Étiquette 02L9, permanente. À citer comme [Bourbaki, Tag 02L9].
Théories spectrales, II, p. 275
Pour tout entier r⩾1, on note Vr= det((xij)1⩽i⩽r)∈Z[x1,...,xr] le déterminant de Vandermonde (A, III, p. 99, exemple 1).0⩽j<r
a) Soient f1,...,fr des fonctions indéfiniment différentiables sur R. Pour tous nombres réels x1<⋯<xr, il existe des nombres réels (t0,...,tr−1) dans [x1,xr] tels que
b) Soient r un entier positif et m1,...,mr des nombres entiers positifs. Soit
Δr= det((ximj)1⩽i,j⩽r)∈Z[x1,...,xr].
Le polynôme Δr est divisible par Vr dans Z[x1,...,xr]. On note Fr=Δr/Vr. c) Soit p un nombre premier. Supposons que
0⩽m1<m2<⋯<mr⩽p−1
Soient ξ1,...,ξr des racines p-èmes de l’unité distinctes. On a
Fr(ξ1,...,ξr)=0
(« Théorème de Chebotarev » ; soit ξ une racine primitive p-ème de l’unité ; on a Fr(ξ1,...,ξr)=P(ξ) où P∈Z[x] est de degré ⩽p−1 ; d’après l’irréductibilité des polynômes cyclotomiques, la condition Fr(ξ1,...,ξr)=0 impliquerait que Fr(1,...,1) est divisible par p; en utilisant a) avec xi→1, démontrer que ce n’est pas le cas.)
d) Soit G=Z/pZ. Pour toute fonction f=0 de G dans C, on a
Card(Supp(f)) + Card(Supp(f))⩾p+1.
e) Pour tous sous-ensembles non vides A et B dans G tels que
Card(A) + Card(B) ⩾p+1,
il existe f:G→C dont le support est A et telle que le support de f est B. (Considérer d’abord le cas où Card(A) + Card(B) =p+1.)
f) Soient A et B des sous-ensembles quelconques de G. On a
Card(A +B)⩾ inf(Card(A) + Card(B) −1,p)
(« théorème de Cauchy-Davenport » ; appliquer la question précédente à (A,C) et à (B,D), où C et D sont des sous-ensembles de cardinal respectivement p+1− Card(A) et p+1− Card(B), tels que C∩D a cardinal sup(Card(A) + Card(B) −p,1).)
g) Soit (a1,...,a2p−1) une famille d’éléments de Fp. Il existe un sous-ensemble I⊂{1,...,2p−1} de cardinal p tel que
i∈I∑ai=0
Cette propriété est fausse en général pour une famille dans Fp2p−2. (Soient 0⩽b1⩽⋯⩽⋯⩽b2p−1<p des entiers dont les réductions modulo p forment une permutation de (a1,...,a2p−1); traiter directement le cas où il existe i tel que ai=ai+p−1, et appliquer la question précédente dans le cas contraire.)
h) Soit k⩾1 un entier. Soit ν⩾0 l’entier tel que k=pνr où p ne divise pas r. Notons γ l’entier
{ν+1 si p⩾3
γ=
ν+2 sinon. Si ℓ⩾4k est un entier, alors il existe des entiers (n1,...,nℓ) tels que p ne divise pas tout les ni et tels que