Bourbaki

Exercice 18, § 4

Étiquette 02BU, permanente. À citer comme [Bourbaki, Tag 02BU].

Théories spectrales, I, p. 177

Bourbaki marks this one as harder than the rest.

Soit A une algèbre de Banach unifère commutative.

a) Pour toute famille finie I d’éléments de A, soit S(I)⊂CIS(I)\subset \mathbf{C}^I le spectre simultané de I. Si I′I' prolonge I, la surjection canonique prI,I′_{I,I'} de CI′\mathbf{C}^{I'} sur CI\mathbf{C}^I est telle que prI,I′(S(I′))=S(I)_{I,I'}(S(I')) = S(I), d’où un morphisme injectif φII′\varphi_{II'} de O(S(I))\mathscr{O}(S(I)) dans O(S(I′))\mathscr{O}(S(I')). Soit O(X(A))\mathscr{O}(\mathsf{X}(A)) la limite inductive des O(S(I))\mathscr{O}(S(I)) relativement aux φII′\varphi_{II'} (on indexe les familles finies d’éléments de A par les parties finies de A×NA\times \mathbf{N}). Les applications canoniques

φI:O(S(I))⟶O(X(A)) \varphi_I:\mathscr{O}(S(I))\longrightarrow \mathscr{O}(\mathsf{X}(A))

sont injectives.

On munira O(X(A))\mathscr{O}(\mathsf{X}(A)) de la topologie limite inductive de celles des O(S(I))\mathscr{O}(S(I)). Pour tout a∈Aa\in A, la fonction coordonnée au voisinage de S(a)⊂CS(a)\subset \mathbf{C} définit un élément zaz_a de O(X(A))\mathscr{O}(\mathsf{X}(A)).

b) La surjection continue X(A)→\mathsf{X}(A)\rightarrow S(I) définit un morphisme continu C(S(I))→C(X(A))\mathscr{C}(S(I))\rightarrow \mathscr{C}(\mathsf{X}(A)). Les morphismes O(S(I))→C(S(I))→C(X(A))\mathscr{O}(S(I))\rightarrow \mathscr{C}(S(I))\rightarrow \mathscr{C}(\mathsf{X}(A)) définissent un morphisme continu :

φ:O(X(A))⟶C(X(A)) \varphi :\mathscr{O}(\mathsf{X}(A))\longrightarrow \mathscr{C}(\mathsf{X}(A))

Ce morphisme est non injectif en général.

c) Il existe un unique morphisme unifère continu ψ\psi de O(X(A))\mathscr{O}(\mathsf{X}(A)) dans A tel que ψ(za)=a\psi (z_a) =a pour tout a∈Aa\in A. (Utiliser le th. 1 de I, p. 51.) Son composé avec la transformation de Gelfand est φ\varphi.

d) Soient E un espace localement convexe séparé, U une partie faiblement ouverte de E et f:U→Cf: U\rightarrow \mathbf{C} une fonction. On dit que ff est faiblement holomorphe si, pour tout u∈Uu\in U, il existe un voisinage faiblement ouvert VuV_u de uu, un sous-espace vectoriel fermé FuF_u de codimension finie de E, et une fonction holomorphe gug_u sur pu(Vu)p_u(V_u), où pup_u désigne l’application canonique de E sur E/FuE/F_u, tels que f∣Vu=gu∘puf|V_u=g_u\circ p_u.

Montrer que si ff est faiblement holomorphe, et si K est une partie faiblement compacte de U, il existe un voisinage faiblement ouvert VKV_K de K dans U, un sous-espace vectoriel fermé FKF_K de codimension finie de E, et une fonction holomorphe gKg_K sur pK(VK)p_K(V_K) tels que f∣VK=gK∘pKf|V_K=g_K\circ p_K, où pKp_K est l’application canonique de E sur E/FKE/F_K.

e) Montrer que O(X(A))\mathscr{O}(\mathsf{X}(A)) est la limite inductive des O(S)\mathscr{O}(S), où S parcourt l’ensemble des voisinages faiblement ouverts de X(A)\mathsf{X}(A) dans le dual de A, et où O(S)\mathscr{O}(S) désigne l’algèbre des fonctions faiblement holomorphes dans S, munie de la topologie de la convergence compacte.

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Transcrit du volume imprimé. Non traduit.