Bourbaki

Exercice 31, § 2

Étiquette 027I, permanente. À citer comme [Bourbaki, Tag 027I].

Théories spectrales, I, p. 162

a) Soient A une algèbre normée, et x,yx, y deux éléments de A tels que xy−yx=yxy-yx=y. Démontrer que yn=0y^n= 0 pour n>2∥x∥n >2\|x\|. (Utiliser la formule xyn−ynx=nynxy^n-y^nx=ny^n).

b) Soit L\mathfrak{L} une algèbre de Lie de dimension finie sur C\mathbf{C}. Démontrer que, si L\mathfrak{L} n’est pas nilpotente, elle contient deux éléments x,yx, y non nuls tels que [x,y]=y[x, y] =y. (Utiliser le fait qu’il existe un x∈Lx\in \mathfrak{L} tel que ad(xx) soit non nilpotent.)

c) Soit L\mathfrak{L} une algèbre de Lie réelle ou complexe de dimension finie telle que l’algèbre enveloppante de L\mathfrak{L} possède une norme compatible avec sa structure d’algèbre. Démontrer que L\mathfrak{L} est nilpotente. (Utiliser a) et b).)

d) Soient V un espace vectoriel réel ou complexe de dimension finie, L\mathfrak{L} une sous-algèbre de Lie de gl(V)\mathfrak{g}l(V) formée d’endomorphismes nilpotents, et x1,...,xnx_1, . . . , x_n des éléments de L\mathfrak{L}. Soit α>0\alpha >0. Démontrer qu’il existe une structure d’espace hilbertien sur V telle que ∥xi∥⩽α\|x_i\|\leqslant \alpha pour 1⩽i⩽n1\leqslant i\leqslant n.

e) Soient L\mathfrak{L} une algèbre de Lie réelle ou complexe, de dimension finie, nilpotente, et U son algèbre enveloppante. Démontrer qu’il existe sur U une norme compatible avec sa structure d’algèbre. (En utilisant la méthode de LIE, I, §3, exerc. 5 et §7, exerc. 3, montrer qu’il existe une famille (πλ)(\pi_{\lambda}) de représentations de L\mathfrak{L} dans des espaces VλV_{\lambda} de dimension finie, ayant la propriété suivante : pour tout u∈Uu\in U, il existe un λ\lambda tel que πλ(u)≠0\pi_{\lambda}(u)\not= 0, et πλ(L)\pi_{\lambda}(\mathfrak{L}) est formé pour tout λ\lambda d’endomorphismes nilpotents. En munissant chaque VλV_{\lambda} d’une structure hilbertienne fournie par d), on obtient dans l’espace hilbertien V somme hilbertienne des VλV_{\lambda} une représentation π\pi de L\mathfrak{L} par des endomorphismes continus, d’où un morphisme injectif φ\varphi de U dans L(V)\mathscr{L}(V). Poser ∥u∥U=∥φ(u)∥\|u\|_U=\|\varphi (u)\| pour tout u∈Uu\in U).

f) Soient A une algèbre normée unifère complexe xx et yy des éléments de A. Si A≠{0}A\not=\{0\}, on a xy−yx≠1xy-yx\not= 1. (Première démonstration : on a SpA′(xy)='_A(xy) = SpA′(yx)'_A(yx); si xy=yx+1xy=yx+ 1, alors SpA(xy)_A(xy) se déduit de SpA(yx)_A(yx) par la translation z↦z+1z\mapsto z+ 1; en déduire que SpA(xy)_A(xy) est non borné, ce qui est absurde. Deuxième démonstration : si [x,y]=1[x, y] = 1, on a [xy,y]=y[xy, y] =y, d’où yn=0y^n= 0 pour nn assez grand d’après a) ; comme [x,yp]=pyp−1[x, y^p] =py^{p-1} en déduire que y=0y= 0).

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Transcrit du volume imprimé. Non traduit.