Bourbaki

§ 12. Jets

Dans ce paragraphe, on note XX et YY deux variétés de classe CrC^r, où r∈Nkr \in \mathbf{N}_k, et kk un entier tel que 0≤k≤r0 \leq k \leq r.

A partir du no 12.3, on suppose:

— soit que KK est de caractéristique zéro;

— soit que les variétés, espaces de Banach et fibrés vectoriels considérés sont localement de dimension finie.

12.1. Jets d’applications

12.1.1. Soit x∈Xx \in X et soient f,gf, g deux applications continues définies au voisinage de xx et à valeurs dans YY. On dit que ff et gg ont un contact d’ordre ≥k\geq k en xx si l’on a f(x)=g(x)f(x)=g(x) et s’il existe des cartes (U,φ,E)(U,\varphi,E) de XX en xx et (V,ψ,F)(V,\psi,F) de YY en f(x)f(x) telles que les applications ψ∘f∘φ−1\psi \circ f \circ \varphi^{-1} et ψ∘g∘φ−1\psi \circ g \circ \varphi^{-1}, définies au voisinage de φ(x)\varphi(x) dans EE et à valeurs dans FF, aient un contact d’ordre ≥k\geq k en φ(x)\varphi(x) (1.1.2). Cette propriété est alors vérifiée par toutes les cartes de XX en xx et de YY en f(x)f(x).

12.1.2. Soient x∈Xx \in X, y∈Yy \in Y. Dans l’ensemble des applications de classe CrC^r définies au voisinage de xx, à valeurs dans YY, et appliquant xx sur yy, la relation « ff et gg ont un contact d’ordre ≥k\geq k » est une relation d’équivalence; la classe de ff pour cette relation se note jxk(f)j^k_x(f) et s’appelle le jet d’ordre kk de ff de source xx et de but yy. La source d’un jet est notée s(j)s(j) et son but b(j)b(j).

L’ensemble des jets d’ordre kk de XX dans YY (resp. de source xx, resp. de but yy) est noté Jk(X,Y)J^k(X,Y) (resp. Jxk(X,Y)J^k_x(X,Y), resp. Jk(X,Y)yJ^k(X,Y)_y) et l’on pose

Jk(X,Y)yx=Jxk(X,Y)∩Jk(X,Y)y. J^k(X,Y)_y^x = J^k_x(X,Y) \cap J^k(X,Y)_y.

12.1.3. Si UU et VV sont des ouverts de XX et YY respectivement, on identifie de façon évidente Jk(U,V)J^k(U,V) à l’image réciproque de U×VU \times V par l’application

(s,b):Jk(X,Y)⟶X×Y. (s,b): J^k(X,Y) \longrightarrow X \times Y.

12.1.4. Soit ZZ une variété de classe CrC^r, et soit (x,y,z)∈X×Y×Z(x,y,z) \in X \times Y \times Z. Soit j∈Jk(X,Y)yj \in J^k(X,Y)_y et soit j′∈Jk(Y,Z)zj' \in J^k(Y,Z)_z. Les applications f′∘ff' \circ f, avec f∈jf \in j et f′∈j′f' \in j', ont même jet d’ordre kk en xx; ce jet s’appelle le composé de jj et j′j' et se note j′∘jj' \circ j; on a s(j′∘j)=s(j)s(j' \circ j)=s(j) et b(j′∘j)=b(j′)b(j' \circ j)=b(j'). Si TT est une variété de classe CrC^r et si j′′∈Jzk(Z,T)j'' \in J^k_z(Z,T), on a

j′′∘(j′∘j)=(j′′∘j′)∘j. j'' \circ (j' \circ j)=(j'' \circ j')\circ j.

12.1.5. Soit j∈Jxk(X,Y)j \in J_x^k(X, Y), avec x∈Xx \in X, et soit k′k' un entier tel que 0≤k′≤k0 \leq k' \leq k. Les jets jxk′(f)j_x^{k'}(f), pour f∈jf \in j, sont égaux; le jet ainsi défini est noté rk′,k(j)r^{k', k}(j); l’application rk,k′:Jk(X,Y)→Jk′(X,Y)r^{k, k'} : J^k(X, Y) \to J^{k'}(X, Y) est surjective.

12.1.6. Supposons rr égal à ∞\infty ou à ω\omega. Soient ff et gg deux applications de classe CrC^r définies au voisinage d’un point x∈Xx \in X, et à valeurs dans YY. Si jxm(f)=jxm(g)j_x^m(f) = j_x^m(g) pour tout entier m≥0m \geq 0, on dit que ff et gg ont un contact d’ordre infini en xx. On obtient ainsi une relation d’équivalence dont les classes s’appellent les jets d’ordre infini en xx; le jet d’ordre infini de ff se note jx∞(f)j_x^\infty(f) ou jxω(f)j_x^\omega(f). Les définitions et résultats qui précèdent s’étendent sans modification aux jets d’ordre infini.

