Dans tout ce paragraphe, on note K un anneau commutatif, A une K-algèbre, associative et unifère. Tout A-module sera supposé muni de la structure de K-module obtenue par restriction des scalaires à K.
1. Normes et traces relatives à un module
Définition 1
Soit M un A-module admettant une base finie en tant que K-module. Pour tout a∈A, soit aM l’endomorphisme x↦ax du K-module M. La trace, le déterminant et le polynôme caractéristique de aM sont appelés respectivement la trace, la norme et le polynôme caractéristique de a relativement à M.
La trace et la norme de a sont donc des éléments de K, notés respectivement TrM/K(a) et NM/K(a); le polynôme caractéristique de a est un élément de K[X], noté PcM/K(a;X). On omet K dans les notations précédentes lorsqu’il n’y a pas risque de confusion.
D’après les propriétés de la trace et du déterminant d’un endomorphisme (II, p. 78 et III, p. 90), on a les relations
(1)
TrM(a+a′)=TrM(a)+TrM(a′)
(2)
TrM(aa′)=TrM(a′a)
(3)
NM(aa′)=NM(a)NM(a′)
quels que soient a,a′ dans A.
Soient (ei)1≤i≤n une base du K-module M, et (mij(a)) la matrice de l’endomorphisme aM par rapport à cette base. Les fonctions mij sont des formes linéaires sur le K-module A, et l’on a
(4)
TrM(a)=i=1∑nmii(a)
(5)
NM(a)=det(mij(a))
(6)
PcM(a;X)=det(δijX−mij(a)).
Il résulte de III, p. 107, formule (50), que l’on a
(7)
PcM(a;X)=Xn+c1Xn−1+⋯+cn
avec
(8)
c1=−TrM(a),cn=(−1)nNM(a).
Pour λ∈K, on a
(9)
TrM(λ)=n.λ,NM(λ)=λn,PcM(λ;X)=(X−λ)n.
Soit K′ une K-algèbre commutative. Posons M′=K′⊗KM et A′=K′⊗KA, de sorte que M′ est muni d’une structure de A′-module (III, p. 40, Exemple 2). En tant que K′-module, M′ admet la base formée des 1⊗ei (1≤i≤n) et la matrice de aM par rapport à (ei) est égale à la matrice de (1⊗a)M′ par rapport à (ei′). On a donc
(12)
TrM′(1⊗a)=TrM(a).1,NM′(1⊗a)=NM(a).1
PcM′(1⊗a;X)=PcM(a;X).1
pour tout a∈A, où 1 désigne l’élément unité de K′. Si l’on prend en particulier K′=K[X], on a
(13)PcM/K(a;X)=NM[X]/K[X](X−a).
2. Propriétés des traces et normes relatives à un module
Si M et M′ sont deux A-modules isomorphes, ayant des bases finies sur K, on a, pour tout a∈A
car si f est un isomorphisme de M sur M′, la matrice de aM par rapport à une base B de M sur K est la même que la matrice de aM par rapport à la base f(B) de M′.
Proposition 1
Soit M=M0⊃M1⊃…⊃Mr={0} une suite décroissante de sous-modules d’un A-module M, telle que chacun des K-modules Pi=Mi−1/Mi (1≤i≤r) admette une base finie. Alors le K-module M admet une base finie et l’on a*
TrM(a)=i=1∑rTrPi(a),NM(a)=i=1∏rNPi(a)
(15)PcM(a;X)=i=1∏rPcPi(a;X).
Soit Bi′ une base de Pi sur K; alors un système de représentants Bi de Bi′ (mod. Mi) est une base d’un supplémentaire du K-module Mi dans le K-module Mi−1 (II, p. 27, prop. 21). La réunion B des Bi (1≤i≤r) est une base de M sur K. Soit Xii la matrice de l’endomorphisme aPi par rapport à la base Bi′. Il est immédiat que la matrice de aM par rapport à la base B est de la forme
et la proposition résulte des formules (4), (5) et (6) de III, p. 108 et de la formule (31) de III, p. 101.
