Bourbaki

Exercice 9, § 6

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Théories spectrales, III, p. 132

a) Soient nn un entier et MM une matrice carrée à coefficients dans N\mathbf{N}. On suppose que ϱ(MtM)=ϱ(M)2\varrho(M^{t}M) = \varrho(M)^{2} et que ∣ϱ(M)∣<2|\varrho(M)|<2. Il existe un entier m⩾2m\geqslant 2 tel que ϱ(M)=2cos⁡(π/m)\varrho(M) = 2\cos(\pi /m). (Utiliser le théorème de Kronecker, cf. A, V, p. 155, exercice 17.)

b) Pour tout entier m⩾2m\geqslant 2, il existe une matrice carrée MM à coefficients dans N\mathbf{N} telle que ϱ(M)=2cos⁡(π/m)\varrho(M) = 2\cos(\pi /m).

c) Soit (A,B)(A,\mathscr{B}) une algèbre naturelle unie basale de rang fini. Soit b∈Bb\in \mathscr{B}. Si pf(b)<2\mathrm{pf}(b)<2, alors il existe un entier m⩾3m\geqslant 3 tel que pf(b)=2cos⁡(π/m)\mathrm{pf}(b) = 2\cos(\pi /m).

Les exercices 10 à 24 proposent une autre démonstration du corollaire 5 de III, p. 100 ainsi que certains raffinements. On y utilisera les notions suivantes.

Soit I un ensemble fini et soit nn son cardinal.

– On note 1I1_I la matrice réelle unité de type (I,I)(I,I).

– Une matrice carrée de type (I,I)(I,I) à coefficients réels est dite positive si tous ses coefficients sont ⩾0\geqslant 0 et strictement positive si tous ses coefficients sont >0>0.

– Une matrice carrée (aij)i,j∈I(a_{ij})_{i,j\in I} de type (I,I)(I,I) à coefficients réels est dite réductible s’il existe une partition de I en deux sous-ensembles I′I' et I′′I'' non vides telle que aij=0a_{ij}= 0 pour tout (i,j)∈I′×I′′(i, j)\in I'\times I''; elle est dite irréductible si elle n’est pas réductible.

– On appelle sous-espace de coordonnées de RI\mathbf{R}^I tout sous-espace vectoriel de RI\mathbf{R}^I engendré par un sous-ensemble de vecteurs de la base canonique. Il y a 2n2^n sous-espaces de coordonnées ; pour chaque entier k∈{0,...,n}k\in \{0, . . . , n\}, ceux d’entre eux qui sont de dimension kk sont au nombre de (kn)(^n_k).

Une matrice réelle de type (I,I)(I,I) est donc irréductible si et seulement si les seuls sous-espaces de coordonnées qu’elle stabilise sont {0}\{0\} et RI\mathbf{R}^I.

Pour tous xx et yy dans RI\mathbf{R}^I on écrira x≼yx\preccurlyeq y (et y≽xy\succcurlyeq x) si y−xy-x est dans le cône des éléments de RI\mathbf{R}^I à coordonnées positives, c’est-à-dire si xi⩽yix_i\leqslant y_i pour tout i∈Ii\in I. On écrira x≺yx\prec y (et y≻xy\succ x) si toutes les coordonnées de y−xy-x sont strictement positives.

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