12.2. Jets d’applications d’espaces de Banach

Dans ce n°, E et F désignent deux espaces de Banach. Si mm est un entier ≥0\geq 0, on note Pm(E;F)P_m(E; F) l’espace de Banach des polynômes-continus homogènes de degré mm sur E à valeurs dans F (1ère partie, Appendice, A.2).

12.2.1. Soit U un ouvert de E, soit f:U→Ff : U \to F une application de classe CrC^r, et soit a∈Ua \in U. Il existe un polynôme-continu

f~=f0+⋯+fk(avec fm∈Pm(E;F)) \tilde{f} = f_0 + \cdots + f_k \quad (\text{avec } f_m \in P_m(E; F))
et un seul, qui soit de degré ≤k\leq k, et qui ait même jet d’ordre kk à l’origine que x↦f(x−a)x \mapsto f(x - a). Si 0≤m≤k0 \leq m \leq k, la mm-ième composante fmf_m de f~\tilde{f} est notée Δmf(a)\Delta^m f(a) ou Δam(f)\Delta_a^m(f). Lorsque r=ωr = \omega, cette notation coïncide avec celle de 3.2.1 et 4.2.1; lorsque r≤∞r \leq \infty, on a
m!Δmf(a)(h)=Dmf(a)(h,…,h)=Dmf(a).hm. m! \Delta^m f(a)(h) = D^m f(a)(h, \ldots, h) = D^m f(a) . h^m.
L’application f↦f~f \mapsto \tilde{f} définit par passage au quotient une bijection de Jak(E,F)J_a^k(E, F) sur ∏0≤m≤kPm(E;F)\prod_{0 \leq m \leq k} P_m(E; F) au moyen de laquelle on identifie ces deux espaces; en particulier, Jak(E,F)J_a^k(E, F) est muni d’une structure d’espace de Banach sur K. Si j∈Jak(E,F)j \in J_a^k(E, F), on note Δam(j)\Delta_a^m(j) la mm-ième composante de jj; on a
Δam(j)∈Pm(E;F)pour0≤m≤k,etΔa0(j)=b(j)∈F. \Delta_a^m(j) \in P_m(E; F) \quad \text{pour} \quad 0 \leq m \leq k, \quad \text{et} \quad \Delta_a^0(j) = b(j) \in F.

12.2.2. Soit U (resp. V) un ouvert de E (resp. F). Notons Qk(E,F)Q^k(E, F) l’espace de Banach produit des Pm(E;F)P_m(E; F) pour 1≤m≤k1 \leq m \leq k. L’application

j↦(s(j),b(j),Δs(j)1(j),…,Δs(j)k(j)) j \mapsto (s(j), b(j), \Delta_{s(j)}^1(j), \ldots, \Delta_{s(j)}^k(j))
est une bijection de Jk(U,V)J^k(U, V) sur U×V×Qk(E,F)U \times V \times Q^k(E, F), au moyen de laquelle on identifie ces deux ensembles. En particulier, J0k(E,F)0J_0^k(E, F)_0 s’identifie à Qk(E,F)Q^k(E, F).

12.3. Variétés de jets

12.3.1. Soient c=(U,φ,E)c = (U, \varphi, E) et c′=(V,ψ,F)c' = (V, \psi, F) des cartes de X et Y respectivement. Les applications φ\varphi et ψ\psi définissent, par transport de structure, une bijection π\pi de Jk(U,V)J^k(U, V) sur

Jk(φ(U),ψ(V))=φ(U)×ψ(V)×Qk(E,F), J^k(\varphi(U), \psi(V)) = \varphi(U) \times \psi(V) \times Q^k(E, F),
cf. 12.2.2. Si l’on pose W=Jk(U,V)W = J^k(U, V) et G=E×F×Qk(E,F)G = E \times F \times Q^k(E, F), le triplet (W,π,G)(W, \pi, G) est une carte de Jk(X,Y)J^k(X, Y). Les cartes ainsi obtenues forment un Cr−kC^{r-k}-atlas et celui-ci munit Jk(X,Y)J^k(X, Y) d’une structure de K-variété de classe Cr−kC^{r-k}[^1]

Si (x,y)∈X×Y(x, y) \in X \times Y, les ensembles Jxk(X,Y),Jk(X,Y)yJ_x^k(X, Y), J^k(X, Y)_y et Jxk(X,Y)yJ_x^k(X, Y)_y sont des sous-variétés fermées de Jk(X,Y)J^k(X, Y).

12.3.2. Si XX et YY sont pures (resp. de dimension finie, resp. séparées, resp. connexes), il en est de même de Jk(X,Y)J^k(X, Y).

Si UU (resp. VV) est ouvert dans XX (resp. dans YY), Jk(U,V)J^k(U, V) est une sous-variété ouverte de Jk(X,Y)J^k(X, Y), cf. 12.1.3.

