Théories spectrales, II, p. 266
Pour tout nombre complexe s tel que R(s)>1, on note
ζ(s)=∑ns1
n⩾1 (« fonction zêta de Riemann »).
a) La fonction ζ est holomorphe sur l’ouvert de C formé des nombres complexes s tels que R(s)>1.
b) Pour y∈R+∗, notons
θ(y)=n∈Z∑e−πn2y
cette série converge absolument et uniformément sur les compacts de R+∗. Pour tout s tel que R(s)>1, on a
π−s/2Γ(s/2)ζ(s)=21∫0+∞θ(y)ys/2ydy
(voir FVR, VII, p. 10 pour la fonction gamma dans le plan complexe).
c) Pour tout y∈R+, on a θ(y ) = yθ(y). (Utiliser la formule de Poisson et l’exercice 1.)
d) Pour tout s tel que R(s)>1, on a
π−s/2Γ(s/2)ζ(s)=s(s−1)1+21∫1+∞(θ(y)−1)(ys/2+y(1−s)/2)dyy
e) Il existe une unique fonction holomorphe sur C−{1} dont la restriction à l’ouvert des nombres complexes de partie réelle >1 coïncide avec ζ. Cette fonction, encore notée ζ, vérifie (s−1)ζ(s)→1 quand s→1 (autrement dit, elle admet un pôle simple de résidu 1 en s=1).
f) La fonction Λ définie par
Λ(s)=π−s/2Γ(s/2)ζ(s)
est holomorphe sur C−{0,1}; elle a des pôles simples de résidu 1 en s=0 et s=1. On a Λ(1−s)=Λ(s) pour tout s∈C−{0,1}.
g) Montrer que pour tout s∈C tel que R(s)>1, on a
ζ(s)=p∏(1−p−s)−1
où le produit porte sur l’ensemble des nombres premiers et est absolument convergent (« produit eulérien »).
h) Lorsque σ>1 converge ver 1, on a
∑p−σ= log(σ−11)+O(1),
p
où la somme porte sur les nombres premiers.
i) Tout s∈C−{1} tel que ζ(s)=0 est soit de la forme s=−2k, où k⩾1 est un entier, soit vérifie 0⩽R(s)⩽1. j) On a ζ(s)=0 si R(s)=1 et s=1. (Montrer à l’aide du produit eulérien que
ζ(σ)3ζ(σ+it)4ζ(σ+2it)⩾1
pour tout σ>1 et t∈R, puis considérer t tel que ζ(1+it)=0.)
Rien.
Rien.