Bourbaki

Exercice 14, § 6

Étiquette 02VR, permanente. À citer comme [Bourbaki, Tag 02VR].

Théories spectrales, III, p. 134

Soit A une matrice carrée réelle de type (I,I)(I,I), positive et irréductible. On reprend les notations de l’exercice 12.

Soit (λh)h∈H(\lambda_h)_{h\in H} la famille des valeurs propres complexes de A qui sont de module rr, répétées avec leurs multiplicités ; on pose vh=λh/rv_h=\lambda_h/r pour tout h∈Hh\in H.

Soit h∈Hh\in H; d’après l’exercice 13 appliqué à C = A et γ=λh\gamma =\lambda_h, il existe une matrice D(h)D_{(h)} telle que A =vhD(h)=v_hD_{(h)}AD(h)−1_{(h)}^{-1} et D(h)+=1ID_{(h)}^+= 1_I.

a) Soit z≻0z\succ 0 un vecteur extrémal de A. Pour h∈Hh\in H, le vecteur y(h)=D(h)zy_{(h)}=D_{(h)}z est un vecteur propre de A pour la valeur propre λh\lambda_h. b) Montrer que pour h∈Hh\in H, la valeur propre λh\lambda_h de A est simple. En déduire que les matrices D(h)D_{(h)} et les vecteurs y(h)y_{(h)} sont uniquement déterminés à un facteur scalaire près.

c) Montrer que, pour tous hh et kk dans H2H^2, on a A =uhuk−1D(h)D(k)−1=u_hu^{-1}_kD_{(h)}D_{(k)}^{-1}AD(k)D(h)−1_{(k)}D_{(h)}^{-1} et donc que le vecteur D(h)D(k)−1zD_{(h)}D_{(k)}^{-1}z est un vecteur propre de A associé à la valeur propre uhuk−1ru_hu^{-1}_kr.

d) En déduire que {uh}h∈H\{u_h\}_{h\in H} est un sous-groupe de C∗\mathbf{C}^* et qu’il existe une famille (μh)h∈H(\mu_h)_{h\in H} de nombres complexes non nuls telle que {μh−1D(h)}h∈H\{\mu^{-1}_hD_{(h)}\}_{h\in H} soit un sous-groupe du groupe des matrices inversibles de type (I,I)(I,I) à coefficients complexes, et que ces sous-groupes sont cycliques d’ordre Card(H). (Choisir un indice i∈Ii\in I et normaliser D(h)D_{(h)} de sorte que son coefficient d’indices de ligne et de colonne ii soit égal à 1.)

Dans la suite de l’exercice, on suppose que H=Z/dZH =\mathbf{Z}/d\mathbf{Z} et qu’il existe ω∈C∗\omega \in \mathbf{C}^* tel que ωd=1\omega^d= 1 et tel que uh=ωhu_h=\omega^h pour h∈Hh\in H. En posant D = D(1)D_{(1)}, on a alors Dd=1ID^d= 1_I et D(h)=DhD_{(h)}=D^h pour tout h∈Hh\in H.

e) En déduire que A =ω=\omegaDAD−1^{-1}.

On considère la partition (Ih)h∈H(I_h)_{h\in H} de I, de sorte que pour i∈Ii\in I, le coefficient d’indice (i,i)(i, i) de D soit égal à ωh\omega^h si et seulement si i∈Ihi\in I_h. Pour tout hh, on pose nh=n_h= Card(Ih_h). La matrice D s’écrit « par blocs »

1n0 1_{n_0}
ω1n1 \omega 1_{n_1}

D = . ..

ωd−11nd−1 \omega^{d-1}1_{n_{d-1}}

et on considère la décomposition correspondante de A :

A0,0A0,1⋯A0,d−1 A_{0,0}A_{0,1}\cdots A_{0,d-1}
A1,0A1,1⋯A1,d−1 A_{1,0}A_{1,1}\cdots A_{1,d-1}

A = ... ... . .. ...,

Ad−1,0Ad−1,1⋯Ad−1,d−1 A_{d-1,0}A_{d-1,1}\cdots A_{d-1,d-1}

de sorte que pour h,k∈H,Ah,kh, k\in H,A_{h,k} est une matrice de type (Ih,Ik)(I_h,I_k).

f) Pour tous (h,k)∈H(h, k)\in H, on a ωAh,k=ωk−hAh,k\omega A_{h,k}=\omega^{k-h}A_{h,k}. En déduire que Ah,k=0A_{h,k}= 0 si k−h≠1k-h\not = 1.

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Transcrit du volume imprimé. Non traduit.