12.3.3. Les applications s:Jk(X,Y)→X,b:Jk(X,Y)→Ys : J^k(X, Y) \to X, b : J^k(X, Y) \to Y et (s,b):Jk(X,Y)→X×Y(s, b) : J^k(X, Y) \to X \times Y sont des fibrations (6.1.1) de classe Cr−kC^{r-k}. Lorsque k=0k = 0, (s,b)(s, b) est un isomorphisme.

12.3.4. Notons TXT_X et TYT_Y les fibrés vectoriels pr1∗T(X)pr_1^* T(X) et pr2∗T(Y)pr_2^* T(Y) sur X×YX \times Y, et soit L(TX;TY)\mathscr{L}(T_X; T_Y) le fibré des homomorphismes de TXT_X dans TYT_Y (7.7.3); si (x,y)∈X×Y(x, y) \in X \times Y, on a

L(TX;TY)(x,y)=L(Tx(X);Ty(Y)). \mathscr{L}(T_X; T_Y)_{(x, y)} = \mathscr{L}(T_x(X); T_y(Y)).
Soit j∈Jk(X,Y),k⩾1j \in J^k(X, Y), k \geqslant 1, et soit f∈jf \in j. L’application tangente à ff en x=s(j)x = s(j) ne dépend que de jj; on la note T(j)T(j); c’est un élément de L(Tx(X);Ty(Y))\mathscr{L}(T_x(X); T_y(Y)), où y=b(j)y = b(j). Lorsque k=1k = 1 l’application
T:J1(X,Y)→L(TX;TY) T : J^1(X, Y) \to \mathscr{L}(T_X; T_Y)
ainsi définie est un isomorphisme de variétés de classe Cr−1C^{r-1}.

Pour X=KX = K, cet isomorphisme identifie J01(K,Y)J_0^1(K, Y) à T(Y)T(Y); pour Y=KY = K, il identifie J1(X,K)0J^1(X, K)_0 au dual T′(X)T'(X) de T(X)T(X).

12.3.5. Soit k′k' un entier tel que 0⩽k′⩽k0 \leqslant k' \leqslant k. L’application

ρk,k′:Jk(X,Y)→Jk′(X,Y) \rho^{k, k'} : J^k(X, Y) \to J^{k'}(X, Y)
est une fibration de classe Cr−kC^{r-k}.

12.3.6. Soit ZZ une variété de classe CrC^r, et soit TT l’ensemble des couples

(j,j′)∈Jk(X,Y)×Jk(Y,Z) (j, j') \in J^k(X, Y) \times J^k(Y, Z)
tels que b(j)=s(j′)b(j) = s(j'). Alors TT est une sous-variété de Jk(X,Y)×Jk(Y,Z)J^k(X, Y) \times J^k(Y, Z) et l’application (j,j′)↦j′∘j(j, j') \mapsto j' \circ j est un morphisme de classe Cr−kC^{r-k} de TT dans Jk(X,Z)J^k(X, Z).

12.3.7. Si f:X→Yf : X \to Y est un morphisme de classe CrC^r, l’application x↦jxk(f)x \mapsto j_x^k(f) est un morphisme jk(f)j^k(f) de classe Cr−kC^{r-k} de XX dans Jk(X,Y)J^k(X, Y).

12.3.8. Soient k′k' et k′′k'' des entiers positifs de somme kk. Soit x∈Xx \in X, soit UU un voisinage ouvert de xx, et soit f:U→Yf : U \to Y un morphisme de classe CrC^r. L’application

x↦jxk′(f):U→Jk′(X,Y) x \mapsto j_x^{k'}(f) : U \to J^{k'}(X, Y)
est de classe Cr−k′C^{r-k'} et son jet d’ordre k′′k'' en xx ne dépend que de jxk(f)j_x^k(f). On obtient ainsi une application canonique
α:Jk(X,Y)→Jk′′(X,Jk′(X,Y)) \alpha : J^k(X, Y) \to J^{k''}(X, J^{k'}(X, Y))
qui est de classe Cr−kC^{r-k}; si KK est de caractéristique zéro, c’est un plongement.

12.3.9. Soient X′,Y′X', Y' des variétés de classe CrC^r, soient f:X→X′f : X \to X' et g:Y′→Yg : Y' \to Y des morphismes, et soient (x,y′)∈X×Y′(x, y') \in X \times Y', x′=f(x)x' = f(x), y=g(y′)y = g(y'). Si u∈Jx′k(X′,Y′)y′u \in J_{x'}^k(X', Y')_{y'}, posons

Jx′k(f,g)y(u)=jyk(g)∘u∘jxk(f). J_{x'}^k(f, g)_y(u) = j_y^k(g) \circ u \circ j_x^k(f).
On obtient ainsi une application
Jk(f,g):Jk(X′,Y′)×X′X→Jk(X,Y) J^k(f, g) : J^k(X', Y') \times_{X'} X \to J^k(X, Y)
qui est de classe Cr−kC^{r-k}.

