Théories spectrales, IV, p. 338
Soit n∈N et soit U un ouvert de Rn. Soit f∈D′(U) une distribution dont le support C est compact dans U.
a) Il existe un entier m∈N tel que la distribution f s’étend en une forme linéaire continue sur l’espace Cm(U) muni de la topologie de la convergence compacte des fonctions et de leurs dérivées partielles d’ordre ⩽m.
Le plus petit entier m vérifiant cette propriété est appelé l’ordre de f.
b) Soit φ∈D(U) telle que ∂αφ est nulle sur C pour tout α∈Nn tel que ∣α∣⩽m. On a alors ⟨f,φ⟩=0. (Considérer pour δ>0 assez petit le voisinage Uδ de C formé des x∈U tels que d(x,C)⩽δ, et montrer qu’il existe η⩾0, tendant vers 0 quand δ tend vers 0, tel que, pour un certain C0⩾0, on ait ∣∂αφ(x)∣⩽C0δm−∣α∣η pour x∈Uδ et ∣α∣⩽m; montrer qu’il existe une fonction βδ∈D(U) égale à 1 sur Uδ/4 et à support contenu dans Uδ vérifiant ∣∂αβδ∣⩽C1δ−∣α∣ pour un certain C1⩾0; observer enfin que ⟨f,φ⟩=⟨f,φβδ⟩ et que φβδ tend vers 0 dans Cm(U).)
c) Soit x∈U. L’espace des distributions f dont le support de f est réduit à x admet comme base algébrique les distributions ∂αεx, où α∈Nn.
d) Soit n=1. La formule
⟨f,φ⟩= limm→+∞(∑1⩽k⩽mφ(k−1)−mφ(0)− log(m)φ′(0))
définit une distribution sur R, d’ordre 1, dont le support est compact, égal à l’ensemble C={0}∪{1/(n+1)∣n∈N}. Il existe des suites (φn) dans D(R) telles que ∂αφn converge uniformément vers 0 sur C pour tout α∈Nn tel que ∣α∣⩽1, mais ⟨f,φn⟩→+∞.
Rien.
Rien.