Étiquette 030A, permanente. À citer comme [Bourbaki, Tag 030A].
Théories spectrales, IV, p. 328
Bourbaki marks this one as harder than the rest.
On se propose de démontrer la réciproque de l’assertion de la question b) de l’exercice 25. On utilisera pour cela les résultats et les notations de l’exercice 23 de V, p. 503 ci-dessous. En particulier, G désigne le groupe R+∗ muni de la mesure de Haar μ=x−1dx, en dualité avec le groupe iR par l’application (x,it)↦xit. On note X l’application identique de G.
On note co (resp. si, resp. ta) la fonction it↦ cos(iπt) (resp. la fonction it↦ sin(iπt), la fonction it↦ tan(iπt)) sur iR.
Soit f∈ Loe(G) vérifiant les conditions (i), (ii) et (iii) de la question f ) de l’exercice 25.
a) Soit α la fonction x↦x/(1+x) sur G. On a Iα=]−1,0[ et α(s)=−π/ sin(πs) pour s∈Bf.
b) La fonction ta est bornée sur iR. On note v=F∘mta∘F; c’est un endomorphisme de L2(G) tel que ∥v∥⩽1 et R(v)=0.
c) Soit ε>0 un nombre réel. On note uε l’endomorphisme de multiplication par hε=X/(1+εX) sur L2(G). On a uε⩾0 et pour tout φ∈L2(G) et toute fonction continue bornée f sur G, on a
1
⟨φ∣R(f(uε)v)φ⟩=⟨f∘hε∣Q(φ)⟩
2
où Q(φ)=φv(φ)+v(φ)φ.
d) Soit F le sous-espace vectoriel de L2(iR) engendré par les fonctions t↦eα(it−s0)2 où α∈R+∗ et s0∈C; il est dense dans L2(iR). e) Soit ψ∈F. Il existe φ∈L2(G) tel que φ= co ⋅ψ. Soit g=Q(φ). On a g∈L1(G), et il existe une fonction holomorphe sur C dont la restriction à iR coïncide avec g. De plus
g=2iπ1(ψ∗∗ψ) si.
f) Pour tout ε>0, on a R(uε∘v)⩾0. (Calculer ⟨φ∣R(uεu)φ⟩ lorsque φ est une fonction comme dans la question précédente, et utiliser la convolution sur G comme dans la question d) de l’exercice 23 de V, p. 503.)
g) Soit f∈ Loe(R+∗). Soit g une fonction associée à ψ∈F comme dans la question e). On a alors
∫Gfgdμ⩾0
et
∫Rf(−σ−it) sin(π(σ+it))(ψ∗∗ψ)(σ+it)dt⩾0
pour tout σ∈]0,1[.
h) Soit σ∈]0,1[. La fonction q définie par q(s)=f(−s) sin(πs) pour s tel que R(s)=σ vérifie
nn∑∑titjq(21(zi+zj))⩾0i=0j=0
pour tout n∈N et toutes familles (ti)0⩽i⩽n et (zi)0⩽i⩽n de nombres complexes tels que R(zi)=σ pour tout i.
i) Il existe une mesure positive ν0 sur G telle que ν0(it)=f(−it) sin(iπt)/π pour tout t∈R; on a Xσ∈L1(G,ν0) si 0<σ<1.
j) Soit ν=νˇ0. La mesure ν est bornée. (Vérifier que]−1,0[⊂Iν puis que ν(−t) est borné quand t→0 pour démontrer que ν([1,+∞[) est fini.) Pour tout x, on a