12.3.10. Soit AA une partie compacte de XX. Soit Ck(X;Y)\mathscr{C}^k(X; Y) l’ensemble des applications de classe CkC^k de XX dans YY. Pour tout f∈Ck(X;Y)f \in \mathscr{C}^k(X; Y), l’application jk(f)∣Aj^k(f)|A appartient à l’ensemble C(A;Jk(X,Y))\mathscr{C}(A; J^k(X, Y)) des applications continues de AA dans Jk(X,Y)J^k(X, Y). On a ainsi défini une application λ\lambda de Ck(X;Y)\mathscr{C}^k(X; Y) dans C(A;Jk(X,Y))\mathscr{C}(A; J^k(X, Y)). L’image réciproque par λ\lambda de la topologie de la convergence compacte sur C(A;Jk(X,Y))\mathscr{C}(A; J^k(X, Y)) (TG, X, § 3, déf. 1) est une topologie sur Ck(X;Y)\mathscr{C}^k(X; Y); on l’appelle la topologie de la CkC^k-convergence uniforme sur AA.

12.4. Repères et fibrations principales

12.4.1. Soit j∈Jk(X,Y)j \in J^k(X, Y) et soient x=s(j)x = s(j), y=b(j)y = b(j). On dit que jj est inversible s’il existe j′∈Jyk(Y,X)xj' \in J_y^k(Y, X)_x tel que j′∘j=jxk(IdX)j' \circ j = j_x^k(\mathrm{Id}_X) et j∘j′=jyk(IdY)j \circ j' = j_y^k(\mathrm{Id}_Y); le jet j′j' est alors déterminé de manière unique; on le note j−1j^{-1}. Si k=0k = 0, tout jet est inversible. Si k⩾1k \geqslant 1, les conditions suivantes sont équivalentes: a) jj est inversible; b) l’application T(j):Tx(X)→Ty(Y)T(j) : T_x(X) \to T_y(Y) (cf. 12.3.4) est un isomorphisme; c) il existe un isomorphisme gg de classe CrC^r d’un voisinage ouvert de xx sur un voisinage ouvert de yy, tel que jxk(g)=jj_x^k(g) = j.

12.4.2. Soit EE un espace de Banach. On note GLk(E)\mathbf{GL}^k(E) l’ensemble des jets d’ordre kk de EE dans EE qui sont inversibles et ont 00 pour source et pour but; c’est un ouvert de J0k(E,E)0J_0^k(E, E)_0. Muni de la loi de composition des jets, et de la structure de variété induite par celle de l’espace de Banach J0k(E,E)0=Qk(E,E)J_0^k(E, E)_0 = Q^k(E, E), c’est une variété de groupe de classe CωC^\omega.

On a GL0(E)={e}\mathbf{GL}^0(E) = \{ e \}. Le groupe GL1(E)\mathbf{GL}^1(E) s’identifie, au moyen de TT, au groupe GL(E)\mathbf{GL}(E) des automorphismes de EE.

Si k′⩽kk' \leqslant k, l’application rk,k′:GLk(E)→GLk′(E)r^{k, k'} : \mathbf{GL}^k(E) \to \mathbf{GL}^{k'}(E) est un homomorphisme de classe CωC^\omega et c’est une submersion surjective. L’application f↦IdE+ff \mapsto \mathrm{Id}_E + f est un isomorphisme de variétés de groupes de Pk(E,E)P_k(E, E) sur le noyau de rk,k−1r^{k, k-1}.

12.4.3. Soit E un espace de Banach. Pour tout x∈Xx \in X, on appelle E-repère d’ordre k de X en x tout élément inversible de J0k(E,X)xJ_0^k(E, X)_x. L’ensemble des E-repères d’ordre k de X est une sous-variété ouverte Rk(E,X)R^k(E, X) de J0k(E,X)J_0^k(E, X); l’application b a pour restriction un morphisme, encore noté b, de Rk(E,X)R^k(E, X) dans X; de même, si k′≤kk' \leq k, on note encore rk,k′r^{k, k'} le morphisme de Rk(E,X)R^k(E, X) dans Rk′(E,X)R^{k'}(E, X), restriction de l’application rk,k′r^{k, k'} de 12.1.5.

12.4.4. On suppose que X est pure de type E (5.1.7). Le groupe GLk(E)GL^k(E) opère à droite sur Rk(E,X)R^k(E, X) par la loi (ρ,u)↦ρ∘u(\rho, u) \mapsto \rho \circ u et le quadruplet λX=(Rk(E,X),GLk(E),X,b)\lambda_X = (R^k(E, X), GL^k(E), X, b) est une fibration principale (6.2.1) de groupe structural GLk(E)GL^k(E), de base X et de classe Cr−kC^{r-k}.

Si k′≤kk' \leq k, soit H le noyau de rk,k′:GLk(E)→GLk′(E)r^{k, k'} : GL^k(E) \to GL^{k'}(E); le quadruplet (Rk(E,X),H,Rk′(E,X),rk,k′)(R^k(E, X), H, R^{k'}(E, X), r^{k, k'}) est une fibration principale de classe Cr−kC^{r-k}.

