Bourbaki

Exercice 24, § 5

Étiquette 037Z, permanente. À citer comme [Bourbaki, Tag 037Z].

Théories spectrales, IV, p. 363

On reprend les notations des exercices précédents ; en particulier, on considère une suite μ=(μn)n∈N\boldsymbol{\mu}= (\mu_n)_{n\in\mathbf{N}} de nombres réels vérifiant les conditions (24) et telle que la forme sesquilinéaire bμb_{\boldsymbol{\mu}} est séparante.

a) Il existe une unique suite de polynômes (qn)n∈N(q_n)_{n\in\mathbf{N}} à coefficients réels telle que pour tout s∈Cs\in \mathbf{C}, la formule

qn(s)=bμ(1,pn−pn(s)X−s) q_n(s) =b_{\boldsymbol{\mu}}(1,\frac{p_n-p_n(s)}{X -s})

soit valide (« polynômes orthogonaux de seconde espèce »).

b) Soit ν∈Mm(R)\nu \in \mathscr{M}_m(\mathbf{R}) une mesure sur R\mathbf{R} telle que ν(xn)=μn\nu (x^n) =\mu_n pour tout n∈Nn\in \mathbf{N}. Pour tout s∈C−Rs\in \mathbf{C}-\mathbf{R}, on a

∫Rpn(t)t−sdν(t)=qn(s)+pn(s)∫Rdν(t)t−s \int_{\mathbf{R}}\frac{p_n(t)}{t-s}d\nu (t) =q_n(s) +p_n(s)\int_{\mathbf{R}}\frac{d\nu(t)}{t-s}

c) Soit s∈s\in C-R. La suite (pn(s))n∈N(p_n(s))_{n\in\mathbf{N}} appartient à ℓ2(N)\ell^2(\mathbf{N}) si et seulement si la suite (qn(s))n∈N(q_n(s))_{n\in\mathbf{N}} appartient à ℓ2(N)\ell^2(\mathbf{N}). (Soit σ(s)=∫(t−s)−1dν(t)\sigma (s) =\int(t-s)^{-1}d\nu (t); démontrer à l’aide de la question précédente que la suite (qn(s)+σ(s)pn(s))n∈N(q_n(s) +\sigma (s)p_n(s))_{n\in\mathbf{N}} appartient à ℓ2(N).\ell^2(\mathbf{N}).)

d) Pour tout n∈Nn\in \mathbf{N}, la formule

an(pn+1(X)pn(Y)−pn(X)pn+1(Y))=(X−Y)∑j=0npj(X)pj(Y) a_n(p_{n+1}(X)p_n(Y)-p_n(X)p_{n+1}(Y)) = (X-Y)\sum_{j=0}^np_j(X)p_j(Y)

est valide dans C[X,Y]\mathbf{C}[X,Y].

e) Pour tout n∈Nn\in \mathbf{N}, on a la relation

pnqn+1−pn+1qn=1an p_nq_{n+1}-p_{n+1}q_n=\frac{1}{a_n}

f) Si la série de terme général an−1a^{-1}_n est divergente, alors la mesure ν\nu est l’unique mesure telle que ν(xn)=μn\nu (x^n) =\mu_n pour tout n∈Nn\in \mathbf{N}.

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Transcrit du volume imprimé. Non traduit.