Algèbre commutative, IX, p. 46
Conservons les hypothèses et notations de l’exercice précédent.
a) Pour chaque extension L de K dans Ω, considérons le Zp-module
W(L)=(W(L)/pW(L))⊗Zp(Qp/Zp)
et pour chaque entier n⩾0 son sous-module
Wn(L)=(W(L)/pW(L))⊗Zp(p−nZp/Zp).
Prouver que W(L) s’identifie à la limite inductive de ses sous-modules Wn(L) selon les applications d’inclusion
in:Wn(L)→Wn+1(L).
b) Pour tout entier n⩾0, soit ψn l’application de Wn(L) dans Wn(L)/pWn(L) qui à x⊗p−n associe la classe de x. Prouver que ψn est un isomorphisme et qu’on a
Vn∘ψn=ψn+1∘in,
où Vn est l’application de Wn(L)/pWn(L) dans Wn+1(L)/pWn+1(L) induite par le décalage V. En déduire que W(L) s’identifie à la limite inductive des groupes Wn(L)/pWn(L) selon les applications Vn.
c) Soit a∈W(K). Si n est un entier tel que a appartienne à Wn(K), on a construit à l’exerc. 19, c) l’extension K(p−1(ψn(a))). Cette extension ne dépend pas du choix de l’entier n; on la note K(p−1(a)). Si A est une partie de W(K), on notera K(p−1(A)) l’extension engendrée par les corps K(p−1(a)) pour a parcourant A. Prouver que K(p−1(A)) est une extension abélienne de K. Prouver dans cette situation des assertions analogues aux assertions (i) à (iv) de l’exerc. 19, c).