Exercice 14, § 2
Algèbre commutative, IX
Soit un anneau de valuation discrète complet, de caractéristique nulle, dont le corps résiduel soit parfait de caractéristique . Soit le corps des fractions de . Soient un entier et une racine primitive -ième de l’unité dans . Soit une clôture algébrique de , munie de l’unique valuation prolongeant celle de .
a) Soit le sous-anneau de Cohen de , son corps de fractions ; c’est un sous-corps de . L’isomorphisme canonique de sur induit un isomorphisme de sur . Pour toute extension de degré fini de , le corps est une extension de degré fini de , galoisienne si l’est. Si est galoisienne, l’unique extension de dans isomorphe à a un corps résiduel isomorphe à . En particulier le corps , réunion des corps quand parcourt les extensions galoisiennes de degré fini de (dans une clôture algébrique fixée de ), a pour corps résiduel une clôture algébrique de . Il en est de même de . Pour chaque extension de dans , on notera l’unique extension de dans dont le corps résiduel soit le sous-corps de , et l’extension composée de et . Alors, si est galoisienne sur , est galoisienne sur et son groupe de Galois s’identifie canoniquement au groupe de Galois de sur .
b) Soit la plus grande extension abélienne de dans dont le groupe de Galois est annulé par . Grâce à l’exerc. 19, p. 45, on a un isomorphisme canonique
Par A, V, p. 85, th. 4, on a un isomorphisme canonique
où .
Prouver qu’il existe une unique application
telle que le diagramme suivant soit commutatif :
où la flèche verticale de droite désigne l’application qui à l’homomorphisme de dans associe l’homomorphisme de dans défini par pour . L’application est un isomorphisme.
Solution
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