Bourbaki

Exercice 20, § 4

Étiquette 0354, permanente. À citer comme [Bourbaki, Tag 0354].

Théories spectrales, IV, p. 349

Si aa et bb sont des réels avec a<ba < b, on note C2([a,b])\mathscr{C}^2([a, b]) l’espace vectoriel des fonctions continues sur [a,b][a, b] dont la restriction à]a,b[]a, b[ est de classe C2C^2. On note μ\mu la mesure de Lebesgue.

a) Soient q1q_1 et q2q_2 des fonctions à valeurs réelles dans C2([a,b])\mathscr{C}^2([a, b]) telles que q1⩾q2q_1\geqslant q_2. Pour i∈{1,2}i\in \{1,2\}, soit fi∈C2([a,b])f_i\in \mathscr{C}^2([a, b]) une solution de l’équation

fi′′+qifi=0 f''_i+q_if_i= 0

On suppose que f2(a)=f2(b)=0f_2(a) =f_2(b) = 0 et que f2≠0f_2\not = 0. Si la fonction f1f_1 ne s’annule pas dans]a,b[]a, b[, alors q1=q2q_1=q_2 et il existe c∈Cc\in \mathbf{C} tel que f1=cf2f_1=cf_2. (Se ramener au cas où f1f_1 et f2f_2 sont strictement positives sur]a,b[]a, b[; considérer le wronskien w=f1f2′−f1′f2w=f_1f'_2-f'_1f_2 et démontrer que w(a)=w(b)w(a) =w(b), puis que w=0.w= 0.)

b) Soit q∈C2([0,1])q\in \mathscr{C}^2([0,1]) vérifiant q⩾0q\geqslant 0. On note S~Lq\widetilde{S}L_q l’opérateur partiel différentiel sur L2([0,1],μ)L^2([0,1], \mu) de domaine

D={f∈C2([0,1])∣f(0)=f(1)=0} D =\{f\in \mathscr{C}^2([0,1])|f(0) =f(1) = 0\}

tel que

S~Lq(f)=−f′′+qf \widetilde{S}L_q(f) =-f''+qf

(« opérateur de Sturm–Liouville »). L’opérateur S~Lq\widetilde{S}L_q est symétrique et essentiellement auto-adjoint. On note SLq_q la fermeture de S~Lq\widetilde{S}L_q.

c) Soit λ∈\lambda \in Sp(SLq_q) une valeur propre de SLq_q. Le sous-espace propre associé à λ\lambda est de dimension 1 et engendré par une fonction à valeurs réelle appartenant à D.

d) Toute valeur propre λ\lambda de SLq_q vérifie λ⩾π2\lambda \geqslant \pi^2. (Démontrer d’abord que λ\lambda est positif en utilisant la question a) avec q1=qq_1=q et q2=0.)q_2= 0.)

e) Pour s>0s >0, il existe une unique fonction fs∈C2([0,1])f_s\in \mathscr{C}^2([0,1]) qui est solution de l’équation différentielle linéaire

−fs′′+qf−s2f=0 -f''_s+qf-s^2f= 0

et vérifie fs(0)=0f_s(0) = 0 et fs′(0)=sf'_s(0) =s. Posons f(x,s)=fs(x)f(x, s) =f_s(x); l’application ff est une fonction de classe C2C^2 sur]0,1[×R+∗]0,1[\times \mathbf{R}^*_+. Les valeurs propres de SLq_q sont de la forme λ=s2\lambda =s^2 où ss vérifie f(1,s)=0f(1, s) = 0.

f) Pour t∈[0,1]t\in [0,1] et s>0s >0, soit N(t,s)∈N‾N(t, s)\in \overline{\mathbf{N}} le nombre de x∈[0,t]x\in [0, t] tels que f(x,s)=0f(x, s) = 0. On a N(t,s)∈NN(t, s)\in \mathbf{N} et la fonction s↦N(t,s)s\mapsto N(t, s) est croissante pour tout tt fixé. (Utiliser la question a).)

g) Soit t∈[0,1]t\in [0,1] et s0>0s_0>0. Soit m=N(t,s0)∈Nm= N(t, s_0)\in \mathbf{N}. Notons

0=x1(s0)<x2(s0)<...<xm(s0) 0 =x_1(s_0)< x_2(s_0)< . . . < x_m(s_0)

les zéros de fs0f_{s_0} dans [0,t][0, t]. Pour s⩾0s\geqslant 0, soient

0=x1(s)<...<xm(s) 0 =x_1(s)< . . . < x_m(s)

les mm premiers zéros de fsf_s dans [0,t][0, t]. Les fonctions s↦xj(s)s\mapsto x_j(s) sont de classe C1C^1 et on a

∂1(xj(s),s)xj′(s)=−∂2f(xj(s),s) \partial_1(x_j(s), s)x'_j(s) =-\partial_2f(x_j(s), s)

h) L’ensemble des valeurs propres de SLq_q est l’ensemble des valeurs d’une suite croissante de nombres réels strictement positifs

0<λ0<λ1<⋯<λn<⋯ 0< \lambda_0< \lambda_1<\cdots < \lambda_n<\cdots

tendant vers +∞+\infty. De plus, l’espace propre correspondant à λn\lambda_n est de dimension 1 ; si φn\varphi_n en est une base, on a φn∈C2([0,1])\varphi_n\in \mathscr{C}^2([0,1]) et la fonction φn\varphi_n s’annule en exactement nn points distincts de [0,1][0,1]. (Pour démontrer qu’il existe une infinité de valeurs propres de SLq_q, utiliser la question a) avec q1=M−s2q_1= M-s^2, où M∈RM\in \mathbf{R} est bien choisi, pour vérifier que N(1,s)N(1, s) tend vers +∞+\infty quand s→+∞.)s\rightarrow +\infty .)

Solution

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Rien.

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Rien.

Transcrit du volume imprimé. Non traduit.