Bourbaki

Exercice 10, § 9

Algèbre commutative, X

Soit AA un anneau noethérien. Soit II un AA-complexe borné injectif, dont l’homologie est de type fini ; pour tout AA-complexe CC, on note D(C)\mathbf{D}(C) le complexe HomgrA(C,I)\mathrm{Homgr}_A(C, I).

a) Prouver que les conditions suivantes sont équivalentes :

(i) pour tout AA-module de type fini MM, le morphisme canonique de complexes αM:M→D(D(M))\alpha_M : M \to \mathbf{D}(D(M)) (n° 5) est un homologisme ; (ii) pour tout AA-complexe borné CC dont l’homologie est de type fini, le morphisme αC:C→D(D(C))\alpha_C : C \to \mathbf{D}(D(C)) (loc. cit.) est un homologisme ; (iii) le morphisme canonique αA:A→HomgrA(I,I)\alpha_A : A \to \mathrm{Homgr}_A(I, I) est un homologisme.

(Adapter la démonstration du th. 1.)

On dit que le complexe II est dualisant s’il est borné, injectif, que H(I)H(I) est de type fini et qu’il satisfait les conditions équivalentes ci-dessus.

b) Si AA admet un module dualisant Ω\Omega, toute résolution injective de longueur finie (I,δ)(I, \delta) de Ω\Omega définit un complexe dualisant (loc. cit.).

c) Soient BB une AA-algèbre qui est un AA-module de type fini, II un complexe dualisant de AA-modules ; prouver que le complexe de BB-modules HomA(B,I)\mathrm{Hom}_{\mathbf{A}}(B, I) est dualisant. Ainsi tout anneau quotient d’un anneau de Gorenstein de dimension finie admet un complexe dualisant.

d) Soit II un AA-complexe borné injectif. Pour que II soit dualisant, il faut et il suffit que le complexe de AmA_m-modules ImI_m soit dualisant pour tout idéal maximal mm de AA.

e) Soient II un AA-complexe dualisant, PP un AA-module projectif de rang 1, nn un entier. Le complexe I⊗AP(n)I \otimes_A P(n) est dualisant.

f) Soient I,JI, J des AA-complexes bornés, injectifs, dont l’homologie est de type fini, et u:I→Ju : I \to J un homologisme ; pour que JJ soit dualisant il faut et il suffit que II le soit.

Solution

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Transcrit du volume imprimé. Non traduit.