Exercice 25, § 1
Algèbre, VI, p. 32
Bourbaki marks this one as harder than the rest.
Soit I le monoïde semi-réticulé des idéaux d’un anneau commutatif A (exerc. 24). Pour qu’un système de congruences en nombre fini admette une solution chaque fois que deux quelconques d’entre elles ont une solution commune (c’est-à-dire que l’on a
pour tout couple d’indices ), il faut et il suffit que, dans I, chacune des lois
soit distributive par rapport à l’autre (« théorème chinois »). On pourra procéder de la façon suivante : a) Si l’on a et si deux quelconques des trois congruences () admettent une solution commune, alors les trois congruences ont une solution commune (soit une solution commune de et , une solution commune de et ; montrer que les congruences et ont une solution commune). b) Si tout système de trois congruences, telles que deux quelconques d’entre elles aient une solution commune, admet une solution commune, montrer qu’on a les formules de distributivité
(Pour la première, remarquer que pour tout , il existe tel que et ; pour la seconde, remarquer que, pour tout , il existe tel que .) On notera que, en vertu de a) et b), la seconde formule de distributivité entraîne la première (cf. E, III, p. 72, exerc. 16). c) Démontrer le « théorème chinois » par récurrence sur le nombre des congruences considérées, par une méthode analogue à celle de a). d) \ Traduction dans le cas des anneaux principaux. \*
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