Bourbaki

Chapitre III

Applications linéaires compactes et perturbations

Dans ce chapitre, tous les espaces vectoriels considérés sont des espaces vectoriels sur un corps K égal à R\mathbf{R} ou C\mathbf{C}. Les références à EVT, II faites dans ce livre concernent en général le cas où K=RK =\mathbf{R}; pour le cas où K=CK =\mathbf{C}, cf. EVT, II, p. 64 à 68.

On appelle espace semi-normé un espace vectoriel E muni d’une semi-norme pp et de la topologie définie par p(p(cf. EVT, II, p. 2). On appelle boule unité de E, ou de pp, l’ensemble des éléments xx de E tels que p(x)⩽1p(x)\leqslant 1.

Pour tout espace vectoriel E, on note 1E1_E l’application identique de E. Si E, F et G sont des espaces vectoriels et u:E→F,v:F→Gu: E\rightarrow F,v: F\rightarrow G des applications linéaires, on note parfois vuvu l’application linéaire v∘uv\circ u de E dans G.

Soient E et F des espaces vectoriels topologiques. Une application linéaire continue de E dans F sera aussi appelée un morphisme et un endomorphisme lorsque F = E. Une application linéaire bijective de E dans F qui est continue ainsi que son inverse sera appelée un isomorphisme et, lorsque F = E, un automorphisme. Lorsque E et F sont des espaces semi-normés, les notions d’endomorphisme, d’isomorphisme et d’automorphisme se réfèrent à la structure d’espace vectoriel topologique sous-jacent.

Étant donnés des espaces vectoriels topologiques E et F, on note Lf(E;F)\mathscr{L}^f(E; F) l’espace vectoriel des applications linéaires continues de rang fini de E dans F. On note aussi Lf(E)\mathscr{L}^f(E) l’espace vectoriel Lf(E;E)\mathscr{L}^f(E; E).

On rappelle qu’une application linéaire continue uu de E dans F est stricte si elle induit par passage au quotient un isomorphisme de E/E/ Ker(uu) dans u(E)u(E) (TG, III, p. 16, déf. 1) ; il est équivalent de dire que l’image de tout voisinage de 0 dans E est un voisinage de 0 dans u(E)u(E) (TG, III, p. 16, prop. 24).

Transcrit du volume imprimé. Non traduit.