Topologie générale, IX, p. 119
Soit X un espace métrisable. a) Montrer que l’ensemble des parties boréliennes de X est la plus petite partie F de P(X) contenant les ensembles fermés de X et telle que toute réunion dénombrable et toute intersection dénombrable d’ensembles de F appartienne à F. (Considérer le sous-ensemble G de formé des A∈F tels que X−A∈F). b) Montrer que l’ensemble des parties boréliennes de X est la plus petite partie F de P(X) contenant les ensembles ouverts de X et telle que toute intersection dénombrable d’ensembles de F appartienne à F, ainsi que toute réunion d’une suite d’ensembles de F, deux à deux disjoints (même méthode). c) Tout ordinal α peut s’écrire d’une seule manière α=ωβ+n, où n<ω (E, III, p. 77, exerc. 14); on dit que α est pair (resp. impair) si n est pair (resp. impair). Pour tout ordinal dénombrable α, on définit par récurrence transfinie les ensembles de parties Fα(X), Gα(X) (ou simplement Fα, Gα) comme suit: F0 (resp. G0) est l’ensemble des parties fermées (resp. ouvertes) de X; si α est pair et >0, Fα (resp. Gα) est l’ensemble des parties de X qui sont intersections dénombrables (resp. réunions dénombrables) de parties appartenant à ⋃ξ<αFξ (resp. à ⋃ξ<αGξ); si α est impair, Fα (resp. Gα) est l’ensemble des parties de X qui sont réunions dénombrables (resp. intersections dénombrables) de parties appartenant à ⋃ξ<αFξ (resp. à ⋃ξ<αGξ). Montrer que la réunion des Fα (resp. des Gα) est l’ensemble des parties boréliennes de X (utiliser a)). En déduire que si X est de type dénombrable, l’ensemble des parties boréliennes de X a une puissance au plus égale à la puissance du continu. d) La relation A∈Fα est équivalente à CA∈Gα. Toute réunion (resp. intersection) finie d’ensembles de Fα (resp. Gα) appartient à Fα (resp. Gα). On a Fα⊂Fα+1∩Gα+1 et Gα⊂Fα+1∩Gα+1 (raisonner par récurrence transfinie). e) Soit f une application continue de X dans un espace métrisable Y. Montrer que
f−1(Gα(Y))⊂Fα(X)etf−1(Gα(Y))⊂Gα(X). f) Si X et Y sont deux espaces métrisables, tout produit
A×B, où
A∈Fα(X),
B∈Fα(Y) (resp.
A∈Gα(X),
B∈Gα(Y)) appartient à
Fα(X×Y) (resp.
Gα(X×Y)). g) Soit
(Xn) une suite d’espaces métrisables. Montrer que si, pour tout
n,
An est borélien dans
Xn, alors
∏nAn est borélien dans
∏nXn.
¹ On ignore si tout espace métrisable éparpillé est fortement éparpillé.
h) Soit α un ordinal dénombrable pair (resp. impair), et soit (An) un recouvrement dénombrable de X formé d’ensembles appartenant à Gα (resp. Fα). Montrer qu’il existe une partition (Bn) de X telle que Bn⊂An pour tout n et que Bn appartienne à Fα∩Gα (utiliser d).