Algèbre commutative, IX, p. 60
Soit A un anneau. On définit des applications Fn,Vn(n∈J) de Λ(A) dans lui-même par les formules
Fn(E(a))=E(Fn(a)),Vn(E(a))=E(Vn(a)) quel que soit
a∈U(A).
a) On a L(Fn(f))=fn(L(f)) et L(Vn(f))=vn(L(f)) quel que soit f∈Λ(A). Soient n,m dans J et posons d=pgcd(n,m).
b) Montrer que Fn est un endomorphisme de l’anneau Λ(A), et que l’on a Fn∘Fm=Fnm. Pour tout nombre premier p et pour tout f∈Λ(A), on a Fp(f)≡f∗pmod.p∗Λ(A), où f∗p désigne le produit dans l’anneau Λ(A) de p termes égaux à f, et où p∗Λ(A) désigne l’idéal principal de Λ(A) engendré par la somme dans Λ(A) de p termes égaux à l’élément neutre 1+T, autrement dit par (1+T)p.
c) Prouver que Vn est un endomorphisme du groupe additif de Λ(A), et que l’on a Vn∘Vm=Vnm.
d) Pour tout f∈Λ(A), on a Fn(Vm(f))=Vm/d(Fn/d(f))d. En particulier Fn(Vn(f))=fn, et Fn∘Vm=Vm∘Fn si d=1.
e) Quels que soient f,g dans Λ(A), on a
Vn(f)∗Vm(g)=Vnm/d(Fm/d(f)∗Fn/d(g))d,Vn(f∗Fm(g))n/d=Vn(f)∗Vn/d(Fm/d(g)),Vn(Fm(g))n/d=Vn(1+T)∗Vn/d(Fm/d(g)). En particulier, on a
Vn(f)∗Vn(g)=Vn(f∗g)n et
Vn(f)∗Vm(g)=Vnm(Fm(f)∗Fn(g))sid=1.
f) On a
Vn(f)(T)=f(−(−T)n) quel que soit
f∈Λ(A). En particulier
Vn(1+aT)=1−a(−T)n pour tout
a∈A.
g) Pour tout a∈A, on a
Fn(1+aT)=1+anT. Pour tout
f∈Λ(A), on a
Fn(f)(−(−T)n)=N(f(T)) où
N désigne la norme dans l’extension
A[[Tn]]⊂A[[T]]. (Il suffit de traiter le cas où
f∈A[T], puis de plonger
A dans un anneau
B où
f se décompose en produit de facteurs linéaires, auxquels on peut appliquer la première formule.)
Pour tout a∈A, on a
Fn(1−a(−T)m)=(1−an/d(−T)m/d)d.
(Observer que 1−a(−T)m=Vm(1+aT) et utiliser c et f.)
h) Quels que soient a,b∈A, on a
(1−a(−T)n)∗(1−b(−T)m)=(1−am/dbn/d(−T)mn/d)d.
(Utiliser la première formule de e.)