Théories spectrales, II, p. 263
a) Les fonctions t↦tne−πt2 pour n entier ⩾0 forment un ensemble total dans L2(R). (Soit f∈L2(R) un élément orthogonal aux tne−πt2. Pour z∈C, poser F(z)=∫−∞+∞f(t)e−πt2e2iπtzdt, et montrer que F est une fonction entière dont les dérivées en 0 sont toutes nulles. En déduire que la transformée de Fourier de la fonction t↦f(t)e−πt2 sur R est nulle.)
b) Pour k∈N, on a ∂tk(e−2πt2)=Pk(t)e−2πt2, où Pk est un polynôme de degré k, de coefficient dominant (−4π)k.
c) Soient k∈N,P∈C[t] non nul et α le coefficient dominant de P. Alors
∫−2πt2{0 si deg(P) <k
Pk(t)eP(t)dt=
R(−1)kk!2−1/2α si deg(P) =k.
d) Pour k∈N et t∈R, on pose :
Hk(t)=(−1)k2√π1/4k−kk! eπt2∂tk(e−2πt2)
(« fonctions d’Hermite »). La famille (Hk) est une base orthonormale de l’espace L2(R). (Utiliser a), b), c)).
e) On a F(Hk)=(−i)kHk.
Rien.
Rien.