Théories spectrales, IV, p. 339
Soit n∈N. On note N la norme euclidienne sur Rn et μ la mesure de Lebesgue.
On note DL1(Rn) le sous-espace vectoriel de C∞(Rn) dont les éléments sont les fonctions φ telles que ∂αφ∈L1(Rn) et ∂αφ∈C0(Rn) pour tout α∈Nn. a) L’espace DL1(Rn), muni de la topologie définie par les semi-normes
qα(φ)=∫Rn∣∂αφ∣dμ,α∈Nn
est un espace de Fréchet.
b) L’espace D(Rn) est contenu et dense dans DL1(Rn). On peut identifier l’espace dual DL1′(Rn) de DL1(Rn) à un sous-espace de D′(Rn).
c) Soit f∈D′(Rn). On a f∈DL1′(Rn) si et seulement s’il existe un ensemble fini I, une famille (αi)i∈I dans Nn et une famille (gi)i∈I dans L∞(Rn) tels que
f=i∈I∑∂αigi
(Déterminer I et la famille (αi) de sorte que ∣⟨f,φ⟩∣ est borné lorsque φ est telle que qαi(φ)⩽1 pour tout i∈I; identifier DL1(Rn) à un sous-espace vectoriel de L1(Rn)m par l’application φ↦(∂αiφ)i∈I, et appliquer le théorème de Hahn–Banach.)
d) Soit f∈D′(Rn). On a f∈DL1′(Rn) si et seulement s’il existe une fonction continue g à croissance modérée sur Rn et α∈Nn tels que f=∂αg. e) Soit f∈D′(Rn). Il existe un entier m∈N tel que (1+N2)−m/2f appartient à DL1′(Rn).
f) Soit f∈D′(Rn). On a f∈S′(Rn) si et seulement s’il existe une fonction continue bornée g:Rn→C, un entier m∈N et α∈Nn tels que f=∂α((1+N2)m/2g).
Rien.
Rien.