Bourbaki

Exercice 20, § 2

Algèbre commutative, III

Bourbaki marks this one as harder than the rest.

a) Montrer qu’un module linéairement compact discret ne peut être somme directe d’une infinité de sous-modules non réduits à 0.

b) Donner un exemple de topologie linéaire minimale (exerc. 17) non linéairement compacte (considérer une somme directe infinie de modules simples deux à deux non isomorphes).

c) Soit EE un module linéairement compact tel qu’il existe une famille de sous-modules simples dont la somme soit dense dans EE. Montrer que : 1° EE est strictement linéairement compact (appliquer a) au quotient de EE par un sous-module ouvert) ; 2° EE est isomorphe au produit (topologique) d’une famille de modules simples discrets. (Considérer les ensembles D\mathfrak{D} de sous-modules ouverts maximaux de EE tels que pour toute suite finie (Gk)1≤k≤n(G_k)_{1 \leq k \leq n} de nn éléments distincts de D\mathfrak{D}, E/(⋂k=1nGk)E / (\bigcap_{k=1}^n G_k) soit somme directe de nn sous-modules simples. Montrer qu’il existe un ensemble D\mathfrak{D} maximal (pour la relation d’inclusion), et que l’intersection de tous les sous-modules GG appartenant à un tel ensemble est réduite à 0 ; on utilisera le fait que {0}\{0\} est intersection de sous-modules ouverts maximaux, et que pour tout sous-module ouvert maximal GG de EE, il y a au moins un sous-module simple de EE non contenu dans GG. Conclure en utilisant le fait que EE est strictement linéairement compact.)

d) Déduire de c) que tout espace vectoriel linéairement compact sur un corps KK est strictement linéairement compact et isomorphe à un produit Ks1K_s^1.

Solution

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Transcrit du volume imprimé. Non traduit.