Théories spectrales, II, p. 280
Soit ν∈P(R) une mesure de probabilité sur R. La fonction caractéristique de ν est la fonction φν de R dans C telle que
φν(x)=∫Reitxdν(t)
pour tout x∈R.
a) Pour ν1,ν2 dans P(R), on a ν1=ν2 si et seulement si φν1=φν2.
b) Pour ν1,ν2 dans P(R), on a ν1∗ν2∈P(R) et φν1∗ν2=φν1φν2.
c) Soit ν∈P(R). La fonction φν est bornée par 1 et uniformément continue sur R.
d) Soit ν∈P(R). Pour tous nombres réels a<b, on a
ν(]a,b[)+21ν({a,b})= limT→+∞2T1∫−TTφν(x)ixe−ixa−e−ixbdx,
et en particulier la limite existe toujours. De plus, pour tout T>0, on a
ν([−2T−1,2T−1])⩽1∫T(1−R(φν(x)))dx
T −T
e) Soit (νn)n∈N une suite de mesures de probabilité sur R convergeant étroitement (INT, IX, p. 59, déf. 1) vers une mesure ν; alors ν∈P(R) et φνn(x) converge vers φν(x) pour tout x∈R.
Soit (νn)n∈N une suite de mesures de probabilité sur R. On suppose que pour tout x∈R, la suite (φνn(x))n converge vers un nombre complexe φ(x), et que la fonction x↦φ(x) est continue en 0.
f) Soit ε>0. Il existe a>0 tel que
νn([−a,a])⩾1−ε
pour tout entier n∈N.
g) La suite (νn) est relativement compacte pour la topologie étroite.
h) La suite (νn) converge étroitement vers une mesure de probabilité ν dont φ est la fonction caractéristique (« Théorème de continuité de P. Lévy »). i) Il existe des suites (νn) de mesures de probabilité sur R, ne convergeant pas étroitement vers une mesure de probabilité, telles que φνn(x) converge pour tout x∈R.
Rien.
Rien.