Topologie générale, IX, p. 106
Bourbaki marks this one as harder than the rest.
On dit qu’une famille (Aα) de parties d’un espace topologique X est discrète si, pour tout x∈X, il existe un voisinage de x ne rencontrant qu’un ensemble Aα au plus. On dit qu’un espace séparé X est collectivement normal si, pour toute famille discrète (Aα) de parties fermées de X, il existe une famille (Uα) d’ensembles ouverts deux à deux sans point commun et telle que Aα⊂Uα pour tout α. Tout espace collectivement normal est normal. a) Pour que tout recouvrement ouvert d’un espace complètement régulier X soit divisible (IX, p. 105, exerc. 20), il faut et il suffit que l’ensemble des voisinages de la diagonale Δ de X×X soit le filtre d’entourages de la structure uniforme universelle de X (IX, p. 86, exerc. 10). Montrer que s’il en est ainsi, X est collectivement normal (si (Aα) est une famille discrète de parties fermées de X, considérer le recouvrement ouvert (Vα), où
Vα=X−β=α⋃Aβ pour tout α. b) Soient
Y={a,b} l’espace localement compact défini dans l’exerc. 12 de I, p. 106,
Y0 l’ensemble Y muni de la topologie discrète, Z l’ensemble
Y0∪{b}, où les points de
Y0 sont des ensembles ouverts, et les ensembles
]x,b], où x parcourt
Y0, forment un système fondamental de voisinages de b. Montrer que l’espace
X=Y×Z est collectivement normal (remarquer que dans Y aucune famille infinie de parties fermées de Y ne peut être discrète, et utiliser IX, p. 102, exerc. 8). Soit
R le recouvrement ouvert de X formé de
Y×Y0 et des produits
[a,x)×]x,b] (pour
x<b); montrer que
R n’est pas divisible, et par suite que l’ensemble des voisinages de
Δ dans
X×X n’est pas le filtre des entourages d’une structure uniforme sur
X (utiliser I, p. 106, exerc. 12).