Théories spectrales, I, p. 194
Bourbaki marks this one as harder than the rest.
Soient X un espace topologique compact et B une sous-algèbre de Banach unifère de C(X) (pour la norme induite). Tout élément x de X définit un caractère χx de B. Si x,x′ sont dans X, on écrit x∼x′ lorsque ∥χx−χx′∥=2. a) Soient x et x′ dans X. S’il existe une suite (fn) d’éléments de B tels que ∥fn∥⩽1, que ∣fn(x)∣ tende vers 1 et que lim infn→∞∣fn(x)−fn(x′)∣>0, alors on n’a pas x∼x′. (On peut supposer que fn(x) tend vers 1. Considérer gn=(fn−λn)(1−λnfn)−1, où (λn) est une suite de nombres de [0,1[ tendant vers 1. On a ∥gn∥⩽1. Si la suite (λn) est bien choisie, gn(x) tend vers 1 et gn(x′) tend vers −1.)
b) Soit R l’ensemble des parties réelles des éléments de B. Si x∼x′, il existe c∈]0,1[ tel que f(x)⩾cf(x′) et f(x′)⩾cf(x) pour tout f⩾0 de R. (Il suffit d’obtenir la première condition ; si elle n’est pas vraie, il existe une suite (fn) dans R avec fn⩾0,fn(x′)=1,fn(x) tendant vers 0 ; soit gn∈B avec R(gn)=fn. Alors e−gn∈B,∥e−gn∥⩽1,∣e−gn(x′)∣=1/e,∣e−gn(x)∣ tend vers 1, ce qui contredit a).)
c) Il existe des mesures positives α et β sur X telles que f(x)−cf(x′)=α(f) et f(x′)−cf(x)=β(f) pour f∈R. Posant μx=(1−c2)−1(cβ+α), μx′=(1−c2)−1(cα+β), on a μx(f)=f(x) et μx′(f)=f(x′) pour tout f∈B, et cμx⩽μx′,cμx′⩽μx.
d) On suppose encore x∼x′. Montrer que si μ est une mesure positive sur X telle que μ(f)=f(x) pour tout f∈B, il existe une mesure positive μ′ sur X telle que μ′(f)=f(x′) pour tout f∈B et cμ⩽μ′ pour un c∈]0,1[. (Avec les notations de c), poser μ′=μx′−cμx+cμ.)
e) La relation x∼x′ est une relation d’équivalence dans X. (Utiliser d).)
Rien.
Rien.