Théories spectrales, I, p. 161
Bourbaki marks this one as harder than the rest.
a) Soient E un espace de Banach complexe et x:C−{1}→E une fonction entière de 1/(ζ−1). On note x(ζ)=∑n=0∞anζn,x(ζ)=∑n=0∞bnζ−n les développements de x pour ∣ζ∣<1,∣ζ∣>1 respectivement. On suppose qu’il existe α>0 tel que ∥an∥=o(nα),∥bn∥=o(nα). Alors x(ζ) est un polynôme en 1/(ζ−1) de degré <α+1. (Soit ε>0. On a ∥x(ζ)∥⩽ε(1−r)−1−α pour rε⩽r=∣ζ∣<1,∥x(ζ)∥⩽ε(1−r−1)−1−α pour 1<r⩽rε′. Posant 1−ζ=(ω+21)−1,ω=Reiθ, montrer que, pour 0⩽r<1 et R⩾1, on a
(1−r)−1⩽49 cosRθ
et que, pour 1<r et R⩾1,
(1−r−1)−1⩽49 cosRθ.
Poser y(ω)=x(ζ) et montrer que R−α−1∣cosθ∣α+1∥y(Reiθ)∥ tend vers 0 quand R tend vers +∞, uniformément en θ. Appliquer alors l’exerc. 29, b).)
Soient A une algèbre de Banach unifère complexe, q∈A un élément quasi-nilpotent et x=1+q.
b) Pour que qN=0, il faut et il suffit que ∥x±n∥=o(nN) quand n tend vers +∞. (Pour voir que la condition est suffisante, montrer, en appliquant a), que R(λ,x) est un polynôme en 1/(λ−1) de degré ⩽N. D’autre part, R(λ,x)= ∑n=0∞qn(λ−1)−n−1.)
c) Soient R le radical de A et G un sous-groupe du groupe des éléments inversibles de A. Si, pour tout x∈G, on a ∥xn∥=o(n),∥x−n∥=o(n) pour n→+∞, alors la restriction à G de l’application canonique A→A/R est injective.
Nothing.
Nothing.