§ 1. La structure uniforme de la -convergence
Notations. — Étant donnés deux ensembles , rappelons que l’on désigne par l’ensemble de toutes les applications de dans , qui s’identifie à l’ensemble produit (E, II, p. 31). Pour toute partie de , et tout , nous désignerons par l’ensemble des lorsque parcourt . Si est une base de filtre sur , nous désignerons par la base de filtre sur formée des , où parcourt . Enfin, rappelons que, pour tout et toute partie de , désigne la restriction de à , application de dans ; si est une partie de , désignera l’ensemble des restrictions pour .
1. La structure de la convergence uniforme
Soient un ensemble, un espace uniforme. Pour tout entourage de , désignons par l’ensemble des couples d’applications de dans tels que l’on ait pour tout . Lorsque parcourt l’ensemble des entourages de , les ensembles forment un système fondamental d’entourages d’une structure uniforme sur . En effet, ils satisfont de façon évidente à l’axiome (II, p. 2); si sont deux entourages de tels que , on a , donc les ensembles vérifient (I, p. 38); on a , donc est vérifié; enfin, les relations « quel que soit et « quel que soit » entraînent la relation « quel que soit », autrement dit on a
ce qui démontre ().
Définition 1
On dit que la structure uniforme sur l’ensemble ayant pour système fondamental d’entourages l’ensemble des , où parcourt l’ensemble des entourages de , est la structure de la convergence uniforme ; la topologie déduite de cette structure uniforme est appelée topologie de la convergence uniforme. Si un filtre sur converge vers un élément pour cette topologie, on dit qu’il converge uniformément vers .
On notera que la topologie de la convergence uniforme sur dépend de la structure uniforme de et non seulement de la topologie de (X, p. 41, exerc. 4).
L’espace uniforme obtenu en munissant de la structure de la convergence uniforme se note .
2. La -convergence
Définition 2
Soient un ensemble, un espace uniforme, un ensemble de parties de . On appelle structure uniforme de la convergence uniforme dans les ensembles de , ou simplement structure uniforme de la -convergence, la structure uniforme la moins fine sur rendant uniformément continues les applications de restriction de dans les espaces uniformes , où parcourt . On note l’espace uniforme obtenu en munissant de la structure uniforme de la -convergence.
La topologie déduite de la structure uniforme de la -convergence s’appelle la topologie de la -convergence ; c’est la moins fine rendant continues les applications de (pour ) dans les espaces (II, p. 8, corollaire).
Pour qu’un filtre sur converge vers pour la topologie de la -convergence, il faut et il suffit que pour tout , converge uniformément vers suivant le filtre (I, p. 51, prop. 10) ; aussi dit-on que converge uniformément vers dans les ensembles de .
De même, pour qu’une base de filtre sur soit une base de filtre de Cauchy, il faut et il suffit que, pour tout , l’image de par l’application soit une base de filtre de Cauchy dans (II, p. 13, prop. 4).
Soit une application d’un espace topologique (resp. d’un espace uniforme) dans . Pour que soit continue (resp. uniformément continue), il faut et il suffit que, pour tout , l’application de dans soit continue (resp. uniformément continue) (I, p. 12, prop. 4 et II, p. 8, prop. 4).
Enfin, soit une partie de ; pour que soit précompacte il faut et il suffit que, pour tout , l’ensemble des restrictions pour soit une partie précompacte de (II, p. 31, prop. 3).
Remarque 1
La définition générale des entourages d’une structure uniforme initiale (II, p. 8, prop. 4) montre qu’on obtient un système fondamental d’entourages de de la façon suivante: pour tout et tout entourage d’un système fondamental d’entourages de , soit l’ensemble des couples d’applications de dans tels que pour tout ; lorsque parcourt et que parcourt , les intersections finies des forment un système fondamental d’entourages de .
Cette description montre aussitôt que, si sont deux ensembles de parties de telles que , la structure uniforme de la -convergence est plus fine que celle de la -convergence.
