T\mathscr{T} est localement bornée (III, p. 81, exerc. 12), et UU est un voisinage borné de 0 pour T\mathscr{T}, l’ensemble des xUxU (resp. UxUx) où xx parcourt K∗K^*, est un système fondamental de voisinages de 0 pour T\mathscr{T}. Pour que tout point de KK admette un système fondamental dénombrable de voisinages pour T\mathscr{T}, il faut et il suffit qu’il existe une suite (an)(a_n) de points de KK ayant 0 pour valeur d’adhérence.

c) Toute borne supérieure d’une famille finie de topologies localement bornées sur KK (compatibles avec la structure d’anneau de KK) est localement bornée. Réciproquement, si la borne supérieure T\mathscr{T} d’une famille (Ti)(\mathscr{T}_i) de topologies localement bornées sur KK est localement bornée, T\mathscr{T} est déjà la borne supérieure d’une sous-famille finie de (Ti)(\mathscr{T}_i). (Remarquer que si UU est un voisinage de 0 borné pour T\mathscr{T}, il existe un système fini d’indices (ik)(i_k), et pour chaque kk un voisinage borné VkV_k de 0 pour Tik\mathscr{T}_{i_k} tel que ⋂kVk⊂U\bigcap_k V_k \subset U; d’autre part, il existe ak∈K∗a_k \in K^* tel que U⊂akVkU \subset a_k V_k).

d) On dit qu’une partie FF d’un corps KK est un quasi-anneau si on a F≠K,0∈F,1∈F,−F=F,FF⊂FF \neq K, 0 \in F, 1 \in F, -F = F, FF \subset F, s’il existe un élément c∈F∗=F∩K∗c \in F^* = F \cap K^* tel que c(F+F)⊂Fc(F + F) \subset F et enfin si, pour tout x∈Fx \in F, il existe y∈Fy \in F, tel que yF⊂FxyF \subset Fx et Fy⊂xFFy \subset xF. Montrer que si T\mathscr{T} est une topologie séparée, non discrète, compatible avec la structure d’anneau de KK et localement bornée, tout voisinage borné symétrique UU de 0 pour T\mathscr{T} tel que UU⊂UUU \subset U et 1∈U1 \in U est un quasi-anneau, et on a U∗(U∗)−1=K∗U^*(U^*)^{-1} = K^* (exerc. 19 b)). Si VV est un voisinage borné symétrique quelconque de 0 pour T\mathscr{T}, l’ensemble UU des x∈Kx \in K tels que xV⊂VxV \subset V (ou Vx⊂VVx \subset V) est un voisinage borné symétrique de 0 pour T\mathscr{T} tel que UU⊂UUU \subset U et 1∈U1 \in U, donc un quasi-anneau.

e) Réciproquement, soit FF un quasi-anneau dans KK tel que F∗(F∗)−1=K∗F^*(F^*)^{-1} = K^*. Montrer qu’il existe une topologie séparée T\mathscr{T}, non discrète, compatible avec la structure d’anneau de K et telle que F soit un voisinage borné de 0 pour T\mathscr{T}. On peut prendre en particulier pour F tout sous-anneau A de K tel que K soit corps des quotients à droite de A (A, I, p. 155, exerc. 15). En particulier, si K=QK = \mathbf{Q} et F=ZF = \mathbf{Z}, la topologie T\mathscr{T} correspondante sur K n’est pas compatible avec sa structure de corps.

Solution

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Transcrit du volume imprimé. Non traduit.