La variété Jk(X,Y)J^k(X, Y) est munie d’une structure d’espace fibré associé à λX\lambda_X (6.5.1): la fibre type est J0k(E,Y)J_0^k(E, Y) sur laquelle GLk(E)GL^k(E) opère à gauche par la loi (u,j)↦j∘u−1(u, j) \mapsto j \circ u^{-1}; l’application repère Rk(E,X)×J0k(E,Y)→Jk(X,Y)R^k(E, X) \times J_0^k(E, Y) \to J^k(X, Y) transforme (ρ,j)(\rho, j) en j∘ρ−1j \circ \rho^{-1}. La projection Jk(X,Y)→XJ^k(X, Y) \to X correspondant à cette structure d’espace fibré est s.

12.4.5. Soit F un espace de Banach, et supposons Y pure de type F. Alors Jk(X,Y)J^k(X, Y) est munie d’une structure d’espace fibré associé à λY\lambda_Y: la fibre type est Jk(X,F)0J^k(X, F)_0 sur laquelle GLk(F)GL^k(F) opère à gauche par la loi (v,j)↦v∘j(v, j) \mapsto v \circ j; l’application repère est (σ,j)↦σ∘j(\sigma, j) \mapsto \sigma \circ j; la projection Jk(X,Y)→YJ^k(X, Y) \to Y est b.

12.4.6. Les hypothèses étant celles de 12.4.4 et 12.4.5, soit μ\mu la fibration principale

(Rk(E,X)×Rk(F,Y),GLk(E)×GLk(F),X×Y,b×b), (R^k(E, X) \times R^k(F, Y), GL^k(E) \times GL^k(F), X \times Y, b \times b),
produit de λX\lambda_X et λY\lambda_Y. Alors Jk(X,Y)J^k(X, Y) est munie d’une structure d’espace fibré associé à μ\mu: la fibre type est J0k(E,F)0J_0^k(E, F)_0 sur laquelle GLk(E)×GLk(F)GL^k(E) \times GL^k(F) opère à gauche par la loi ((u,v),j)↦v∘j∘u−1((u, v), j) \mapsto v \circ j \circ u^{-1}; l’application repère est ((ρ,σ),j)↦σ∘j∘ρ−1((\rho, \sigma), j) \mapsto \sigma \circ j \circ \rho^{-1}; la projection Jk(X,Y)→X×YJ^k(X, Y) \to X \times Y est (s,b)(s, b).

12.5. Jets de sections

12.5.1. Soit π:Y→X\pi : Y \to X une submersion, soit x∈Xx \in X, et soit s∈Jxk(X,Y)s \in J_x^k(X, Y). On dit que s est un jet de section (d’ordre k) de π\pi si s est de la forme jxk(f)j_x^k(f), où f est une section de classe CrC^r de π\pi au-dessus d’un voisinage ouvert de x; cette condition équivaut à

jb(s)k(π)∘s=jxk(IdX). j_{b(s)}^k(\pi) \circ s = j_x^k(\mathrm{Id}_X).
On note Pxk(π)P_x^k(\pi) (resp. Pk(π)P^k(\pi)) l’ensemble des jets s∈Jxk(X,Y)s \in J_x^k(X, Y) (resp. Jk(X,Y)J^k(X, Y)) qui sont des jets de section de π\pi; c’est une sous-variété de classe Cr−kC^{r-k} de Jk(X,Y)J^k(X, Y). Les applications
s:Pk(π)→Xetb:Pk(π)→Y s : P^k(\pi) \to X \quad \text{et} \quad b : P^k(\pi) \to Y
sont des submersions; si π\pi est une fibration, ce sont des fibrations. Pour k=0k = 0, b est un isomorphisme, par lequel on identifie P0(π)P^0(\pi) à Y.

Si k′≤kk' \leq k, l’application rk,k′:Jk(X,Y)→Jk′(X,Y)r^{k, k'} : J^k(X, Y) \to J^{k'}(X, Y) applique Pk(π)P^k(\pi) dans Pk′(π)P^{k'}(\pi); l’application de Pk(π)P^k(\pi) dans Pk′(π)P^{k'}(\pi) déduite de rk,k′r^{k, k'} est une fibration de classe Cr−kC^{r-k}.

12.5.2. Soit ZZ une variété de classe CrC^r; supposons que Y=X×ZY = X \times Z et soit π=pr1:Y→X\pi = \mathrm{pr}_1 : Y \to X. La restriction de Jk(IdX,pr2)J^k(\mathrm{Id}_X, \mathrm{pr}_2) (cf. 12.3.9) à Pk(π)P^k(\pi) est un isomorphisme de Pk(π)P^k(\pi) sur Jk(X,Z)J^k(X, Z), par lequel on identifie ces deux variétés.

