Exercice 3, § 3
Algèbre commutative, II
Bourbaki marks this one as harder than the rest.
Soient un anneau local (non nécessairement commutatif, cf. exerc. 1), son radical.
a) Soient un -module à gauche libre, un élément de . Soit une base de pour laquelle le nombre des composantes de x soit le plus petit possible ; si , soit J l’ensemble des tels que . Montrer qu’aucun des n’appartient à l’idéal à droite de A engendré par les autres.
b) Les hypothèses et notations étant celles de a), soient P, Q des sous-modules supplémentaires de L tels que ; pour tout , soit , où . Montrer que la famille formée des pour et des pour est une base de L. (Prouver, en utilisant a), que si les composantes telles que et appartiennent nécessairement à m et utiliser le cor. 2 de la prop. 4.) En déduire qu’il existe un sous-module libre de P qui contient x et est facteur direct de P.
c) Montrer que tout A-module projectif P est libre (en utilisant le th. de Kaplansky (Alg., chap. II, 3e éd., § 2, exerc. 4) on se ramènera au cas où P est engendré par une famille dénombrable d’éléments, et on appliquera b) à ce cas).
d) Donner un exemple d’un anneau local A et d’un A-module plat M qui ne soit pas libre et soit tel que mM = M (prendre ). (Au chap. III, § 3, nous donnerons des exemples de A-modules fidèlement plats et non libres sur un anneau local noethérien A.).
e) Soient A un anneau local, M un A-module plat de type fini. Montrer que M est un A-module libre (utiliser l’exerc. 23 e) du chap. I, § 2).
Solution
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