Bourbaki

Exercice 15, § 2

Étiquette 02ZY, permanente. À citer comme [Bourbaki, Tag 02ZY].

Théories spectrales, IV, p. 322

Soit G=(S,F,o,t,ι)G = (S,F, o, t, \iota ) un graphe (TA, II, p. 155, déf. 1). On suppose que G est connexe, que S est dénombrable et que S a au moins deux éléments. Pour tout x∈Sx\in S, on note v(x)v(x) le nombre d’arêtes de G dont xx est une extrémité ; on a v(x)⩾1v(x)\geqslant 1 pour tout x∈Sx\in S, et on suppose que v(x)v(x) est fini pour tout x∈Sx\in S. Pour tous xx et yy dans S, on note a(x,y)a(x, y) le nombre de flèches dans G d’extrémités xx et yy. On suppose que a(x,y)a(x, y) est fini pour tout (x,y)∈S2(x, y)\in S^2.

On définit une mesure μ\mu sur S par μ({x})=v(x)\mu(\{x\}) =v(x) pour tout x∈Sx\in S. La mesure μ\mu est positive. On note F(G)\mathscr{F}(G) l’espace vectoriel des fonctions sur S à valeurs complexes. On note M~G\widetilde{M}_G l’endomorphisme de F(G)\mathscr{F}(G) tel que

M~G(φ)(x)=1v(x)∑a(x,y)φ(y) \widetilde{M}_G(\varphi )(x) =\frac{1}{v(x)}\sum a(x, y)\varphi (y)
yy

pour tout φ∈F(G)\varphi \in \mathscr{F}(G) et tout x∈Sx\in S (« opérateur de Markov »).

a) L’endomorphisme M~G\widetilde{M}_G définit par passage aux sous-espaces un endomorphisme MGM_G de LC2(S,μ)L^2_{\mathbf{C}}(S, \mu).

b) L’endomorphisme MGM_G est auto-adjoint. Il vérifie

⟨φ∣1−MG(φ)⟩=12∑a(x,y)∣φ(x)−φ(y)∣2 \langle \varphi |1-M_G(\varphi )\rangle =\frac{1}{2}\sum a(x, y)|\varphi (x)-\varphi (y)|^2
(x,y)∈S2(x,y)\in S^2 ⟨φ∣1+MG(φ)⟩=12∑a(x,y)∣φ(x)+φ(y)∣2\langle \varphi |1 + M_G(\varphi )\rangle =\frac{1}{2}\sum a(x, y)|\varphi (x) +\varphi (y)|^2

(x,y)∈S2(x,y)\in S^2 pour tout φ∈L2(S,μ)\varphi \in L^2(S, \mu). De plus, on a −1⩽MG⩽1-1\leqslant M_G\leqslant 1.

c) Soit d⩾1d\geqslant 1 un entier et supposons que G est le graphe de Cayley de Zd\mathbf{Z}^d relatif à l’ensemble {ei}\{e_i\}, où (ei)(e_i) est la base canonique de Zd\mathbf{Z}^d (TA, II, p. 221, exercice 7). Le rayon spectral ϱ(MG)\varrho (M_G) de MGM_G est égal à 1.

d) Soit d⩾3d\geqslant 3 un entier. Supposons que G est un arbre (TA, II, p. 157) infini dd-régulier, c’est-à-dire un arbre infini dans lequel tout sommet a dd voisins. Soit x0x_0 un sommet fixé de G. Pour tout λ∈C\lambda \in \mathbf{C}, il existe une unique fonction φλ:S→C\varphi_{\lambda}: S\rightarrow \mathbf{C} telle que φλ(x0)=1\varphi_{\lambda}(x_0) = 1 et M~G(φλ)=λφλ\widetilde{M}_G(\varphi_{\lambda}) =\lambda \varphi_{\lambda}. De plus, pour tout x∈Sx\in S, la valeur de φλ\varphi_{\lambda} en xx ne dépend que de la distance de xx à x0(x_0(cf. TA, II, p. 222, exercice 10).

√√ \surd \surd

ede Kesten »). En particulier, on a) Le spectre de MGM_G est l’intervalle [ϱ(MG−)=2[\varrho (M_G-) = 22 d−√d1/d,−12/d.d−1/d]d-\surd d1/d,-12/d.d-1/d] (« théorème

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