Théories spectrales, II, p. 313
On définit la fonction de Möbius μ sur N∗ par μ(n)=(−1)k si n est le produit de k facteurs premiers deux à deux distincts et μ(n)=0 dans le cas contraire.
Pour x>0 on pose
M(x)=∑μ(n),f(x)=xM(x)
n⩽x
a) Montrer que pour R(s)>1, on a
∑μ(n)n−s=ζ(s)1
n⩾1
b) Montrer que f est bornée, et que f(y)−f(x)=O((y−x)/x) pour y⩾x⩾1, de sorte que f est lentement oscillante sur le groupe R+∗ quand x tend vers +∞.
c) Soient a,b∈R+∗. Pour x>0, soit [x] la partie entière de x. On pose g0(t)=[t−1] pour t∈R+∗ et
g(t)=2g0(t)−ag0(at)−bg0(bt)
La fonction g est intégrable sur R+∗ pour la mesure de Lebesgue. Si s∈C et R(s)>0, on a
∫0+∞g(t)tsdt=(2−a−s−b−s)1+sζ(1+s)
d) On a ∫0+∞g(t)tixdt=0 pour tout x∈R. (Utiliser la partie j) de l’exercice 16 de II, p. 266.)
e) Montrer que ∫0+∞g(t/x)f(t)dt=o(x) quand x→+∞. En déduire que M(x)=o(x) quand x→+∞.
(On peut montrer de manière élémentaire que ce résultat équivaut au théorème des nombres premiers, cf. exercice 10; voir par exemple H. Iwaniec et E. Kowalski, Analytic number theory, A.M.S Coll. Publ. 53 (2004), p. 31– 32.)
Rien.
Rien.