Théories spectrales, IV, p. 343
On note L l’opérateur différentiel
L=−i∂1+∂2−2(x1+ix2)∂3
d’ordre 1 sur R3, où (x1,x2,x3) est la base duale de la base canonique de R3, les xi étant vus comme polynômes sur R3 (« opérateur de Lewy »).
a) Soit U un voisinage ouvert de 0 dans R3. Il existe une fonction φ∈D(U) telle que φ(0)=1 et telle que L(φ) est nulle dans un voisinage V de 0 contenu dans U. (Utiliser le théorème de Cauchy–Kowalewski.)
b) Soit u∈C∞(U) une fonction telle que L(u)=0 et u(0)=0. On suppose qu’il existe δ>0 tel que R(u(x))<−2δ pour x∈U - V. On pose vt=φ exp(t(u+δ)). On a vt∈C∞(U) et L(vt) tend vers 0 dans D(U) quand t→+∞.
c) Soit F l’espace des fonctions f∈C∞(U) telles que ∂αf est bornée sur U pour tout α∈N3. L’espace F muni des semi-normes qα(f)= supx∈U∣∂αf∣ est un espace de Fréchet.
d) Soit ψ∈D(R3). Notons ft la restriction à U de la fonction x↦t3ψ(tx). On a ft∈F pour t⩾1, et il existe un nombre réel c⩾0 tel que qα(ft)⩽ct∣α∣+3 pour tout α∈N3 et tout t⩾1.
e) Pour tout t⩾1, on note λt la forme linéaire f↦∫Ufvt sur F. Elle est continue et pour t assez grand, on a
λt(ft)=eδt(∫Uψ(x) exp(∑j=13ξjxj)dx1dx2dx3+ε(t))
où ξj=∂ju(0) et ε(t)→0 quand t→+∞.
f ) On suppose que (ξj)=0; il existe f∈F telle que les intégrales ∫Ufvt ne sont pas bornées quand t→+∞. (Si l’assertion était en défaut, obtenir une contradiction en utilisant la question précédente et le théorème de Banach– Steinhaus.)
g) Les fonctions vt ne convergent pas vers 0 dans D′(U) lorsque t→+∞. h) Soit ξ=(0,0,ξ3)∈R3 tel que ξ3<0. Il existe un voisinage U de 0 dans R3 et une fonction u∈C∞(U) telle que L(u)=0 et u(0)=0, et qui vérifie les conditions des questions b) et f). (Utiliser le théorème de Cauchy–Kowalewski.)
i) Soient (vt) des fonctions dans D(U) telles que L(vt)→0, et f∈D(U) tel que ∫Ufvt n’est pas borné quand t→+∞ (question g)) ; l’équation Lv=f n’a pas de solution v∈D′(U) (« théorème de Lewy »). (Noter que l’adjoint formel de L coïncide avec L.)
Nothing.
Nothing.