12.5.3. Soit Y′Y' une variété de classe CrC^r, soient π:Y→X\pi : Y \to X et π′:Y′→X\pi' : Y' \to X des submersions et soit g:Y→Y′g : Y \to Y' un morphisme tel que π′∘g=π\pi' \circ g = \pi. L’application Jk(IdX,g)J^k(\mathrm{Id}_X, g) a pour restriction une application

Pk(g):Pk(π)→Pk(π′) P^k(g) : P^k(\pi) \to P^k(\pi')

qui est de classe Cr−kC^{r-k}.

Soit X′X' une variété de classe CrC^r, et soit f:X′→Xf : X' \to X un morphisme; posons (Y′,π′)=f∗(Y,π)(Y', \pi') = f^*(Y, \pi), cf. 5.11.5. L’application Jk(f,IdY)J^k(f, \mathrm{Id}_Y) (cf. 12.3.9) définit une application de classe Cr−kC^{r-k} de f∗Pk(π)f^*P^k(\pi) dans Pk(π′)P^k(\pi').

12.6. Jets de sections d’un fibré vectoriel

12.6.1. Soit EE un fibré vectoriel de classe CrC^r de base XX, et soit π\pi sa projection. Soient c0=(U,φ,F0)c_0 = (U, \varphi, F_0) une carte vectorielle de EE et c1=(U,ψ,F1)c_1 = (U, \psi, F_1) une carte de la variété XX, de même domaine UU. Ces cartes définissent une bijection θ\theta de Pk(π)∣UP^k(\pi)|U sur Jk(ψ(U),F0)=ψ(U)×F0×Qk(F1,F0)J^k(\psi(U), F_0) = \psi(U) \times F_0 \times Q^k(F_1, F_0), cf. 12.2.2 et 12.3.1, d’où une carte vectorielle

d=(U,θ,G),avecG=F0×Qk(F1,F0)=∏m=0kPm(F1;F0) d = (U, \theta, G), \quad \text{avec} \quad G = F_0 \times Q^k(F_1, F_0) = \prod_{m=0}^k P_m(F_1; F_0)

de Pk(π)P^k(\pi). Les cartes ainsi obtenues forment un Cr−kC^{r-k}-atlas vectoriel, qui munit Pk(π)P^k(\pi) d’une structure de fibré vectoriel de classe Cr−kC^{r-k}, de base XX. Ce fibré vectoriel est noté Pk(E)P^k(E); la structure de variété sous-jacente est celle définie en 12.5.1.

Soit UU un ouvert de XX, et soit f∈SEr(U)f \in \mathscr{S}_E^r(U) une section de classe CrC^r de EE au-dessus de UU. L’application jk(f):x↦jxk(f)j^k(f) : x \mapsto j_x^k(f) est une section de classe Cr−kC^{r-k} de Pk(E)P^k(E) au-dessus de UU. L’application jk:SEr(U)→SPk(E)r−k(U)j^k : \mathscr{S}_E^r(U) \to \mathscr{S}_{P^k(E)}^{r-k}(U) est KK-linéaire.

12.6.2. Si FF est un espace de Banach, l’identification (12.5.2) de Pk(FX)P^k(F_X) avec Jk(X,F)J^k(X, F) munit cette dernière variété d’une structure de fibré vectoriel de classe Cr−kC^{r-k}, de base XX. Lorsque F=KF = K, on écrit Pk(X)P^k(X) au lieu de Pk(KX)P^k(K_X).

Exemple

Prenons X=KnX = K^n, et notons u1,…,unu_1, \ldots, u_n les fonctions coordonnées sur KnK^n; alors la fibre P0k(X)P^k_0(X) de Pk(X)P^k(X) en 0 admet pour base la famille des jets d’ordre kk des monômes u1m1…unmnu_1^{m_1} \ldots u_n^{m_n}, avec mi⩾0,∑i=0nmi⩽km_i \geqslant 0, \sum_{i=0}^n m_i \leqslant k.

12.6.3. Soient dd un entier ⩾0\geqslant 0, E1,…,Ed,FE_1, \ldots, E_d, F des fibrés vectoriels de classe CrC^r de base XX, et soit u:E1×X⋯×XEd→Fu : E_1 \times_X \cdots \times_X E_d \to F un morphisme multilinéaire (7.3.1) de classe CrC^r. Il existe alors un morphisme multilinéaire

Pk(u):Pk(E1)×X⋯×XPk(Ed)→Pk(F) P^k(u) : P^k(E_1) \times_X \cdots \times_X P^k(E_d) \to P^k(F)

et un seul tel que

Pk(u)(jk(s1),…,jk(sd))=jk(u(s1,…,sd)) P^k(u)(j^k(s_1), \ldots, j^k(s_d)) = j^k(u(s_1, \ldots, s_d))

pour tout ouvert U de X et toute suite de sections si∈SEi′(U)s_i \in \mathscr{S}_{E_i}'(U) pour 1≤i≤d1 \leq i \leq d.

