Théories spectrales, IV, p. 363
On reprend les notations des exercices précédents ; en particulier, on considère une suite μ=(μn)n∈N de nombres réels vérifiant les conditions (24) et telle que la forme sesquilinéaire bμ est séparante.
a) Il existe une unique suite de polynômes (qn)n∈N à coefficients réels telle que pour tout s∈C, la formule
qn(s)=bμ(1,X−spn−pn(s))
soit valide (« polynômes orthogonaux de seconde espèce »).
b) Soit ν∈Mm(R) une mesure sur R telle que ν(xn)=μn pour tout n∈N. Pour tout s∈C−R, on a
∫Rt−spn(t)dν(t)=qn(s)+pn(s)∫Rt−sdν(t)
c) Soit s∈ C-R. La suite (pn(s))n∈N appartient à ℓ2(N) si et seulement si la suite (qn(s))n∈N appartient à ℓ2(N). (Soit σ(s)=∫(t−s)−1dν(t); démontrer à l’aide de la question précédente que la suite (qn(s)+σ(s)pn(s))n∈N appartient à ℓ2(N).)
d) Pour tout n∈N, la formule
an(pn+1(X)pn(Y)−pn(X)pn+1(Y))=(X−Y)j=0∑npj(X)pj(Y)
est valide dans C[X,Y].
e) Pour tout n∈N, on a la relation
pnqn+1−pn+1qn=an1
f) Si la série de terme général an−1 est divergente, alors la mesure ν est l’unique mesure telle que ν(xn)=μn pour tout n∈N.
Rien.
Rien.