Proposition 2
Soient A,A′ deux K-algèbres, M un A-module et M′ un A′-module. On suppose que M et M′ sont des K-modules libres de dimensions respectives n et n′, et on considère M⊗KM′ comme un (A⊗KA′)-module (III, p. 40, Exemple 2). Alors, pour a∈A et a′∈A1, on a*
(16)TrM⊗M′(a⊗a′)=TrM(a)TrM′(a′)
(17) NM⊗M′(a⊗a′)=(NM(a))n′(NM′(a′))n.
En effet, la formule (16) résulte de II, p. 80, formule (26) et la formule (17) de III, p. 101, formule (33).
3. Norme et trace dans un algèbre
Définition 2
Soit A une K-algèbre qui soit un K-module libre de dimension finie. Pour tout élément a∈A, on appelle trace (resp. norme,1 resp. polynôme caractéristique) de a relativement à A et à K la trace (resp. le déterminant, resp. le polynôme caractéristique) de l’endomorphisme x↦ax du K-module A.
On note TrA/K(a), NA/K(a) et PcA/K(a;X) la trace, la norme et le polynôme caractéristique de a∈A relativement à A et K; on omet K (et même A) dans ces notations lorsqu’il n’y a pas risque de confusion. On notera que la trace (resp. la norme, le polynôme caractéristique) de a∈A n’est autre que la trace (resp. la norme, le polynôme caractéristique) de a relativement au A-module As.
Supposons que A soit le produit A1×A2×⋯×Am d’un nombre fini d’algèbres qui soient des K-modules libres de dimensions finies sur K. Utilisant la remarque précédente et la prop. 1 de III, p. 109, on a, pour tout élément a=(a1,…,am)∈A
De même, la prop. 2 de III, p. 109 montre que si A et A′ sont deux algèbres qui soient des K-modules libres de dimensions finies n,n′ respectivement sur K, on a, pour a∈A,a′∈A′,
TrA⊗A′(a⊗a′)=TrA(a)TrA′(a′)
NA⊗A′(a⊗a′)=(NA(a))n′(NA′(a′))n.
Enfin, soient A une algèbre qui soit un K-module libre de dimension finie sur K, h un homomorphisme de K dans un anneau commutatif K′, A′=A(K′), la K′-algèbre déduite de A par extension des scalaires au moyen de h. Il résulte de la formule (12) de III, p. 108 que, pour tout a∈A, on a
1 On ne confondra pas cette notion avec la notion de norme dans une algèbre sur un corps valué (TG, IX, § 3, no 7).
h étant l’homomorphisme K[X] → K'[X] déduit de h. En particulier, pour K' = K[X], on a, en posant A[X] = A ⊗_K K[X],
PcA/K(a;X)=NA[X]/K[X](X−a).
Plus généralement, si K' est une K-algèbre commutative et A' = A ⊗_K K', on a, pour tout x ∈ A',
PcA/K(a;x)=NA′/K′(x−a).
Exemple 1
Soient A une algèbre quadratique sur K de type (\alpha, \beta), (e_1, e_2) une base de type (\alpha, \beta) (III, p. 12 et 13). Pour x = \xi e_1 + \eta e_2, on a Tr_{A/K}(x) = 2\xi + \beta\eta et N_{A/K}(x) = \xi^2 + \beta\xi\eta - \alpha\eta^2; ces fonctions sont donc identiques à la trace et à la norme cayleyennes de x (III, p. 14 et p. 15).
Exemple 2
Soit A une algèbre de quaternions sur K. Un calcul direct permet de vérifier que l’on a Tr_{A/K}(x) = 2 T(x) et N_{A/K}(x) = (N(x))^2, où T et N sont la trace et la norme cayleyennes (III, p. 15).