Remarque 2
Toutefois, on ne change pas la structure uniforme de la -convergence en remplaçant par l’ensemble des parties de dont chacune est contenue dans la réunion d’un nombre fini d’ensembles appartenant à . Dans l’étude de la -convergence, on peut donc toujours se limiter au cas où l’ensemble satisfait aux deux conditions suivantes:
Toute partie d’un ensemble de appartient à . Toute réunion finie d’ensembles de appartient à .
Lorsque est vérifiée, on obtient un système fondamental d’entourages de en prenant tous les ensembles , parcourant et un système fondamental d’entourages de .
Remarque 3
La structure uniforme de la -convergence est l’image réciproque, par l’application de dans , de la structure uniforme de cet espace produit (II, p. 11, prop. 8). Lorsque est un recouvrement de , cette application est injective, et est donc isomorphe au sous-espace uniforme de , image de cette application.
Proposition 1
Si est séparé et si est un recouvrement de , l’espace est séparé.
En effet, soient deux éléments de tels que pour tout entourage de et tout ; comme est séparé, on en déduit d’abord que et coïncident dans chaque ensemble , et comme est un recouvrement de , .
Remarque 4
Soit une partie de ; par abus de langage, on appelle structure uniforme (resp. topologie) de la -convergence sur l’ensemble , la structure uniforme (resp. la topologie) induite sur par la structure uniforme (resp. la topologie) de la -convergence sur .
Remarque 5
Si est une application, dans , d’un ensemble filtré par un filtre , et si cette application admet une limite suivant , on dit encore que, suivant le filtre , les applications de dans convergent uniformément vers (ou que la famille est uniformément convergente vers ) dans tout ensemble de ; on omet la mention du filtre lorsque et que est le filtre de Fréchet.
Plus particulièrement, supposons définie dans une loi de composition commutative et associative, notée additivement. Pour toute suite d’applications de dans , désignons par l’application (); on dira que la série de terme général est uniformément convergente dans tout ensemble de si la suite est uniformément convergente dans tout ensemble de . On définit de même une famille uniformément sommable d’applications de dans , en considérant les applications pour toutes les parties finies de , et la limite de ces applications dans suivant l’ensemble ordonné filtrant des parties finies de (III, p. 37).
Remarque 6
Les déf. 1 et 2 (X, p. 2) entraînent aussitôt que pour tout , l’application de dans est uniformément continue. Il en résulte en particulier que, si on désigne par l’adhérence dans d’une partie de cet espace, on a, pour tout , (I, p. 9, th. 1).
3. Exemples de -convergence
I. Convergence uniforme dans une partie de . — Soient une partie de , . La structure uniforme (resp. la topologie) de la -convergence s’appelle aussi alors la structure uniforme (resp. la topologie) de la convergence uniforme dans ; si un filtre sur converge vers , on dit qu’il converge vers uniformément dans . Lorsque , on retrouve la structure de la convergence uniforme définie dans , p. 2.
II. Convergence simple dans une partie de . — Soit une partie de , et prenons pour l’ensemble des parties de qui se réduisent à un seul point de (ou, ce qui revient au même en vertu de , p. 3, Remarque 2, l’ensemble des parties finies de ). On dit alors que la structure uniforme (resp. la topologie) de la -convergence est la structure uniforme (resp. la topologie) de la convergence simple dans ; si un filtre sur converge vers , on dit qu’il converge simplement vers dans ; il revient au même de dire que, pour tout , est limite de suivant le filtre .
En particulier, lorsque , la structure uniforme (resp. la topologie) de la convergence simple dans est aussi appelée structure uniforme (resp. topologie) de la convergence simple et l’espace uniforme obtenu en munissant de cette structure se note . On notera que la topologie de la convergence simple n’est autre que la topologie produit sur ; elle ne dépend donc que de la topologie de et non de sa structure uniforme, contrairement à ce qui a lieu en général.
III. Convergence compacte. — Supposons que soit un espace topologique, et prenons pour l’ensemble des parties compactes de . La structure uniforme (resp. la topologie) de la -convergence est alors appelée structure uniforme (resp. topologie) de la convergence compacte; l’espace uniforme obtenu en munissant de cette structure se note . La structure de la convergence compacte est moins fine que celle de la convergence uniforme, et lui est identique si est compact; elle est plus fine que la structure de la convergence simple, et lui est identique si est discret.