Si A est un fibré en algèbres (7.3.2) de base X, le morphisme de Pk(A)×XPk(A)P^k(A) \times_X P^k(A) dans Pk(A)P^k(A) déduit de la multiplication A×XA→AA \times_X A \to A fait de Pk(A)P^k(A) un fibré en algèbres; si A est un fibré en algèbres associatives, Pk(A)P^k(A) est un fibré en algèbres associatives; si en outre M est un fibré en A-modules (7.3.3), Pk(M)P^k(M) est un fibré en Pk(A)P^k(A)-modules. En particulier, Pk(X)P^k(X) est un fibré en algèbres associatives, commutatives et unifères; si E est un fibré vectoriel, Pk(E)P^k(E) est un fibré en Pk(X)P^k(X)-modules. Si u:E→Fu : E \to F est un morphisme de fibrés vectoriels, alors Pk(u):Pk(E)→Pk(F)P^k(u) : P^k(E) \to P^k(F) est un Pk(X)P^k(X)-homomorphisme.

12.6.4. Si E→uF→vGE \xrightarrow{u} F \xrightarrow{v} G est une suite exacte localement directe de fibrés vectoriels de base X, il en est de même de la suite

Pk(E)→Pk(F)→Pk(G) P^k(E) \to P^k(F) \to P^k(G)

où les homomorphismes considérés sont Pk(u)P^k(u) et Pk(v)P^k(v).

12.6.5. Soient k′k' et k′′k'' deux entiers positifs de somme kk, et soit E un fibré vectoriel de classe CrC^r et de base X. Le morphisme

α:Jk(X,E)→Jk′′(X,Jk′(X,E))(cf. 12.3.8) \alpha : J^k(X, E) \to J^{k''}(X, J^{k'}(X, E)) \quad (\text{cf. } 12.3.8)

induit un morphisme de fibrés vectoriels

β:Pk(E)→Pk′′(Pk′(E)) \beta : P^k(E) \to P^{k''}(P^{k'}(E))

qui est de classe Cr−kC^{r-k}. Si U est un ouvert de X et f∈SE′(U)f \in \mathscr{S}_E'(U), on a

β(jk(f))=jk′′(jk′(f)). \beta(j^{k}(f)) = j^{k''}(j^{k'}(f)).

Lorsque K est de caractéristique zéro, β\beta est un isomorphisme de Pk(E)P^k(E) sur un sous-fibré vectoriel de Pk′′(Pk′(E))P^{k''}(P^{k'}(E)).

12.6.6. Soit k′k' un entier tel que 0≤k′≤k0 \leq k' \leq k, et soit E un fibré vectoriel de classe CrC^r et de base X. L’application

rk,k′:Pk(E)→Pk′(E) r^{k, k'} : P^k(E) \to P^{k'}(E)

est un morphisme surjectif localement direct de classe Cr−kC^{r-k}. Son noyau Nk,k′(E)N^{k, k'}(E) est formé des jets de section de E ayant un contact d’ordre ≥k′\geq k' avec la section nulle.

12.6.7 (Le foncteur vectoriel PmP_m). Les notations étant celles de 7.6, 7.7, 7.8, posons I+={0},I−={1}I_+ = \{0\}, I_- = \{1\} et soit m un entier ≥0\geq 0. Si V=(V0,V1)\mathscr{V} = (V_0, V_1) est un couple d’espaces de Banach, notons τm(V)\tau_m(\mathscr{V}) l’espace de Banach Pm(V1;V0)P_m(V_1; V_0) des polynômes-continus homogènes de degré m sur V1V_1 à valeurs dans V0V_0 (A.2). De même, si f=(f0,f1)f = (f_0, f_1). où f0:V0→V0′f_0 : V_0 \to V'_0 et f1:V1′→V1f_1 : V'_1 \to V_1 sont des morphismes d’espaces de Banach, notons τm(f)\tau_m(f) le morphisme p↦f0∘p∘f1p \mapsto f_0 \circ p \circ f_1 de Pm(V1;V0)P_m(V_1; V_0) dans Pm(V1′;V0′)P_m(V'_1; V'_0). On obtient ainsi un foncteur vectoriel τm\tau_m de classe CωC^\omega. Si E0E_0 et E1E_1 sont deux fibrés vectoriels de base XX, on note Pm(E1;E0)P_m(E_1; E_0) le fibré vectoriel déduit de (E0,E1)(E_0, E_1) par τm\tau_m (7.6.2).

