Bourbaki

Exercice 30, § 3

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Théories spectrales, IV, p. 342

Soit n∈Nn\in \mathbf{N}. On note (x1,...,xn)(x_1, . . . , x_n) la base duale de la base canonique de Rn\mathbf{R}^n.

a) Soient c⩾0c\geqslant 0 et r>0r >0 des nombres réels. Il existe une fonction uu définie et analytique sur un voisinage ouvert U de 0 dans Rn\mathbf{R}^n telle que

(r−∑j=1n−1xj−u)∂nu−cr∑j=1n−1∂ju=cr (r-\sum^{n-1}_{j=1}x_j-u)\partial_nu-cr\sum^{n-1}_{j=1}\partial_ju=cr

sur U et u(x,0)=0u(x,0) = 0 lorsque x∈Rn−1x\in \mathbf{R}^{n-1} vérifie (x,0)∈U(x,0)\in U. (Considérer d’abord le cas n=2.n= 2.)

b) Soit U un voisinage ouvert de 0 dans Rn\mathbf{R}^n. Soit (a1,...,an−1,b)(a_1, . . . , a_{n-1}, b) des fonctions de U×RU\times \mathbf{R} dans C\mathbf{C} qui sont analytiques au voisinage de (0,0)∈U×R(0,0)\in U\times \mathbf{R}. On note Q l’application de l’espace vectoriel des fonctions analytiques sur U dans lui-même telle que

Q(u)=∂nu−∑j=1n−1aj(x1,...,xn−1,u)∂ju+b(x1,...,xn−1,u) Q(u) =\partial_nu-\sum^{n-1}_{j=1}a_j(x_1, . . . , x_{n-1}, u)\partial_ju+b(x_1, . . . , x_{n-1}, u)

Il existe au plus une fonction vv définie et analytique dans un voisinage ouvert V de 0 contenu dans U telle que Q(v)=0Q(v) = 0 et telle que v(x,0)=0v(x,0) = 0 pour tout x∈Rn−1x\in \mathbf{R}^{n-1} tel que (x,0)∈V(x,0)\in V. (Vérifier que les coefficients du développement de Taylor en 0 d’une telle solution vv ne peuvent prendre qu’une seule valeur.)

c) Soient ff et gg des séries formelles dans C[[z1,...,zn]]\mathbf{C}[[z_1, . . . , z_n]]. On dit que ff majore gg, et on écrit f≪gf\ll g, si

f=∑α∈Nnaαzα,g=∑α∈Nnbαzα f=\sum_{\alpha\in\mathbf{N}^n}a_{\alpha}z^{\alpha},g=\sum_{\alpha\in\mathbf{N}^n}b_{\alpha}z^{\alpha}

avec ∣aα∣⩽bα|a_{\alpha}|\leqslant b_{\alpha} pour tout α∈Nn\alpha \in \mathbf{N}^n. Si la série formelle gg converge dans un voisinage de 0 dans Rn\mathbf{R}^n, alors il en est de même de ff.

d) S’il existe des fonctions (a~1,...,a~n−1,b~)(\widetilde{a}_1, . . . ,\widetilde{a}_{n-1},\widetilde{b}) analytiques au voisinage de 0 telles que aj≪a~ja_j\ll \widetilde{a}_j pour 1⩽j⩽n−11\leqslant j\leqslant n-1 et b≪b~b\ll \widetilde{b} (au sens où les développements de Taylor en 0 correspondant vérifient ces conditions), et si l’équation

∂nv−∑j=1n−1a~j(x1,...,xn−1,v)∂jv+b~(x1,...,xn−1,v)=0 \partial_nv-\sum^{n-1}_{j=1}\widetilde{a}_j(x_1, . . . , x_{n-1}, v)\partial_jv+\widetilde{b}(x_1, . . . , x_{n-1}, v) = 0

d’inconnue vv a une solution analytique dans un voisinage de 0, alors l’équation Q(v)=0Q(v) = 0 a une unique solution analytique au voisinage de 0. e) Il existe une unique solution de l’équation Q(v)=0Q(v) = 0 qui est analytique au voisinage de 0 (« théorème de Cauchy–Kowalewski »).

Solution

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Transcrit du volume imprimé. Non traduit.