Lorsque est un espace uniforme, on définit de même sur la structure uniforme de la convergence précompacte en prenant pour l’ensemble des parties précompactes de . De même, si est un espace métrique, on peut prendre pour l’ensemble des parties bornées de ; la structure de la -convergence prend alors le nom de structure uniforme de la convergence bornée.
4. Propriétés des espaces
Proposition 2
Soient deux ensembles, un espace uniforme, un ensemble de parties de (), l’ensemble des parties de la forme de , avec . Alors la bijection canonique.
(E, II, p. 31) est un isomorphisme de l’espace uniforme sur l’espace uniforme .
En effet, soient un entourage de , un élément de (); il résulte aussitôt des définitions que s’identifie à par la bijection canonique, d’où la proposition.
Proposition 3
a) Soient un ensemble, un ensemble de parties de , deux espaces uniformes, une application uniformément continue. Alors l’application de dans est uniformément continue.
b) Soient deux ensembles, (resp. ) un ensemble de parties de (resp. ), un espace uniforme, une application telle que, pour tout , soit contenu dans une réunion finie d’ensembles de . Alors l’application de dans est uniformément continue.
Proposition 4
Soient deux ensembles, une famille d’ensembles, une famille d’espaces uniformes. Pour tout , soit un ensemble de parties de , soit une application de dans , et soit l’ensemble de parties de , réunion des . Pour tout , soit une application de dans ; on munit de la structure uniforme la moins fine rendant uniformément continues les . Alors la structure uniforme de la -convergence sur est la moins fine rendant uniformément continues les applications de dans les .
Ces propositions résultent immédiatement de la description d’un système fondamental d’entourages pour la structure uniforme de la -convergence, donnée dans X, p. 3, Remarque 1; nous laissons les détails des démonstrations au lecteur.
Corollaire 1
Soient X un ensemble, une famille d’espaces uniformes, un ensemble de parties de X. Si on munit de la structure uniforme produit, la bijection canonique de l’espace uniforme sur l’espace uniforme produit (E, II, p. 39) est un isomorphisme.
Cela résulte de la prop. 4.
Corollaire 2
Soient X un ensemble, un ensemble de parties de X et G un groupe topologique. Supposons que les structures uniformes droite et gauche (III, p. 19) de G soient identiques. Alors la topologie de la -convergence sur est compatible avec la structure de groupe de déduite de l’identification à (A, I, p. 43).
Soient et les applications définies respectivement par et . L’application est uniformément continue; soient en effet et V un voisinage de l’élément neutre de G; il existe un voisinage W de tel que, si , alors . Si et , alors , donc . L’application est la composée de deux applications uniformément continues: la bijection canonique
(cor. 1) et l’application de dans (prop. 4). D’où la continuité de et le corollaire d’après (III, p. 1).
Remarque 1
L’hypothèse du corollaire est satisfaite si G est commutatif ou compact.
Remarque 2
Pour tout partie et tout voisinage V de dans G, notons l’ensemble des tels que . Sous l’hypothèse du cor. 2, il résulte des définitions que, pour tout , les ensembles (resp. ) engendrent le filtre des voisinages de pour la topologie de la -convergence. En particulier, la structure uniforme de la -convergence et les structures uniformes droite et gauche du groupe topologique sont identiques.
5. Parties complètes de
Proposition 5
Soient X un ensemble, Y un espace uniforme, un ensemble de parties de X. Pour qu’un filtre sur converge vers , il faut et il suffit que soit un filtre de Cauchy pour la structure uniforme de la -convergence, et qu’il converge simplement vers dans .
Comme la structure de la convergence simple dans B est moins fine que celle de la -convergence, tout revient à démontrer que pour tout et tout entourage fermé V de Y, est fermé pour la topologie de la convergence simple dans B (II, p. 16, prop. 7). Or, est l’intersection des images réciproques de V par les applications ( parcourant A), et ces dernières sont continues pour la topologie de la convergence simple (X, p. 4, Remarque 6), d’où la conclusion.