Exemple 3
Soit A = M_n(K), et rangeons la base canonique (E_{ij}) de A (II, p. 142) dans l’ordre lexicographique. On voit alors aussitôt que pour toute matrice X = \sum_{i,j} \xi_{ij} E_{ij}, la matrice (d’ordre n^2) de l’endomorphisme Y \to XY a la forme
X0…00X…0…………00…X
d’où Tr_{A/K}(X) = n \cdot \mathrm{Tr}(X) et N_{A/K}(X) = (\det(X))^n.
4. Propriétés des normes et traces dans une algèbre
Proposition 3
Soit A une K-algèbre admettant une base finie. Pour qu’un élément a \in A soit inversible, il faut et il suffit que sa norme N_{A/K}(a) soit inversible dans K.
Si a admet un inverse a' dans A, on a
NA/K(a)NA/K(a′)=NA/K(aa′)=NA/K(1)=1
d’après la formule (3) de III, p. 108. Réciproquement, si N_{A/K}(a) est inversible, l’endomorphisme h : x \mapsto ax est bijectif (III, p. 91, th. 1). Il existe donc a' \in A tel que aa' = 1 ; on a alors h(a′a−1)=aa′a−a=(aa′−1)a=0, d’où a′a=1 puisque h est injectif. Donc a' est l’inverse de a.
Proposition 4
Soit A une K-algèbre admettant une base finie. Pour tout a \in A, on a
PcA/K(a;a)=0.
Cela résulte immédiatement du th. de Hamilton-Cayley (III, p. 107, prop. 20).
Proposition 5
Soient A une K-algèbre, m un idéal bilatère de A. On suppose que A_0 = A/m est un K-module libre de dimension finie n, qu’il existe un entier r > 0 tel que m^r = \{0\}, et que m^{i-1}/m^i est un A_0-module libre de dimension finie s_i pour 1 \leq i \leq r.
Posons s=s1+⋯+sr et pour tout a∈A, notons a0 la classe de a mod. m. Alors A est un K-module libre de dimension ns, et pour tout a∈A, on a
En vertu de II, p. 31, prop. 25, mi−1/mi est un K-module libre de dimension nsi. On peut donc appliquer la prop. 1 de III, p. 109 avec Pi=mi−1/mi; cela montre en premier lieu que A est un K-module libre de dimension n(s1+⋯+sr)=ns. En outre, l’hypothèse entraîne que le A-module Pi est isomorphe à une somme directe de si sous-modules isomorphes au A-module A0; en vertu de la prop. 1 de III, p. 109, on a donc NPi(a)=NA0(a)si; finalement, on a donc
NA(a)=NA0(a)s.
Dans cette formule, NA0(a) est défini en considérant A0 comme A-module à gauche, et il est égal au déterminant de l’application K-linéaire x↦ax de A0 dans lui-même; mais comme ax=a0x pour x∈A0, on a NA0(a)=NA0(a0), ce qui achève de prouver la formule (23) relative à la norme. Les deux autres se démontrent de façon analogue.
Proposition 6
Soient A une K-algèbre commutative admettant une base finie sur K, V un A-module admettant une base finie sur A. Alors V admet une base finie sur K, et pour tout A-endomorphisme u de V, si uK est l’application u considérée comme K-endomorphisme de V on a
Soient (ai)1≤i≤m une base de A sur K, (ej)1≤j≤n une base de V sur A; alors (aiej) est une base de V sur K (II, p. 31, prop. 25). D’autre part la troisième des formules (24) se déduit de la seconde appliquée à l’endomorphisme X−uˉ du A[X]-module A[X]⊗AV (III, p. 106). Il suffira donc de démontrer les deux premières formules (24). Nous établirons d’abord le lemme suivant:
Lemme 1
Soient Xij (1≤i≤n,1≤j≤n) n2 indéterminées, X la matrice carrée (Xij) d’ordre n, D(X11,…,Xnn)∈Z[X11,…,Xnn] le déterminant det(X). Soient d’autre part A un anneau commutatif, Mij (1≤i≤n,1≤j≤n) n2 matrices carrées d’ordre m sur A, deux à deux permutables, et M la matrice carrée d’ordre mn sur A qui se met sous la forme d’une matrice carrée de matrices (II, p. 152)
Alors le déterminant de M est égal au déterminant de la matrice carrée D(M11,…,Mnn) d’ordre m.
