Étiquette 032F, permanente. À citer comme [Bourbaki, Tag 032F].
Théories spectrales, IV, p. 342
Soit n∈N. On note (x1,...,xn) la base duale de la base canonique de Rn.
a) Soient c⩾0 et r>0 des nombres réels. Il existe une fonction u définie et analytique sur un voisinage ouvert U de 0 dans Rn telle que
(r−j=1∑n−1xj−u)∂nu−crj=1∑n−1∂ju=cr
sur U et u(x,0)=0 lorsque x∈Rn−1 vérifie (x,0)∈U. (Considérer d’abord le cas n=2.)
b) Soit U un voisinage ouvert de 0 dans Rn. Soit (a1,...,an−1,b) des fonctions de U×R dans C qui sont analytiques au voisinage de (0,0)∈U×R. On note Q l’application de l’espace vectoriel des fonctions analytiques sur U dans lui-même telle que
Il existe au plus une fonction v définie et analytique dans un voisinage ouvert V de 0 contenu dans U telle que Q(v)=0 et telle que v(x,0)=0 pour tout x∈Rn−1 tel que (x,0)∈V. (Vérifier que les coefficients du développement de Taylor en 0 d’une telle solution v ne peuvent prendre qu’une seule valeur.)
c) Soient f et g des séries formelles dans C[[z1,...,zn]]. On dit que f majore g, et on écrit f≪g, si
f=α∈Nn∑aαzα,g=α∈Nn∑bαzα
avec ∣aα∣⩽bα pour tout α∈Nn. Si la série formelle g converge dans un voisinage de 0 dans Rn, alors il en est de même de f.
d) S’il existe des fonctions (a1,...,an−1,b) analytiques au voisinage de 0 telles que aj≪aj pour 1⩽j⩽n−1 et b≪b (au sens où les développements de Taylor en 0 correspondant vérifient ces conditions), et si l’équation
d’inconnue v a une solution analytique dans un voisinage de 0, alors l’équation Q(v)=0 a une unique solution analytique au voisinage de 0. e) Il existe une unique solution de l’équation Q(v)=0 qui est analytique au voisinage de 0 (« théorème de Cauchy–Kowalewski »).