Soient p un nombre premier, A un anneau et a∈U(A). a) On a Fp(a)≡apmod.pAJ; autrement dit, on a Fp,n(a)≡anpmod.pA pour tout n∈J. b) On a Fp(a)≡a∗pmod.p×U(A), où a∗p désigne le produit dans U(A) de p termes égaux à a, et où p×U(A) désigne l’idéal de U(A) engendré par p×1U(A), somme dans U(A) de p termes égaux à 1U(A). (Il suffit de traiter le cas où A=Z[X] et a=X. Alors A est sans Z-torsion et Φ:U(A)→AJ est injectif. Pour a) il suffit (p. 51, exerc. 30, b)) de montrer que, pour tout n∈J, Φn(Fp(X))=Φpn(X) est congru à Φn(Xp) modulo pwp(pn)A, ce qui résulte de l’exerc. 29, p. 51. Pour b) il suffit de montrer que Φ(Fp(X))=fp(Φ(X)) est congru à Φ(X∗p)=Φ(X)p modulo p.Φ(U(A)). Or il existe un élément u∈AJ tel que
fp(Φ(X))−Φ(X)p=(Φnp(X)−Φn(X)p)n∈J=p.u(p. 51, exerc. 29) et il s’agit de montrer que
u∈Φ(U(A)). Pour tout nombre premier
q, soit
σq l’endomorphisme de l’anneau
A=Z[X] tel que
σq(Xn)=Xnq pour tout
n∈J. D’après l’exerc. 32, p. 51, il suffit de montrer que, pour tout nombre premier
q et pour tout
n∈J, on a
uqn≡σq(un)mod.qwq(qn)A, ce qui équivaut à prouver la congruence suivante (1)
Φpqn(X)−Φqn(X)p≡σq(Φpn(X)−Φn(X)p)mod.pqwq(qn)A. Or le terme de droite est égal à
Φpn(Xq)−Φn(Xq)p. D’après l’exerc. 29, p. 51, on a (2)
Φpqn(X)≡Φpn(Xq)mod.qwq(pqn)A et (3)
Φqn(X)≡Φn(Xq)mod.qwq(qn)A. Les termes de droite et de gauche de (1) sont tous deux congrus à zéro modulo
pA (p. 51, exerc. 29), donc (1) résulte de (2) et (3) si
q=p. Supposons que l’on ait
q=p. Alors il résulte de (3) et du lemme 1 qu’on a (4)
Φpn(X)p≡Φn(Xp)pmod.pwp(pn)+1A, et (1) résulte de (2) et (4).)