Algèbre, IV, p. 89
Soient k un anneau commutatif et E un k-module. a) Montrer qu’il existe un homomorphisme g de l’algèbre Γ(E) (exerc. 2) dans l’algèbre TS(E) des tenseurs symétriques sur E (IV, p. 41) et un seul tel que
(g∘γp)(x)=x⊗x⊗…⊗x(p facteurs x),
quels que soient x∈E et p∈N. Montrer que si E est un k-module libre ayant pour base (ei)i∈I, alors g est un isomorphisme de bigèbres graduées (cf. exerc. 3 et IV, p. 48) et les éléments
γα=i∏γα(i)(ei), ouˋ α∈N(I),
forment une base de Γ(E).
b) Soit ξ une application de [1,n] dans N et soit p=∑i=1nξ(i). Montrer que pour toute suite x1,x2,…,xn d’éléments de E, l’image de γξ(1)(x1)…γξ(n)(xn) par g est ∑φxφ(1)⊗…⊗xφ(p)
où φ parcourt l’ensemble des applications de [1,p] dans [1,n] telles que Card φ−1(i)=ξ(i) pour tout i∈[1,n] (cf. IV, p. 43, prop. 3).
c) Soit f l’application de ⊗pE dans Γp(E) définie par f(x1⊗…⊗xp)=γ1(x1)…γ1(xp)
quels que soient x1,…,xp∈E. Montrer que pour tout tenseur t∈⊗pE, alors (g∘f)(t) est le symétrisé de t. Montrer que pour tout u∈Γp(E), on a (f∘g)(u)=p!⋅u.