Corollaire 1
Pour qu’un sous-espace H de soit complet, il faut et il suffit que, pour tout filtre de Cauchy sur H, il existe tel que converge simplement vers dans .
Cela résulte aussitôt de la prop. 5.
Corollaire 2
Soient deux ensembles de parties de X ayant même réunion et tels que , et soit H une partie de ; si H est complet pour la -convergence, il est complet pour la -convergence.
En effet, tout filtre de Cauchy pour la -convergence est un filtre de Cauchy pour la -convergence, et on peut appliquer le cor. 1.
Corollaire 3
Soit H une partie de telle que, pour tout , l’adhérence de dans Y soit un sous-espace complet. Alors l’adhérence de H dans est un sous-espace complet.
Soit un filtre de Cauchy sur ; définissons une application de X dans Y de la façon suivante. Si , est un filtre de Cauchy sur (X, p. 4, Remarque 6), donc a par hypothèse au moins un point limite; nous prendrons pour un de ces points limites; si , nous prendrons pour un point quelconque de Y. Avec cette définition, il est clair que converge simplement vers dans B, et est donc limite de dans en vertu de la prop. 5.
En particulier, si Y est complet, l’hypothèse du cor. 3 de la prop. 5 est vérifiée pour tout , d’où:
Théorème 1
Soient X un ensemble, un ensemble de parties de X, Y un espace uniforme complet; alors l’espace uniforme est complet.
6. La -convergence dans les espaces d’applications continues
Soient X, Y deux espaces topologiques; on désigne par l’ensemble des applications continues de X dans Y. Si est un ensemble de parties de X, et si Y est un espace uniforme, on désigne par l’ensemble muni de la structure uniforme de la -convergence. En particulier, désignent l’ensemble muni respectivement de la structure uniforme de la convergence simple, de la convergence compacte et de la convergence uniforme.
Proposition 6
Soient X un espace topologique, Y un espace uniforme, un ensemble de parties de X. Pour tout et tout entourage fermé de , les traces sur de et de sont les mêmes.
En effet, si et sont des applications continues de dans , l’application de dans est continue, et l’hypothèse que pour entraîne donc pour (I, p. 9, th. 1).
Si désigne l’ensemble des adhérences dans des ensembles de , la prop. 6 montre que, sur , les structures de la -convergence et de la -convergence sont les mêmes.
Corollaire
Soit une partie partout dense de ; sur , la structure de la convergence uniforme est identique à la structure de la convergence uniforme dans .
Proposition 7
Soient un espace topologique, un ensemble de parties de , un espace uniforme. Si est séparé et si la réunion des ensembles de est dense dans , alors est séparé.
En effet, si et appartiennent à tous les (, entourage de ), l’hypothèse que est séparé entraîne pour tout ; si et sont continues, on en conclut par le principe de prolongement des identités (I, p. 53, cor. 1).
En particulier, sur , la topologie de la convergence simple dans un ensemble dense dans est séparée si est séparé.
Proposition 8
Soient un ensemble, un filtre sur , un espace uniforme. L’ensemble des applications telles que soit une base de filtre de Cauchy sur est fermé dans .
En effet, soit une application de dans adhérente à dans . Pour tout entourage symétrique de , il existe une application telle que pour tout ; d’autre part, il existe par hypothèse un ensemble tel que pour tout couple d’éléments de , on ait . Comme on a et , on en déduit que pour tout couple d’éléments de , d’où la proposition.
Corollaire 1
Soient un espace topologique, un espace uniforme. L’ensemble des applications de dans , continues en un point , est fermé dans .
En effet, si est le filtre des voisinages de dans , est un point adhérent à ; donc, pour que soit continue au point , il faut et il suffit que soit une base de filtre de Cauchy sur (II, p. 14, cor. 2).
Corollaire 2
Soient deux ensembles filtrés par des filtres respectivement, et soit un espace uniforme complet. Pour tout , soit une application de dans . On suppose que : 1° suivant le filtre , la famille converge uniformément dans vers une application de dans ; 2° pour tout , a une limite suivant le filtre . Dans ces conditions, a une limite suivant le filtre , et toute limite de suivant est limite de la famille suivant .
