Théories spectrales, IV, p. 333
Soient n∈N et U un ouvert de Rn. Soient k∈N et p∈[1,+∞[. On note Hk,p(U) l’adhérence de C∞(U) dans Wk,p(U).
Pour x∈U, soit δ(x) la distance de x à la frontière de U dans Rn; soit U−1=U0=∅ et
Uk={x∈U∣∥x∥<k,δ(x)>k−1}
pour tout entier k⩾1. Posons Vk=Uk+1∩(Rn−Uk−1) pour k⩾1. Les ouverts Vk recouvrent U ; soit (ψk)k⩾1 une partition de l’unité subordonnée au recouvrement (Vk)k⩾1 formée de fonctions dans D(U).
a) Pour k⩾1, la fonction
φk=j⩾1∑ψj
Supp(ψj)⊂Vk
appartient à D(U) et a support contenu dans Vk; on a
k⩾1∑φk=1
sur U.
b) Soient f∈Wk,p(U) et ε>0. Soient φ et φε pour ε>0 des fonctions comme dans l’exercice 10. Pour tout k⩾1, il existe εk>0 tel que
∥φεk∗(ψkf)−ψkf∥k,p<2kε
c) La fonction
fε=k⩾1∑φεk∗(ψkf)
appartient à C∞(U) et ∥f−fε∥k,p<ε.
d) L’espace Hk,p(U) est égal à Wk,p(U).
e) L’espace Hk,p(U) s’identifie à la complétion de l’espace Ck(U) pour la norme f↦∥f∥k,p.
f ) Soit V un ouvert de Rn et soit φ:U→V un difféomorphisme de classe Ck. On suppose que les dérivées partielles d’ordre ⩽k de φ (resp. de φ−1) sont bornées et uniformément continues sur U (resp. sur V). L’application f↦f∘φ est un isomorphisme d’espaces vectoriels topologiques de Wk,p(V) sur Wk,p(U). (Utiliser le résultat de la question précédente.)
Rien.
Rien.