Nous procéderons par récurrence sur n, les cas n=0 et n=1 étant triviaux. Soient Z un nouvelle indéterminée, et Nij la matrice Mij+δijZIm (δij indice de Kronecker). Si Dij(X11,…,Xnn) est le cofacteur de Xij dans la matrice X (III, p. 99), on a
i=1∑nXjiDki(X11,…,Xnn)=δjkD(X11,…,Xnn)
(III, p. 99, formule (28)). Posons Nij′=Dij(N11,…,Nnn), qui est une matrice carrée d’ordre m sur A[Z], et considérons le produit N.U où
En effectuant ce produit par blocs (II, p. 148) et utilisant les formules (25), il vient
N.U=P0⋯0N12N22⋯Nn2⋯⋯⋯⋯N1nN2n⋯Nnn
où on a posé P=D(N11,…,Nnn). Soit
Q=N22⋯Nn2⋯⋯⋯N2n⋯Nnn
qui est une matrice d’ordre m(n−1); on a (III, p. 101, formule (31)) (detN)(detU)=(detP)(detQ) et detU=detN11′. Mais d’après l’hypothèse de récurrence, on a detQ=det(D11(N11,…,Nnn))=detN11′, et en vertu de la définition des Nij, il est clair que detQ est un polynôme de A[Z], de degré m(n−1), dont le terme en Zm(n−1) a pour coefficient 1 ; on en déduit aussitôt que detQ n’est pas diviseur de zéro dans l’algèbre graduée A[Z]. On en conclut donc que detN=det(D(N11,…,Nnn)) dans A[Z]; si on substitue 0 à Z dans ces polynômes, il vient detM=det(D(M11,…,Mnn)).
Ce lemme étant démontré, le K-module V est somme directe des K-modules Aej (1≤j≤n); posons u(ej)=∑k=1ncjkek. Pour tout élément xej∈Aej, avec x∈A, la composante de u(xej) dans Aek est xcjkek; on en conclut que la matrice de uK par rapport à la base (aiej) du K-module V se met sous forme d’une matrice carrée de matrices (Mjk), où Mjk est la matrice de l’application K-linéaire xej↦xcjkek de Aej dans Aek, par rapport aux bases (aiej)1≤i≤m et (aiek)1≤i≤m de ces deux K-modules (II, p. 147). Si pour tout t∈A, on note M(t) la matrice, pour rapport à la base (ai)1≤i≤m de A sur K, de l’endomorphisme x↦xt de A, on a Mjk=M(cjk); comme t↦M(t) est un homomorphisme d’anneaux les matrices Mjk sont deux à deux permutables. On a donc detuK=det(D(M11,…,Mnn)) en vertu du lemme 1. Mais comme t↦M(t) est un homomorphisme d’anneaux, D(M11,…,Mnn) est la matrice du K-endomorphisme x↦x.det(cjk) de A par rapport à la base (ai); par définition son déterminant est donc NA/K(det(u)), ce qui prouve la seconde formule (24). D’autre part, on a Tr(uK)=∑j=1nTr(Mjj)=∑j=1nTrA/K(cjj)=TrA/K(∑j=1ncjj)=TrA/K(Tr(u)), et la prop. 6 est ainsi complètement démontrée.
Corollaire
Soient A une K-algèbre commutative admettant une base finie sur K, B une A-algèbre admettant une base finie sur A. Alors B admet une base finie sur K, et pour tout b∈B, on a (« formules de transitivité »)
Cela résulte immédiatement de la prop. 6, où l’on fait V=B et u(x)=bx.
Remarque
Supposons que l’homomorphisme λ↦λ.1 de K dans A soit injectif, et identifions K à son image dans A; supposons que A admette une base finie (ei)1≤i≤n en tant que K-module. Soit s un automorphisme de A tel que s(K)=K. Soit a un élément de A; on a, par transport de structure,
TrA/K(s(a))=s(TrA/K(a))
NA/K(s(a))=s(NA/K(a)).
