Bourbaki

Exercice 24, § 2

Algèbre commutative, III

Sur un anneau commutatif AA, on désigne par Cm(A)\mathscr{C}_m(A) la topologie linéaire dont un système fondamental de voisinages de 00 est formé des produits (égaux aux intersections) d’un nombre fini de puissances d’idéaux maximaux (cf. no 13, prop. 17); on désigne par Cu(A)\mathscr{C}_u(A) la topologie linéaire dont un système fondamental de voisinages de 00 est formé par tous les idéaux ≠{0}\neq \{0\} de AA.

a) Montrer que Cc(A)\mathscr{C}_c(A) (exerc. 23) est moins fine que Cm(A)\mathscr{C}_m(A) (observer que le radical d’un anneau artinien est nilpotent) ; donner un exemple où Cc(A)≠Cm(A)\mathscr{C}_c(A) \neq \mathscr{C}_m(A) (cf. exerc. 22 c)). Si AA est un anneau de valuation non discrète de rang 1 (chap. VI), on a Cc(A)=Cm(A)\mathscr{C}_c(A) = \mathscr{C}_m(A) et Cu(A)≠Cm(A)\mathscr{C}_u(A) \neq \mathscr{C}_m(A).

b) La topologie Cm(A)\mathscr{C}_m(A) est la moins fine des topologies linéaires sur AA pour lesquelles les idéaux maximaux de AA sont fermés et toute puissance d’un idéal ouvert de AA est un idéal ouvert (noter que pour une topologie linéaire sur AA pour laquelle un idéal maximal mm est fermé, mm est nécessairement ouvert).

c) Si AA est un anneau noethérien, on a Cm(A)=Ce(A)\mathscr{C}_m(A) = \mathscr{C}_e(A) (observer que si mm est un idéal maximal de AA, A/mkA/m^k est un anneau artinien pour tout entier k≥1k \geq 1, en remarquant que mn/mn+1m^n/m^{n+1} est un (A/m)(A/m)-module nécessairement de longueur finie). Donner un exemple d’anneau local noethérien AA pour lequel Cm(A)≠Cu(A)\mathscr{C}_m(A) \neq \mathscr{C}_u(A) (considérer un anneau local d’un anneau de polynômes sur un corps).

Solution

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