12.6.8. Reprenons les notations et hypothèses de 12.6.1. Il existe un morphisme de fibrés vectoriels

ι:Pk(T(X);E)→Pk(E)(cf. 12.6.6), \iota : P_k(T(X); E) \to P^k(E) \quad (\text{cf. } 12.6.6),

et un seul tel que, quelles que soient la carte vectorielle c0=(U,φ,F0)c_0 = (U, \varphi, F_0) de EE et la carte c1=(U,ψ,F1)c_1 = (U, \psi, F_1) de XX, le diagramme suivant soit commutatif:

Pk(T(X),E)∣U→ι∣UPk(E)∣U↓η↓θU×Pk(F1;F0)→iU×∏m=0kPm(F1;F0) \begin{array}{ccc} P_k(T(X), E)|U & \xrightarrow{\iota|U} & P^k(E)|U \\ \downarrow \eta & & \downarrow \theta \\ U \times P_k(F_1; F_0) & \xrightarrow{i} & U \times \prod_{m=0}^k P_m(F_1; F_0) \end{array}

où: 1) ι∣U\iota|U est la restriction de ι\iota à Pk(T(X),E)∣UP_k(T(X), E)|U; 2) θ\theta est la bijection définie en 12.6.1; 3) ii est l’application (u,p)↦(u,0,…,0,p)(u, p) \mapsto (u, 0, \ldots, 0, p); 4) η\eta est déduite, au moyen du foncteur vectoriel τk\tau_k, de la carte vectorielle c1′c'_1 de T(X)T(X) (cf. 8.1.1) et de la carte vectorielle c0c_0 de EE.

Le morphisme ι\iota est un isomorphisme de Pk(T(X);E)P_k(T(X); E) sur le sous-fibré vectoriel Nk,k−1(E)N^{k, k-1}(E) de Pk(E)P^k(E) (cf. 12.6.6); la suite

0→Pk(T(X);E)→ιPk(E)→τk,k−1Pk−1(E)→0 0 \to P_k(T(X); E) \xrightarrow{\iota} P^k(E) \xrightarrow{\tau^{k, k-1}} P^{k-1}(E) \to 0

est une suite exacte localement directe de fibrés vectoriels.

Plus généralement, posons N0=Pk(E)N_0 = P^k(E), Nm=Nk,m−1(E)N_m = N^{k, m-1}(E) pour m≥1m \geq 1, de sorte que les NmN_m forment une suite décroissante de sous-fibrés vectoriels de Pk(E)P^k(E):

Pk(E)=N0⊃N1⊃⋯⊃Nk⊃Nk+1=0. P^k(E) = N_0 \supset N_1 \supset \cdots \supset N_k \supset N_{k+1} = 0.

Pour 0≤m≤k0 \leq m \leq k, la projection rk,m:Pk(E)→Pm(E)r^{k, m} : P^k(E) \to P^m(E) définit un isomorphisme de Nm/Nm+1N_m/N_{m+1} sur Nm,m−1(E)N^{m, m-1}(E); vu ce qui précède, on obtient ainsi des isomorphismes

ιm:Nm/Nm+1→Pm(T(X);E)(0≤m≤k). \iota_m : N_m/N_{m+1} \to P_m(T(X); E) \quad (0 \leq m \leq k).

On a en particulier N0/N1≃EN_0/N_1 \simeq E et N1/N2≃L(T(X);E)N_1/N_2 \simeq \mathscr{L}(T(X); E). Pour k=1k = 1, cela donne une suite exacte:

0→L(T(X);E)→P1(E)→E→0. 0 \to \mathscr{L}(T(X); E) \to P^1(E) \to E \to 0.

12.7. Affaiblissement de structure

On suppose K=RK = \mathbf{R}. Soit r′∈Nkr' \in N_k avec k≤r′≤rk \leq r' \leq r et soient X′X' et Y′Y' les variétés de classe Cr′C^{r'} obtenues à partir de XX et YY par affaiblissement de structure (5.13.1). Soient x∈Xx \in X et j∈Jxk(X,Y)j \in J_x^k(X, Y); soient UU une partie ouverte de XX contenant xx et ff une application de classe CkC^k de UU dans YY, telles que jxk(f)=jj_x^k(f) = j. Considérons ff comme un germe de morphisme de X' dans Y'; son jet j′∈Jxk(X′,Y′)j' \in J_x^k(X', Y') ne dépend que de jj. L’application j↦j′j \mapsto j' est un isomorphisme de classe Cr′−kC^{r'-k} de Jk(X,Y)J^k(X, Y) sur Jk(X′,Y′)J^k(X', Y'); elle permet d’identifier Jk(X′,Y′)J^k(X', Y') à la variété de classe Cr′−kC^{r'-k} déduite de la variété Jk(X,Y)J^k(X, Y) de classe Cr−kC^{r-k} par affaiblissement de structure. Un résultat analogue s’applique aux variétés Pk(π)P^k(\pi) et Pk(E)P^k(E) des n° 12.5 et 12.6.

[^1]: Lorsque k=rk = r (ce qui n’est possible que si K=RK = \mathbf{R}), Jk(X,Y)J^k(X, Y) est munie d’une structure de variété topologique (cf. Conventions et Notations) et les morphismes et fibrations considérées ci-après doivent être pris dans un sens purement topologique (cf. note de bas de page du §6).

Transcribed from the printed volume. Not translated.