Exercice 15, § 8
Algèbre, I, p. 153
On appelle annéloïde un ensemble muni de deux lois de composition : a) une multiplication associative ; b) une loi notée additivement, non partout définie (I, p. 1), et satisfaisant aux conditions suivantes : elle est commutative (autrement dit, si est défini, il en est de même de , et on a ; on dit alors que et sont addibles) ; et étant addibles, pour que et soient addibles il, suffit que et d’une part, et d’autre part, soient addibles; alors et sont addibles et on a ; il existe un élément neutre ; si et d’une part, et d’autre part, sont addibles et si , on a ; si sont addibles, il en est de même de et (resp. et ) et (resp. ), quel que soit .
Tout anneau est un annéloïde.
a) Examiner comment s’étendent aux annéloïdes les définitions et résultats du § 8 et les exercices ci-dessus (on appellera idéal à gauche d’un annéloïde une partie de stable pour l’addition (i.e., telle que la somme de deux éléments addibles de appartienne à , et telle que ).
b) Soient un groupe à opérateurs, et deux endomorphismes de . Pour que l’application soit un endomorphisme de , il faut et il suffit que tout élément du sous-groupe soit permutable avec tout élément du sous-groupe ; si on note alors cet endomorphisme, et l’endomorphisme composé , montrer que l’ensemble des endomorphismes de , muni de ces deux lois de composition, est un annéloïde ayant un élément unité; pour que soit un anneau, il faut et il suffit que soit commutatif.
Pour qu’un élément soit addible avec tous les éléments de , il faut et il suffit que soit contenu dans le centre de ; l’ensemble de ces endomorphismes est un pseudo-anneau qu’on appelle le noyau de l’annéloïde .
Un endomorphisme de est dit distingué s’il est permutable avec tous les automorphismes intérieurs de ; pour tout sous-groupe stable distingué de , est alors un sous-groupe stable distingué de . Montrer que l’ensemble des endomorphismes distingués de forme un sous-annéloïde de , et que le noyau est un idéal bilatère dans .\footnote{Voir H. Fitting, Die Theorie der Automorphismenringe Abelscher Gruppen, und ihr Analogon bei nicht kommutativen Gruppen, Math. Ann., t. CVII (1933), p. 514.}
Solution
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