Soit R=Z[X,Y] la Z-algèbre des polynômes en deux familles d’indéterminées X=(Xn)n∈J et Y=(Yn)n∈J. Pour tout nombre premier p, soit σp l’endomorphisme de R défini par σp(Xn)=Xnp et σp(Yn)=Ynp pour tout n∈J; on a alors σp(a)≡apmod.pR pour tout a∈R. De plus, R est sans Z-torsion. a) Il existe dans RJ des éléments S=(Sn)n∈J, P=(Pn)n∈J, I=(In)n∈J, et, pour tout q∈J, Fq=(Fq,n)n∈J et Vq=(Vq,n)n∈J, caractérisés respectivement par les égalités
Φ(S)Φ(P)Φ(I)Φ(Fq)Φ(Vq)=Φ(X)+Φ(Y),=Φ(X)⋅Φ(Y),=−Φ(X),=fq(Φ(X)),=vq(Φ(X)).
(En plongeant R dans Q ⊗ R, on a, avec les notations de l’exerc. 33,
Sn(X,Y)=Ψn(Φ(X)+Φ(Y)),Pn(X,Y)=Ψn(Φ(X).Φ(Y)),In(X)=Ψn(−Φ(X)), Fq,n(X)=Ψn(fq(Φ(X))),etVq,n(X)=Ψn(vq(Φ(X))). ) b) Pour tout
n∈J, affectons
Xn et
Yn du poids
n. Alors
Sn,Pn et
In ne dépendent que des familles
(Xd)d∈Jn et
(Yd)d∈Jn. De plus :
α) Sn est isobare de poids
n.
β) Pn est isobare de poids
2n, et isobare de poids
n en chacune des familles
(Xd)d∈Jn et
(Yd)d∈Jn.
γ) In est isobare de poids
n. c)
Fq,n est isobare de poids
qn, et ne dépend que de la famille
(Xd)d∈Jqn. d) On a
Vq,n(X)=Xn/q, où on convient que
Xn/q=0 si
n/q∈/J. (Il suffit de vérifier qu’avec cette définition de
Vq, on a
vq(Φ(X))=Φ(Vq(X)).)