Bourbaki

Exercice 17, § 4

Topologie générale, X, p. 59

Bourbaki marks this one as harder than the rest.

Les hypothèses et notations sont celles de l’exerc. 15 (X, p. 58).

a) Pour qu’un idéal maximal F(x)\mathscr{F}(x) soit réel, il faut et il suffit que pour toute suite infinie (gn)(g_n) d’éléments de F(x)\mathscr{F}(x), l’intersection des ensembles gn−1(0)g_n^{-1}(0) soit non vide. (Utiliser l’exerc. 16 b); pour voir que la condition est nécessaire, montrer que si l’intersection des gn−1(0)g_n^{-1}(0) est vide, la fonction f(y)=∑n=0∞inf⁡(gn(y),2−n)f(y) = \sum_{n=0}^\infty \inf(g_n(y), 2^{-n}) est continue, inversible dans AA et tend vers 0 lorsque yy tend vers xx en restant dans XX; on notera que f(y)≤2−mf(y) \leq 2^{-m} dans l’intersection des gk−1(0)g_k^{-1}(0) pour k≤mk \leq m, et on utilisera l’exerc. 15 a) (X, p. 58) et le fait que les V(g)V(g), où g∈F(x)g \in \mathscr{F}(x), forment un système fondamental de voisinages de xx dans βX\beta X.

b) On dit que XX est replet si les seuls idéaux maximaux réels F(x)\mathscr{F}(x) sont ceux pour lesquels x∈Xx \in X. Montrer que tout espace de Lindelöf (IX, p. 75) complètement régulier est replet (utiliser a)). Un espace complètement régulier weierstrassien n’est replet que s’il est compact.

c) Soit υX\upsilon X l’ensemble des x∈βXx \in \beta X tels que F(x)\mathscr{F}(x) soit réel; montrer que toute fonction numérique f∈Af \in A peut être prolongée par continuité à υX\upsilon X, de sorte que C(X;R)C(X; \mathbf{R}) et C(υX;R)C(\upsilon X; \mathbf{R}) peuvent être canoniquement identifiés. Prouver que le sous-espace υX\upsilon X de βX\beta X est replet (remarquer que si ff est inversible dans C(X;R)C(X; \mathbf{R}), son prolongement par continuité à υX\upsilon X est inversible dans C(υX;R)C(\upsilon X; \mathbf{R}), et que l’on a β(υX)=βX\beta(\upsilon X) = \beta X); on dit que υX\upsilon X est la replétion de XX. Pour que βX=υX\beta X = \upsilon X, il faut et il suffit que XX soit weierstrassien.

d) Montrer que υX\upsilon X est l’espace complété de XX lorsque XX est muni de la structure uniforme la moins fine rendant uniformément continues toutes les fonctions f∈Af \in A. (Remarquer qu’un filtre de Cauchy F\mathscr{F} sur XX pour cette structure uniforme converge vers un point x∈βXx \in \beta X; si xx n’appartenait pas à υX\upsilon X, il existerait une fonction f∈Af \in A non bornée dans un ensemble de F\mathscr{F}).

e) Déduire de d) que pour toute application continue u:X→Yu : X \to Y d’un espace complètement régulier XX dans un espace replet YY, uu peut être prolongée par continuité en une application de υX\upsilon X dans YY. L’espace υX\upsilon X est donc solution d’un problème d’application universelle où Σ\Sigma est la structure d’espace replet, les α\alpha-applications et les morphismes étant les applications continues (E, IV, p. 22).

f) Montrer que tout sous-espace fermé d’un espace replet est replet; tout produit d’espaces replets est replet; dans un espace séparé, toute intersection de sous-espaces replets est un sous-espace replet. (Pour prouver par exemple qu’un sous-espace fermé XX d’un espace replet YY est replet, considérer l’extension jˉ\bar{j} à υX\upsilon X de l’injection canonique j:X→Yj : X \to Y, et remarquer que jˉ−1(X)=X\bar{j}^{-1}(X) = X; en déduire que XX est fermé dans υX\upsilon X. Raisonnements analogues dans les deux autres cas).

g) Déduire de b), d) et f) que pour qu’un espace complètement régulier soit replet, il faut et il suffit qu’il soit homéomorphe à un sous-espace fermé d’un espace produit Rl\mathbf{R}^l.

Solution

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Transcrit du volume imprimé. Non traduit.