Bourbaki

Exercice 2, § 4

Topologie générale, VIII

Bourbaki marks this one as harder than the rest.

Soit KK un corps topologique séparé non discret (commutatif ou non). a) Soit E un espace vectoriel à gauche de dimension nn sur K. Si (ai)1≤i≤n(a_i)_{1 \leq i \leq n} est une base de E, et si on transporte à E, par l’application linéaire bijective (xi)↦∑i=1nxiai(x_i) \mapsto \sum_{i=1}^n x_i a_i, la topologie de KnK^n (produit des topologies de ses facteurs), la topologie ainsi définie sur E est indépendante de la base (ai)(a_i) considérée, est compatible avec la structure de groupe additif de E, et telle que l’application (t,x)↦tx(t, x) \mapsto t x de K×EK \times E dans E soit continue. Si F est un sous-espace vectoriel de E, la topologie induite sur F par celle de E est identique à la topologie définie à partir d’une base quelconque de F par le procédé précédent; F est fermé dans E, et si F≠EF \neq E, CF\mathbf{C} F est partout dense dans E. b) Généraliser au corps K les prop. 5 et 6 (pour montrer que l’application X↦X−1X \mapsto X^{-1} est continue au voisinage de toute matrice carrée inversible d’ordre nn sur K, lorsque K n’est pas commutatif, raisonner par récurrence sur nn: en se bornant au voisinage de la matrice unité InI_n d’ordre nn, remarquer que toute matrice XX assez voisine de InI_n se met sous la forme

(10…0λ2⋮In−1λn)(μ1μ2…μn0⋮Y0) \begin{pmatrix} 1 & 0 \ldots 0 \\ \lambda_2 & \\ \vdots & I_{n-1} \\ \lambda_n & \end{pmatrix} \begin{pmatrix} \mu_1 & \mu_2 \ldots \mu_n \\ 0 & \\ \vdots & Y \\ 0 & \end{pmatrix}

où In−1I_{n-1} est la matrice unité d’ordre n−1n-1 et YY une matrice inversible d’ordre n−1n-1.

c) Si K est commutatif, et E une algèbre de rang n sur K, la topologie de E est compatible avec sa structure d’anneau. En outre, si E admet un élément unité, le groupe G des éléments inversibles de E est ouvert et partout dense dans E, et la topologie induite sur G par celle de E est compatible avec la structure de groupe de G (si e est l’élément unité de E, x un élément inversible de E, chacune des équations en y, xy = e, yx = e admet une solution et une seule; considérer pour chacune de ces équations le système de n équations linéaires donnant les composantes de y par rapport à une base de E, auquel cette équation est équivalente).

d) Si K est un corps commutatif non complet, E une algèbre de rang n sur K, et si le complété K^\hat{K} de K est un corps, la complétée E^\hat{E} de l’algèbre E est l’algèbre obtenue par extension à K^\hat{K} de l’anneau d’opérateurs de E (A, III, p. 7); en déduire des exemples de corps topologiques dont le complété n’est pas un corps.

Solution

No solution has been written yet.

Transcribed from the printed volume. Not translated.