Théories spectrales, II, p. 278
Soit σ un nombre réel positif. On note Eσ l’espace vectoriel complexe des fonctions entières f sur C telles que, pour tout nombre réel ε>0, on a
∣f(z)∣=O(e2π(σ+ε)∣z∣), quand ∣z∣→+∞.
a) Supposons σ>0. Soit g∈L2([−σ,σ]). La fonction
f(z)=∫−σσg(x)e−2iπxzdx
appartient à Eσ. La restriction de f à R appartient à L2(R).
Soit f∈Eσ telle que la restriction de f à R appartient à L2(R). Soit g∈L2(R) la transformée de Fourier de la restriction de f à R. Le but de cet exercice est de démontrer que le support de g est contenu dans [−σ,σ]; d’après la question a), cela fournit une caractérisation de l’espace Eσ (« théorème de Paley-Wiener »).
b) Pour tout nombre réel θ, la fonction
hθ(z)=e−iθ∫0+∞f(re−iθ) exp(−2πzre−iθ)dr
est holomorphe dans le demi-plan Hθ de C déterminé par l’inégalité
R(z) cos(θ ) +I(z) sin(θ )>σ.
c) Si θ1 et θ2 sont tels que ∣θ1−θ2∣<π, alors hθ1∣Hθ1∩Hθ2=hθ2∣Hθ2∩Hθ1. (Appliquer la formule de Cauchy.)
d) La fonction h0 (resp. hπ) est holomorphe dans l’ouvert des z∈C tels que R(z)>0 (resp. R(z)<0).
e) Soit U=C−i[−σ,σ]. Il existe une unique fonction holomorphe h sur U telle que h(z)=h0(z) si R(z)>0 et h(z)=hπ(z) si R(z)<0.
f) Quand x→0 par valeurs >0, les fonctions
y↦h0(x+iy)−hπ(−x+iy)
convergent vers g dans L2(R).
g) Conclure que g est nulle presque partout en dehors de [−σ,σ].
Rien.
Rien.