En effet, est adhérente à l’ensemble des dans , donc est une base filtre de Cauchy sur en vertu de la prop. 8, ce qui prouve que admet une limite suivant puisque est complet. Soit l’espace topologique associé au filtre (I, p. 40) et prolongeons (resp. ) en une application (resp. ) de dans en posant (resp. ). Alors les et sont continues dans , et converge uniformément dans vers suivant ; comme est dense dans , il résulte de X, p. 8, corollaire, que converge uniformément dans vers , et en particulier que .
Théorème 2
Soient un espace topologique, un espace uniforme. Alors l’ensemble des applications continues de dans est une partie fermée de muni de la topologie de la convergence uniforme.
En effet, pour tout , l’ensemble des applications de dans qui sont continues au point est fermé dans (X, p. 8, cor. 1), donc l’intersection de ces ensembles est aussi fermé.
On exprime encore ce résultat en disant que toute limite uniforme de fonctions continues est continue.
Corollaire 1
Si est un espace uniforme complet, est complet.
En effet, en vertu du th. 2, est un sous-espace uniforme fermé de l’espace uniforme , qui est complet en vertu de X, p. 7, th. 1.
Corollaire 2
Soient un espace topologique, un ensemble de parties de , un espace uniforme ; on désigne par l’ensemble des applications de dans dont la restriction à tout ensemble de est continue. Alors est fermé dans l’espace uniforme et est un sous-espace uniforme complet lorsque est complet.
En effet, supposons que soit adhérente à dans alors (X, p. 2), pour tout , est adhérente à dans , donc est continue en vertu du th. 2.
Corollaire 3
Soient un espace topologique métrisable ou localement compact, un espace uniforme. Alors est fermé dans l’espace ; si en outre est complet, l’espace uniforme est complet.
En vertu du cor. 2, tout revient à voir que, si on prend pour l’ensemble des parties compactes de , on a dans les deux cas envisagés. C’est évident si est localement compact ; si est métrisable, l’hypothèse que la restriction de à toute partie compacte de est continue entraîne en particulier que pour tout et toute suite de points de qui converge vers , on a ; donc est continue en (IX, p. 17, prop. 10).
On notera que le raisonnement précédent s’applique généralement lorsque tout point de X possède un système fondamental dénombrable de voisinages.
Remarque 1
En général, l’ensemble n’est pas fermé dans muni de la topologie de la convergence simple; en d’autres termes, une limite simple de fonctions continues n’est pas nécessairement continue (X, p. 42, exerc. 5a)).
Remarque 2
Un filtre sur peut converger simplement vers une fonction continue sans converger uniformément vers cette fonction.
Par exemple, dans l’intervalle , soit la fonction numérique égale à 0 pour et pour , égale à 1 pour , et linéaire dans chacun des intervalles et ; la suite converge simplement vers 0, mais ne converge pas uniformément vers 0 dans I (cf. X, p. 42, exerc. 6).
Remarque 3
Si X est un espace uniforme, un raisonnement tout à fait analogue à celui de X, p. 8, prop. 8 montre que l’ensemble des applications uniformément continues de X dans Y est fermé dans .
Remarque 4
Supposons que l’espace uniforme Y soit muni d’une loi de composition associative et commutative, notée additivement, et telle que l’application soit continue dans . Alors, si est une suite d’applications continues de X dans Y telle que la série de terme générale soit uniformément convergente dans X, la somme de cette série est continue dans X.
Nous laissons au lecteur le soin d’énoncer le résultat correspondant pour les familles uniformément sommables (X, p. 3, Remarque 5) d’applications continues.
Proposition 9
Soient X un espace topologique, Y un espace uniforme. Alors l’application de dans Y est continue.
En effet, soient une application continue de X dans Y, un point de X, V un entourage symétrique de Y. L’ensemble T des applications continues telles que pour tout est un voisinage de dans . D’autre part, comme est continue, il existe un voisinage U de dans X tel que pour tout . On a par suite pour , ce qui démontre la proposition.
Exercices
See the exercises for § 1.