Exercice 8, § 8
Algèbre commutative, VI
Bourbaki marks this one as harder than the rest.
Soient un corps, B l’anneau d’une valuation sur , un groupe fini d’automorphismes de , K le sous-corps de formé des éléments invariants par , et posons , qui est un anneau de valuation pour K, correspondant à la valuation .
a) Les valuations sur qui prolongent sont les , où (no 6, cor. 1 de la prop. 6) et la fermeture intégrale de A dans est l’intersection des , où parcourt . Si est l’intersection de et de l’idéal maximal , on a . Montrer que le groupe de décomposition (chap. V, § 2, no 2) est le sous-groupe de formé des tels que ; on posera , on désignera par le sous-corps de formé des éléments invariants par , par l’anneau de la valuation induite sur par , égal à ; on rappelle que les corps résiduels de et de A sont les mêmes et que l’idéal maximal est engendré par (chap. V, § 2, no 2, prop. 4).
b) On désigne par la restriction de à , par et les groupes des ordres de et de . Montrer que l’on a . (Soit le sous-groupe de formé des tels que soit dépendant de B (, no 2). Raisonner par récurrence sur l’ordre de . Si , soient le corps des invariants de , ; montrer que le groupe des ordres de est égal à : pour cela, utiliser le th. d’approximation ( , n° 2, th. 1) afin de prouver que pour tout , il existe tel que et pour les conjugués de par rapport à , distincts de ; on peut alors remplacer par et appliquer l’hypothèse de récurrence. Si , soit l’anneau de valuation pour engendré par les pour ; soient son corps résiduel, l’homomorphisme canonique, , anneau de valuation pour , la valuation correspondante sur telle que dans , de sorte que le groupe des ordres de est un sous-groupe du groupe des ordres de ; si et si est l’homomorphisme canonique, est une valuation sur correspondant à , invariante par . Par passage aux quotients, définit un groupe d’automorphismes de ; soit le noyau de l’homomorphisme canonique ; montrer que et en déduire que lorsque , on peut remplacer par et appliquer l’hypothèse de récurrence. Supposons enfin que ; soient , la restriction de à ; montrer que le groupe des ordres de est et que est le corps des invariants de (cf. n° 1, lemme 2); si est la restriction à de et son groupe des ordres, est donc canoniquement isomorphe à . D’autre part, le groupe est l’image canonique de dans ; observer que l’on a et que l’on peut par suite appliquer l’hypothèse de récurrence pour prouver que est égal au groupe des ordres de la restriction de à
c) Soit le groupe d’inertie de (chap. V, § 2, n° 2), et désignons par le sous-corps de formé des invariants de , par l’anneau de la valuation induite sur par , égal à ; on rappelle que si et sont les corps résiduels de et , le corps résiduel de est la plus grande extension séparable de contenue dans l’extension quasi-galoisienne de , et que est canoniquement isomorphe au groupe des -automorphismes de (ou de ) (chap. V, § 2, th. 2 et prop. 5). Soient la restriction de à ; montrer que le groupe des ordres de est encore égal à (appliquer le lemme 2 du n° 1 à l’extension de ).
Solution
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