Théories spectrales, II, p. 311
Soit φ:[0,+∞[→R une fonction ⩾0 croissante, telle que la fonction t↦e−σtφ(t) soit intégrable pour la mesure de Lebesgue lorsque σ>1. Pour tout s∈C tel que R(s)>1, on pose
f(s)=∫0+∞e−stφ(t)dt
(« transformée de Laplace de φ »).
Supposons qu’il existe A∈C avec la propriété suivante : lorsque σ tend vers 1 par valeurs >1, la fonction
t↦f(σ+iτ)−σ+iτ−1Aτ∈R
converge uniformément vers une fonction g sur toute partie compacte de R. Alors
t→lim+∞φ(t)e−t=A
(« théorème taubérien de Ikehara »).
(On pose a(t)=e−tφ(t) pour t>0,a(t)=0 pour t⩽0, A(t)=A pour t>0, A(t)=0 pour t⩽0. Soit λ>0. On pose :
2 sin 2λt2
kλ(t)=λ
1− si ∣t∣⩽2λ
Kλ(t)=2λ
0 si ∣t∣>2λ.
Utilisant l’exerc. 1 de II, p. 262, le th. de Lebesgue–Fubini et le th. de Plancherel, montrer que :
1 ∫+∞−εt 1 ∫2λ−ixy
lim √kλ(x−t)(a(t)−A(t))edt=√Kλ(y)eg(y)dy ε→02π−∞2π−2λ
et en déduire que
1 ∫+∞
lim √kλ(x−t)a(t)dt=A.
x→+∞2π−∞
Prouver ensuite que a est bornée et lentement décroissante. On peut enfin appliquer l’exerc. 6.)
Rien.
Rien.