Théories spectrales, IV, p. 364
On note M=X2Y2(X2+Y2−3)∈R[X,Y] (« polynôme de Motzkin »). a) On a M(x,y)⩾0 pour tous x et y dans R.
b) Il n’existe aucune famille finie (pi)i∈I dans R[X,Y] telle que M=∑pi2. (Si une telle famille existait, montrer que chaque pi doit être de la forme a+bXY avec a∈R et b∈R[X,Y] de degré au plus 1 ; calculer alors le coefficient de (XY)2.)
c) Soit τ:N2→N−{0} l’application définie par
τ(0,0)=1,τ(1,2)=2,τ(2,1)=3,τ(1,1)=4,τ(1,0)=5
τ(0,1)=6,τ(2,0)=7,τ(0,2)=8,τ(3,0)=9,τ(0,3)=10
et
τ(i,j)=j+1+(i+j)(i+j+1)/2 si i+j⩾4.
L’application τ est une bijection.
d) Soit (νn)n⩾1 la suite définie par
νi=1 si i∈{1,2,3},ν4=4,νn=(n!)(n+1)! si n⩾5.
Pour n et m dans N, on pose μn,m = 0 si n ou m est impair et μn,m=ντ(n/2,m/2) sinon. L’application linéaire α de C[X,Y] dans C telle que α(XnYm)=μn,m vérifie α(p2)⩾0 pour tout p∈R[X,Y]. (Il suffit de vérifier que, pour tout entier k∈N, le déterminant de la matrice (am,m)1⩽n,m⩽k est positif, où an,m est défini par aτ(i,j),τ(i′,j′)=α(Xi+i′Yj+j′) pour tous (i,j,i′,j′); procéder alors par récurrence sur k.)
e) Il n’existe pas de mesure positive ν sur R2 telle que (x,y)↦xnym soit μ-intégrable pour tous (n,m)∈N2, et telle que
∫R2xnymdν(x,y)=μn,m
pour tous (n,m)∈N2. f ) Il existe un espace hilbertien E et un opérateur partiel u à domaine dense sur E vérifiant les conditions suivantes :
(i) On a dom(u)⊂ dom(u∗);
(ii) On a ∥u(x)∥=∥u∗(x)∥ pour tout x∈ dom(u);
(iii) Il n’existe pas d’espace hilbertien F contenant E comme sous-espace, de sorte que l’injection canonique de E dans F soit isométrique, et d’opérateur partiel normal v sur F tel que u⊂v.
Comparer ce résultat avec l’exercice 24 de IV, p. 352.
Rien.
Rien.