\* Considérons par ailleurs une dérivation D de A (III, p. 118) telle que D(K)⊂K, et posons D(ei)=∑j=1nejμji avec μji∈K; posons
avec vji=D(λji)+∑k=1n(μjklλki−λjklμki). Comme ∑i,k(μikλki−λikμki)=0, on a donc TrA/K(D(a))=∑i=1nD(λii), autrement dit
TrA/K(D(a))=D(TrA/K(a)).∗
5. Discriminant d’une algèbre
Définition 3
Soit A une K-algèbre admettant une base finie de n éléments. On appelle discriminant d’une suite (x1,…,xn) de n éléments de A, par rapport à K, et l’on note DA/K(x1,…,xn) le déterminant de la matrice carrée (TrA/K(xixj))1≤i≤n,1≤j≤n.
Considérons d’abord une base (ei)1≤i≤n de A sur K, et posons
eiej=k=1∑ncijlekavec cijl∈K.
On a donc TrA/K(ei):=∑s=1nciss, d’où TrA/K(eiej)=∑k,scijkckss, et par suite
Soient maintenant (xi)1≤i≤n, (xi′)1≤i≤n deux suites de n éléments de A, et supposons qu’il existe une matrice carrée d’ordre n, M=(mij) à coefficients dans K, telle que xi=∑j=1nmijxj′ pour 1≤i≤n. Posons
On a TrA/K(xixj)=∑p,qmipmjqTrA/K(xp′xq′), d’où T=M.T.tM; la règle de multiplication des déterminants donne donc
detT=detM.detT′.dettM=(detM)2detT′
d’où finalement
DA/K(x1,…,xn)=(detM)2DA/K(x1′,…,xn′).
La formule précédente montre en particulier que les discriminants de deux bases de A sur K diffèrent par multiplication par le carré d’un élément inversible de K, et engendrent donc le même idéal (principal) de K. Cet idéal ΔA/K s’appelle l’idéal discriminant de A sur K; en vertu de la formule (32), le discriminant de toute suite de n éléments de A appartient à ΔA/K. On notera que deux suites de n éléments de A qui ne diffèrent que par l’ordre des termes ont même discriminant, car le déterminant d’une matrice de permutation est égal à ±1.
Exemple 1
Si A est une algèbre quadratique de type (α,β) sur K, on a (avec les notations de III, p. 12) Tr(e1)=2,Tr(e2)=β,Tr(e22)=αTr(e1)+βTr(e2)=2α+β2, d’où DA/K(e1,e2)=β2+4α.
Exemple 2
Soit A=K[X]/K[X]P, où P(X)=X3+pX+q, de sorte que si x est l’image de X dans A, 1,x,x2 forment une base de A sur K et x3=−px−q. On voit aussitôt que Tr(1)=3,Tr(x)=0,Tr(x2)=−2p, et en tenant compte de la relation x3=−px−q,Tr(x3)=−3q et Tr(x4)=2p2, d’où facilement DA/K(1,x,x2)=−4p3−27q2.
Exemple 3
Soit A une algèbre de quaternions de type (α,β,γ) sur K, (1,i,j,k) une base de A de type (α,β,γ); compte tenu de III, p. 18, formule (30), on trouve aisément Tr(1)=4,Tr(i)=2β,Tr(j)=Tr(k)=0, puis
DA/K(1,i,j,k)=−16γ2(β2+4α)2.
Exemple 4
Soit A=Mn(K), et considérons la base canonique (Eij)1≤i≤n,1≤j≤n de A sur K (II, p. 142). Il est immédiat que TrA/K(Eij)=0 si j=i et TrA/K(Eii)=n pour tout i; on en déduit sans peine que la matrice (Tr(EijEhk)) d’ordre n2 est de la forme n.P, où P est une matrice de permutation, d’où DA/K((Eij))=±nn2.