Théories spectrales, III, p. 140
On reprend les notations et hypothèses précédentes et on suppose en outre que la condition (iv) est satisfaite.
a) Soit λ∈Uf. Définissons une suite (xn)n∈N par x0 = 0 et xn+1 = λu(xn)+f pour tout n∈N. Elle est croissante et majorée ; on a xn∈C˚ pour n⩾1.
b) D’après la condition (iv), la suite (xn) converge ; notons x(λ) sa limite. Prouver que l’on a x(λ)∈C˚ et x(λ)=λu(x(λ))+f.
c) Soit λ∈Uf et soit y∈C tel que y≽Cλu(y)+f; la suite définie par x0=y,xn+1=λu(xn)+f est décroissante, à valeurs dans C, et sa limite x vérifie l’équation x=λu(x)+f.
d) La borne supérieure de Uf dans R+ n’appartient pas à Uf.
e) On a Ug=Uf pour tout g∈C˚. (Pour tout λ∈Uf, soit x∈C tel que x≽Cλu(x)+f; alors il existe M>0 tel que y=Mx satisfait y≽Cλu(y)+g.) f) Soient λ⩽μ des nombres réels. Soient x une solution inférieure de l’équation y=λu(y)+f et x′ une solution supérieure de l’équation y= μu(y)+f. On a alors x≼Cx′. (Montrer que l’ensemble des ε∈[0,1] tels que εx≼Cx′ coïncide avec [0,1].)
g) Si C est saillant, alors pour tout λ∈Uf, il existe un unique élément x∈C˚ tel que x=λu(x)+f.
h) Soit μ∈R+ tel que f≼Cμu(f). On a alors μ∈/Uf. (La suite (xn)n∈N définie par x0=0 et xn+1=μu(xn)+f vérifie xn+1−xn≽Cf pour tout n∈N.) En particulier, l’intervalle Uf est borné. On note dorénavant λm la borne supérieure de Uf.
i) Soient z∈C−{0} et μ∈R+ tels que μu(z)≽Cz. On a alors λm⩽μ, et donc
λm⩽zinf∈C−{0} inf{μ∣z⩽μu(z)}.
j) L’application λ↦x(λ) (où x(λ) est défini dans la question a)) est croissante.
k) L’application λ↦x(λ) n’a pas de limite quand λ tend vers λm. Plus précisément, si (λn)n est une suite de Uf qui tend vers λm, alors la suite (x(λn))n n’est pas convergente.
Nothing.
Nothing.